XCet après-midi-là, Martold avait accompagné à Toulon sa fille aînée qui devait y rencontrer une de ses amies d’enfance. Lui-même avait donné rendez-vous, dans un des hôtels de la ville, à une jeune Bavaroise qui plus d’une fois, lui avait procuré d’utiles renseignements. À cette occasion, il redevenait Belvayre, et, avec son habileté coutumière, changeait rapidement quelques détails de sa tenue, dans l’automobile qu’il avait prise en quittant sa fille, pour se rendre à ce rendez-vous. Pas un instant, au cours de cet après-midi, Martold n’eut une inquiétude particulière au sujet de sa fille. Il l’avait laissée un peu mieux portante, du moins en apparence, car il ne se doutait pas que ce mieux factice avait été obtenu à l’aide d’un excitant. Et, pas davantage, Mme de Soltken ne se tourment

