Chapitre 3

2270 Words
Nyx J’avais passé une fin de journée fabuleuse avec ma mère. J’avais également dormi comme un bébé, le relâchement de la fin de l’année me permettant de faire une grâce matinée. J’étais de bonne humeur et j’avais passé toute la journée dans le jardin à lire des romans. Je m’étais installée sur une serviette de plage en bikini lorsque j’entendis des bruits de pas à l’intérieur de la maison. Je regardais mon téléphone et vis que ma mère m’avait envoyé un message « Orion, Éon, Iris et Clio vont venir te chercher pour une petite sortie, je leur ai donné les clés. Amuse-toi bien. Bisous maman ». Je me relevais et vis mes quatre amis devant moi. Éon s’approcha de moi et me fit une accolade en me chuchotant quelque chose en souriant. Heureusement que je ne suis pas venu seul, j’aurai pu perdre le contrôle en te voyant. Sale pervers ! Je le repoussais et Orion me fit la même accolade san rien dire mais il pinça mes fesses, ce qui lui valut un bon coup de genou dans ses bijoux de famille. Tu es vraiment sauvage ! Je ne pourrais peut-être ne jamais avoir d’enfants à cause de cela. Comment vas-tu te faire pardonner? Ce n’est qu’un coup de genou Orion, je ne t’ai pas castré à ce que je sache. Iris et Clio était en train de se rouler par terre tellement la situation les avait faites rire. Merci Nyx, tu as embelli notre journée. Nos frères ne savent pas où se trouve les limites. Oser faire des choses pareilles à une meilleure amie. Nous étions toujours fourrés tous les cinq ensembles au lycée et nous sortions de temps à autre. Elles me regardèrent avec un sourire qui ne me disait rien de bon. Elles me tirèrent vers ma chambre et ouvrirent ma garde-robe. Elles sortirent un short en cuir noir, je ne savais même pas que j’avais un tel vêtement, ma sœur l’avait sûrement caché là en secret et l’avait dit à mes amies, elle faisait toujours ça lorsqu’elle nous rendait visite, elle cachait des vêtements beaucoup trop révélateurs à mon goût pour nos sorties et Iris et Clio m’obligeaient à les mettre. Et ensuite elles sortirent un top rouge avec un décolleté bien trop prononcé à mon goût, n’importe quel décolleté l’était selon moi de toute manière. Elles me tendirent un string avec le top et le short, je les regardais d’un air mauvais et me dirigeais vers mon tiroir à sous-vêtements pour en sortir un soutien-gorge bandeau. Elles me le prirent des mains et le jetèrent dans le tiroir. Oh non, interdiction de porter cela ! Tu es jeune et tu as une poitrine magnifique et surtout bien ferme, tu peux un peu l’exposer. Je n’aime pas ne rien avoir en-dessous, s’il fait froid cela se verra tout de suite… Ou bien si tu commences à être excitée. Elles me souriaient comme si j’allais changer d’avis juste parce que nous sortions. Je soupirais résignée en enfilais le peu de vêtements qu’elles m’avaient donné. Ensuite, elles me maquillèrent légèrement et me coiffèrent. Elles étaient vraiment douées pour cela, je ne me reconnaissais même pas en me regardant dans le miroir. Elles appelèrent les garçons qui montèrent précipitamment. Éon s’approcha de moi. Waow, qui êtes-vous jeune demoiselle ? Qu’avez-vous fait de ma meilleure amie Nyx ? C’est juste moi avec un peu d’améliorations. Oh non ! Vous devez être Aphrodite et non Nyx. S’exclama Orion. Arrêtez de délirer et allons-y. Nous nous dirigeâmes vers la voiture d’Orion et nous montâmes dedans. Il nous conduisit jusqu’à un club où un gardien nous fit entrer. J’étais nerveuse car je n’avais pas l’âge d’être dans ce club, d’ailleurs Éon et Clio non plus n’avaient pas encore dix-huit ans. Je n’aimais pas quand ils programmaient ce genre de sortie. Iris me regarda et me cria Ne te tracasse pas, c’est une soirée ouverte à partir de seize ans, mais ça ne nous empêchera pas de boire un peu et de nous éclater. Mmmm… Je n’aimais pas boire, je ne tenais pas l’alcool, je devenais complètement ivre après deux verres. Orion me tendit un verre d’une couleur bleu océan, la couleur me captivait et ne me disait rien de bon. Il y a de la coco dedans et je sais que tu adores ça Mais encore ? Du curaçao. Goute s’il te plait et après je vais te chercher un soda, promis. D’accord. Je bus une gorgée et grimaçais dans un premier temps, puis je sentais une chaleur à l’arôme de coco envahir ma gorge, c’était délicieux. Je finis mon verre et avant que je m’en aperçoive, j’en avais un deuxième dans la main. Je regardais Orion en fronçant les sourcils qui haussait les épaules comme s’il n’y était pour rien, puis je vis Iris me faire un énorme sourire, je pouvais l’identifier comme la coupable. Je posais le verre et pris le verre de soda à côté. Elle soupirait de frustrations en prenant le verre que je venais de poser. Nyx s’il te plait, lâche-toi un peu, tu en as le droit après