IXC’était un petit coup de théâtre que le duc de Naurouse avait préparé. Indigné, exaspéré d’être volé par ses créanciers, tout en étant obligé de supporter en silence leurs voleries, parce qu’il avait besoin d’eux, il s’était promis de leur dire leur fait quand il pourrait élever la voix librement, c’est-à-dire le jour de sa majorité. Cela rentrait dans le programme complet qu’il s’était tracé pour ce jour fameux. Les créanciers après le grand-père. Il leur cracherait au visage ce qu’ils méritaient : « Vous êtes tous des canailles ! » Les payer intégralement et leur dire cela, ce serait crâne. Il n’avait point eu cette crânerie, et voilà qu’au moment de lâcher ce gros mot une pudeur juvénile l’avait retenu sur ses lèvres. Mais, ce qui était beaucoup plus grave, voilà qu’au lieu de

