chapitre 1
Espèce de dévergondée, salle pute, va-t-en! Que je te revois plus trainer par là.
En jettant mes valises hors de la maison, Valdez me mettait à la porte avec notre fille. Je revivais le scénario de ma vie qui passait juste là devant moi.
Je n’étais encore qu’une jeune fille d’à peine 17 ans quand j’ai rencontré Valdez. Il me courait après quand j’étais au lycée. Plusieurs fois, j’ai repoussé ses avances, mais malheureuse- ment sans succès. J’étais en classe de terminale et j’étais plutôt brillante en classe. Comment je suis tombée amoureuse de ce mec qui au début n’avait aucun effet autre sur moi que l’irritation? Malgré sa beauté et la galanterie dont il faisait preuve, je ne pouvais l’aimer. Je me demande bien pourquoi. En fait voilà comment nous nous sommes rencontrés tous les deux. Je rentrais de l’école- comme d’habitude- avec Lucy ma BFF, quand d’un coup un garçon surgit près de moi. > Me dis je intérieurement.
Il nous salua, puis s’adressa directement à moi. - Vas y droit au but, je n’ai pas tout le temps devant moi
- Ok ça fait un bout de temps que je t’observe et je suis vraiment attiré par toi.
- Ok et je suis sensée dire quoi là?
- Je ne sais pas si tu pourrais accepter qu’on sorte ensemble juste une chance s’il te plaît.
- Bon ok t’as fini? Parce que mes parents m’attendent à présent.
- Mais....>>
Je m’en étais allée déjà pendant qu’il parlait encore. Je m’attendais à un franc reproche de la part de Lucy, comme à l’accoutumé, mais non elle m’a plutôt félicité pour les cinq minutes et pour l’avoir laissé partir sans toutefois l’insulter. Cela me surprenait moi même, cinq minutes, de succroît sans injures waouh!
- Vraiment je te félicite tu as fait d’énormes progrès
- T’as raison. Allons y!
- Tiens et où ça?
- Bah célébrer quelle question!
- Je ne te comprend pas
- Avance on va fêter ça dans nos cahiers
- J’aurais dû m’en douter
- Tu t’attendais à quoi? A des bouteilles de vin? Mince tu m’ignores encore? Depêche toi
- Ok demain on a interro de philosophie
- Ouais et j’ai encore quelques points à éclaircir>>
Notons que Lucy et moi sommes inséparables. Elle est comme une soeur pour moi. Je dirais même ma jumelle. Quelle que soit la situation, nous avions presque toujours le même avis. Oui, presque, car moi par exemple, contrairement à Lucy, j’étais pas mais alors là pas du tout d’accord avec les amours de lycée. La seule chose qui m’importait était l’école. J’avais même fini par être nommée par mes camarades "Gens Ecole". C’était là le seul point qui nous differenciait. J’avais le droit de dormir chez elle autant de fois que je le voudrais, mes parents et les siens n’y trouvaient aucun inconvenient. De même, Lucy pouvait passer le temps qu’elle aimerait chez moi. C’était comme une deuxième maison et on s’en rejouissait bien.
Revenant à Valdez, quelques deux à trois jours après la rencontre, je le revis à mon retour du marché. Une autre conversation très courte: >Et moi de répondre:>. J’avais à peine fini ma phrase que mes pieds allaient déjà plus vite que moi. J’en avais assez de l’écouter. Certes il n’avait pas fini de parler, mais j’avais fini de l’écouter.
Le temps passe et les examens officiels approchent. Pire encore, je suis en terminale, cela suppose que je compose dans trois semaines. Je ne stresse pas pour l’examen, mais plutôt pour les relevés vu que Lucy et moi nous avions toujours eu la même moyenne à l’école, on s’était donné le défi de se battre cette fois ci, et je ne comptais pas perdre. Pendant tout ce temps je ne revois plus mon bourreau. M’a-t-il enfin lachée? Si c’est le cas tant mieux j’en devenait déjà folle.
Désormais, on attend plus que les résultats. Et pensant à ceux ci, je reçois un texto qui me signale qu’ils sont disponibles. Je ne perd pas la moindre seconde et je passe le texto à ma BFF que je retrouve devant le portail de notre centre d’examen.
>
J’espère que le choc ne durera pas.
Voilà une semaine passée depuis les résultats et ma bestie me rejoint chez moi, histoire de papoter. C’est ainsi qu’elle m’annonça une nouvelle qui allait changer ma vie. Mais moi même je ne le savais pas. Personne de nous deux ne le savait d’ailleurs. << Ikiiii Johi je t’ai me dit?
- Certainement pas. Allez, vas y crache ke morceau.
- Tu sais on organise une fête chez Uriel. On a l’intention de célébrer le diplome et aucune absence ne sera tolerée.