IIIC’était dans la villa du Silence, située à quelques kilomètres de Saint-Tropez, que Luigi et Orietta passaient leur lune de miel. En ces jours d’été, les merveilleux jardins en terrasses, avec leurs bassins de marbre, leurs fontaines jaillissantes, leurs parterres couverts de fleurs admirables, présentaient le plus féerique aspect. À l’intérieur de la villa de marbre rose – du palais, eût-il mieux valu dire – la chaleur était agréablement tempérée par un ingénieux système de ventilation. Et d’ailleurs la brise de mer la rendait partout fort supportable. De nombreux domestiques, presque tous de race asiatique, assuraient le service de la somptueuse demeure. Ils témoignaient à leur maître un respect profond, mêlé de crainte, et servaient avec empressement la belle jeune femme qu’il ava

