Seul face à l'adversité personnifiée

2055 Words
Il était encore en train de cogiter lorsqu’il a la sensation de ne pas être seul dans son espace. Doucement, il se baisse pour ramasser une pierre. Puis, il se met debout, prêt à se défendre. C’est alors qu’il aperçoit une ombre à l’entrée de son antre. Gaius : « qui est là ? » Mais personne ne répond. Il avance vers l’entrée tout en fixant l’ombre qui a attiré son attention. Il marche tout en se tenant sur ses gardes, serrant la pierre entre les mains. Il arrive finalement à la sortie, mais se rend compte que l’ombre ne fait qu’imiter la forme d’un être humain. Tout à coup, il se retourne brusquement et, esquive une attaque de couteau, il manque de se faire trancher le front. En réalité, son assaillant se trouvait déjà à l’intérieur et attendait le bon moment pour disséquer sa victime. Le délinquant est armé d’un couperet dont les deux côtés sont tranchants. Gaius a juste le temps de voir venir son agresseur qui ne lui laisse aucune seconde de répit et attaque à outrance. Il tente une deuxième attaque en cherchant le ventre, mais Gaius esquive en effectuant un saut en arrière. Puis, il feinte un coup de poing que Gaius voit venir, puis attaque immédiatement avec son couperet en ciblant la gorge. Mais Gaius lance sa pierre qui atterrit en plein sur le visage du garçon. Celui-ci recule de quelques pas, secoué par le coup reçu. Puis, il lance son couperet en direction de Gaius. Celui-ci se baisse immédiatement, manquant de peu de se faire embrocher. Le couperet continue sa course et va se loger dans le mur en bois qui se trouve derrière Gaius. Délinquant : « j’avoue que tu es loin d’être une cible facile, mais tu ne vas pas continuer d’échapper à tout incessamment » Gaius : « je suis né sous une bonne étoile. Je suis quand même assez surpris, je le reconnais » L’agresseur fonce sur Gaius avec une vitesse étonnante, l’attrape et tente de le faire tomber. Mais Gaius ne se laisse pas faire et résiste de toutes ses forces. Les deux garçons échangent copieusement des coups de poing. Finalement, l’agresseur prend l’avantage et parvient à faire tomber Gaius. Ensuite, il réussit à retirer son couperet du mur. Cependant, Gaius se relève très rapidement. Lorsque le délinquant se retourne, il reçoit aussitôt un coup de poing en plein sur le visage et réagit immédiatement en faisant tournoyer sa lame. Gaius recule pour esquiver mais se fait tout de même effleurer la joue par la lame du couperet. Délinquant : « tu ne vas pas passer la nuit, mec » Cette fois-ci, Gaius ne répond plus. L’agresseur observe les deux mains de son adversaire. Il constate que Gaius a les deux paumes de main fermées. Il avance, prêt à se servir de son couperet. Mais Gaius ouvre l’une des paumes, dévoilant ainsi de la terre qu’il a préalablement ramassée lorsqu’il est tombé tout à l’heure. Son adversaire, qui avançait, garde ses distances. Il craint de se faire surprendre par Gaius. Mais ce dernier lance dans les airs la quantité de terre qu’il avait dans les mains. Son adversaire l’observe avec énormément de prudence. Gaius avance soudain vers le délinquant, à la grande surprise de celui-ci. L’agresseur tend son couperet en direction de Gaius. Délinquant : « mec, tu veux vraiment mourir, toi » Gaius : « ce n’est pas ce qui me fait le plus peur. Mais ce que je crains le plus, c’est de vivre inutilement » Délinquant : « eh bien, soit ! » L’agresseur s’apprête à lancer une nouvelle fois son couperet en direction de Gaius. A cette distance, il est quasiment impossible qu’il rate son coup. Mais, alors qu’il se prépare à effectuer son lancer, quelque chose le chiffonne. Délinquant (stupéfait) : « la terre que tu as lancée n’est pas encore retombée. Comment cela se fait-il ? » Gaius éclate de rire. Au même moment, des