IICes jours de fiançailles avaient passé comme un rêve pour Orietta... Luigi était venu fréquemment la voir, de Monteyrac, et l’avait emmenée deux fois avec sa mère et son aïeul au vieux logis dont elle serait bientôt la châtelaine. Pour elle, il dépouillait son air de froide indifférence, et dévoilait une âme passionnée, longtemps occupée du seul but de vengeance, de haine implacable, de justice inflexible qu’avait mis devant ses yeux, dès l’enfance, l’homme énigmatique dont il était le continuateur. De son côté, le cœur ardent d’Orietta se donnait tout entier à celui qu’elle aimait. Si, parfois encore, elle éprouvait un peu de crainte, de malaise, près de ce fiancé qu’elle savait être une puissante et mystérieuse personnalité, ce sentiment s’évanouissait devant un regard amoureux des ye

