IXOrietta, en revoyant Luigi au retour de son voyage, n’avait plus retrouvé chez lui cette physionomie froide et fermée qui, un moment, l’avait si péniblement impressionnée... Néanmoins, une ombre continuait d’exister entre eux. Près de son mari, très amoureux toujours, la jeune femme avait parfois un frisson de malaise ou de crainte. Et lui, à qui rien de tout cela n’échappait, devenait alors soucieux, un peu sombre. Bianca, de son côté, demeurait triste, depuis qu’elle avait aperçu Adda et reçu la dure admonestation de son frère. Orietta avait essayé de lui parler au sujet de la jeune comtesse Martold ; mais Mlle Mancelli avait répondu : – Luigi désire qu’il ne soit plus question de cette famille. Adda fut bonne pour moi, c’est tout ce que je puis vous dire, ma chère Orietta. Agnese n