gouttelettes d’eau commencent à tomber par terre. Au départ, l’assaillant croit à de la pluie, mais il se ravise lorsqu’il se rend compte que les gouttes d’eau ne tombent que dans l’antre de Gaius. Gaius (amusée) : « je crois que je vais m’amuser » Délinquant : « quelle sorcellerie as-tu encore orchestré ? » L’agresseur se met à trembler sur place, le couperet à la main. Il observe Gaius qui, visiblement, semble très confiant quant à l’issue du combat. Une goutte d’eau tombe sur le front du délinquant, traverse l’arcade sourcilière et entre dans l’œil gauche. Par réflexe, il ferme rapidement les deux yeux et les rouvre tout de suite après. Mais au moment où il est ouvre, Gaius semble avoir disparu sous ses yeux. Pourtant, il n’a fait que cligner des yeux. Surpris, il regarde fixement devant lui, puis à gauche et à droite, mais personne. Il serre le couperet entre ses mains et effectue quelques pas en avant. Délinquant : « tu crois que tu vas te cacher encore longtemps, tu ne peux pas te cacher, pas dans ce quartier » Il se retourne brusquement pour regarder derrière lui, ensuite il effectue une attaque à l’aveuglette au cas où un adversaire se faufilerait derrière lui, mais il est tout seul. Il se retourne de nouveau. Délinquant (à haute voix) : « la voie est libre, il s’est… » Il est encore en train de parler lorsque Gaius apparait immédiatement derrière lui, il est loin de s’en apercevoir. Les yeux pleins de colère, Gaius lui assène un coup de coude sur la nuque, assommant son adversaire du même coup. Celui-ci s’effondre, laissant tomber son couperet. Les gouttelettes d’eau cessent de tomber du toit. Gaius pense : (je crois qu’il n’est pas bon pour moi, de manquer de vigilance à ce point. J’ai bien failli le payer cher, moi. Il faut que je me crée un groupe et surtout que je me forge une réputation en utilisant tout ce que je sais, et ce que j’ai appris). Gaius traverse le corps inerte de son agresseur et se dirige vers le couperet. Au moment où il se courbe pour le ramasser, il aperçoit une autre ombre. Aussitôt, il se relève et se retourne pour regarder derrière lui. Grosse erreur, parce que son assaillant profite de ce manque d’attention pour lui faire passer une corde autour du cou. Gaius réagit mais il est trop tard, il est en situation d’étranglement et il est la victime. Il tente de se défaire de l’attaque, mais le deuxième assaillant semble bien parti pour réussir son forfait. Gaius effectue plusieurs tentatives de dégagement, mais n’y arrive pas. Lentement, il perd ses forces, ses yeux se referment petit à petit. C’est alors qu’il entend un bruit brusque accompagné d’un relâchement soudain de la prise d’étranglement. Il retombe sur ses genoux. Il en profite pour inspirer assez fort pour regagner en oxygène. Tout à coup, il entend un grand bruit près de lui. Lorsqu’il tourne la tête, il aperçoit qu’il s’agit du corps de celui qui a bien failli le tuer il y a quelques secondes. Un détail attire l’attention de Gaius, la tempe du deuxième assaillant est complètement transpercée par une dague. Il prend peur et se relève immédiatement tout en poussant un grand cri. Pendant son mouvement, il se rend compte qu’Aurélie se trouve là. C’est elle qui vient lui sauver la vie. Elle observe Gaius et s’avance vers le cadavre du deuxième agresseur. Elle pose son pied sur la tête du macchabée et, d’un coup, arrache son canif qui était planté dans la tempe. Gaius la regarde avec un soupçon d’effroi. Gaius : « je te remercie pour ton aide » Aurélie : « il n’y pas de quoi, mec. Jusque-là tu t’étais bien débrouillé » Gaius (la regarde ranger son canif) : « tu es vraiment capable de tout, toi » Aurélie : « lorsque c’est nécessaire, il le faut. Je n’allais pas le laisser te trucider, surtout qu’ils n’ont pas l’air de connaitre ce milieu » Gaius : « qu’est-ce que tu me racontes ? » Aurélie : « comment ces gars ont-ils pu connaitre ta maison aussi vite ? C’est clair qu’on la leur a indiquée » Gaius : « ce qui signifie que je suis visé par quelqu’un » Aurélie : « et je ne suis pas surprise, j’ai ma petite idée sur la personne, tu peux me croire. Tu as pu tuer l’autre ? » Gaius : « non, juste assommer » Aurélie : « c’est encore mieux. Quelqu’un t’a déclaré la guerre. J’espère que tu ne resteras pas là sans réagir. La prochaine fois pourrait bien être la dernière » Gaius : « j’en suis conscient, figure-toi. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi m’attaquer de la sorte » Aurélie (montrant du doigt le délinquant inconscient) : « commence par l’interroger et tu sauras peut-être qui c’est ou alors, tu pourrais avoir un début de piste » Gaius : « j’ai besoin que tu m’aides, si cela ne te dérange pas, c’est la deuxième fois que tu me sors d’un coup comme celui-ci et je voudrai bien que tu sois là » Aurélie : « cela va te coûter de la nourriture. J’ai une faim de loup et d’après ce que j’ai pu constater, tu n’es pas vraiment en manque, côté nourriture » Gaius : « dans ce cas, marché conclu, tu pourras te faire plaisir avec ce que j’ai » Aurélie : « tant mieux. Je te suggère de l’attacher tout de même » Gaius (observe le délinquant inconscient) : « j’ai comme l’impression que je vais m’amuser un peu » Gaius se dirige vers un coin de son espace et revient avec une chaîne. Ce qui ravie Aurélie qui, visiblement, ne s’y attendait pas. Aurélie : « tu peux me dire exactement ce que tu n’as pas dans cet endroit » Gaius : « je ne sais pas de quoi tu parles » Aurélie (saisit le délinquant par les bras) : « je crois qu’il vaut mieux l’attacher tout de suite avant qu’il ne cherche à s’enfuir à son réveil. Pendant que tu l’interrogeras, je vais m’offrir un petit en-cas » Gaius : « je vois que tu as déjà planifié ton dîner ! » Gaius ligote les poignets du délinquant et le place en position assise. Il prend un gobelet et y verse un peu d’eau tandis qu’Aurélie fouille le sac du supermarché. Elle se sert un peu de quoi se nourrir et se tient à l’entrée pour déguster sa pitance. Gaius revient vers son nouveau prisonnier et le réveille en lui versant violemment de l’eau froide sur le visage. L’assaillant se réveille aussitôt, mais découvre aussi qu’il est ligoté. Gaius se tient devant lui pour l’interroger. Aurélie arrête momentanément son repas et, sous les yeux du larron qui vient de se réveiller, saisit le cadavre du second délinquant par les jambes et le déplace jusqu’à la sortie. Puis, elle prend la direction qui mène vers une benne à ordures située à une centaine de mètres. Il se fait tard et peu de gens osent s’aventurer dans cette zone dans la nuit par peur de se faire dépouiller par des voyous. Après avoir vu cela, l’autre qui est attaché commence à avoir des sueurs froides devant Gaius qui tient entre ses mains le couperet qui a changé de propriétaire. La conversation commence. Gaius : « qui es-tu ? » Délinquant : « écoute, il vaut mieux pour toi que tu me laisses partir » Gaius (brandit le couperet sous les yeux de son prisonnier) : « je te repose la question une dernière fois, qui es-tu ? » Délinquant : « tu ne sais pas à qui tu as à faire, mec. Tu ferais mieux de me laisser partir » Gaius : « pour que tu reviennes avec d’autres imbéciles dans ton genre pour terminer votre travail…oui, bien-sûr. Je crois que je vais te tuer, cela me sera plus avantageux » Délinquant (éclate de rire) : « tu crois vraiment que tu me fais peur ? Tu pouvais me tuer et tu ne l’as pas fait, tu as besoin que je te donne des informations sur celui qui m’a envoyé te faire la peau » Gaius (sourit) : « donc, tu n’es qu’un commis »
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