l’année incroyable que tu viens de passer. Tu passes un temps fou à étudier et à travailler. Nous sommes là et en plus Hermès va bientôt arriver avec sa sœur, nos frères et leurs sœurs ainsi que Zéphyr. Tu ne risques vraiment rien. Nous pourrons te ramener chez toi ou chez l’un d’entre nous si jamais tu n’étais pas en état. D’accord, mais allons d’abord danser. Je la tirais vers la piste de danse et commençais à bouger de manière frénétique. Elle me suivait et Clio nous rejoignit avec les garçons. Après un bon moment, nous retournions à notre loge et tout le monde qu’Iris m’avait cité arriva. Elle me tendit un deuxième verre bleu océan et je le bu avec enthousiasme cette fois. La chaleur et le goût de coco m’emplirent à nouveau, je commençais à me sentir légère comme si je flottais sur des nuages, j’étais pompette. Je tirais les filles sur la piste de danse et nous commençâmes à danser. J’étais restée sur la piste de danse plus d’une heure et j’étais assoiffée, Hermès me tendit un verre d’eau que je bus d’une seule traite, ça faisait du bien et je me sentais un peu moins pompette, mais c’était sans compter sur mes amis, l’un deux me tendit un verre avec du bleu océan dedans et je ne pus m’empêcher de le boire, même si je savais qu’avec celui-ci je dépassais ma limite. Ils m’applaudirent et s’exclamèrent de surprise. Éon me tira sur la piste de danse et me colla de très près pour danser, nous étions vraiment très proche, je n’avais jamais été aussi proche d’un garçon, tout son corps se collait au mien, il était chaud et je commençais à avoir chaud aussi. Orion me tira des bras d’Éon au bout de cinq minutes pour commencer le même style de danse qu’Éon avait eu avec moi, mais Éon colla son corps derrière le mien, j’étais prise en sandwich entre eux deux. Cela me faisait bizarre d’être si proche de mes meilleurs amis et de sentir leurs corps sur mon corps. Tout à coup, je les repoussais violemment en leur criant qu’ils connaissaient mes désirs pour le futur et que ce n’était pas bien de leur part, ils s’excusèrent et partirent à la chasse vers d’autres filles. Je me sentais soudainement soulagée qu’ils soient partis, mais c’était sans compter les frères d’Iris, Hélios, et de Clio, Nilos. Ils s’approchèrent de moi et me piégèrent en sandwich comme Orion et Éon précédemment. Je ressenti d’un coup une vague de froid et ce que je craignais arriva, mes seins se durcirent et Nilos qui était en face de moi pu les sentir. Il me montra ses dents blanches éclatantes et respira dans mon cou à la base de mes cheveux. Il se pressa encore plus près de moi, je n’aurai jamais imaginé que cela était possible tellement nous étions déjà collés avant cela. Il commença à me parler en soufflant dans mon oreille. Si tu veux, nous pouvons nous échapper d’ici pour aller ailleurs, chez moi ou chez toi, peu m’importe. Non merci, j’ai juste eu froid tout d’un coup. Je me retournais pour me retrouver plaquée à Hélios en faisant cela et j’essayais de le repousser mais je n’y arrivais pas, il était vraiment difficile à déloger, je montais sur la pointe des pieds pour lui dire que j’avais froid et il se dégagea pour me laisser passer. Je retournais dans notre loge et Rhéa et Daphné m’attendait déjà, l’un avec un verre d’eau et l’autre avec un verre bleu, je siphonnais le verre d’eau et bu lentement l’autre qui me réchauffais de l’intérieur. Elles me regardèrent et me tirèrent sur la piste de danse. Ce que je n’avais pas vu, c’est qu’elles avaient tiré Zéphyr et Hermès en même temps. Je commençais à danser inconsciente des garçons qui m’entouraient. Soudain, je vis le visage d’Hermès, je me retournais donc pour voir qui était derrière moi et je vis Zéphyr de si près, il était tellement beau, ses yeux étaient presque noirs, il grognait et marmonnait quelque chose entre ses dents, je ne comprenais pas, je n’étais plus moi-même, j’était quelque part entre un état d’ivresse et de légèreté. Je posais ma tête sur ses épaules et je sentis Hermès pousser mon corps plus près de Zéphyr, je me demandais pourquoi il ferait une telle chose s’il était mon âme sœur. Mon corps se retrouva pressé au plus près du sien et je sentis soudain la chair de poule s’étendre sur tout mon corps, je recommençais à avoir froid pourtant je me sentais tellement chaude. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, il m’attrapa par le poignet et me tira jusqu’à ce que nous soyons hors du club, il continuait à me tirer et je le suppliais d’arrêter. Il se retourna furieux en me mettant sur le siège passager de la voiture, il ferma la portière et la voiture à clé et il repartit vers le club, il n’allait pas me laisser là pour le reste de la soirée quand même. Après quelques minutes, il était revenu et il avait mon sac et ma veste dans ses mains. Il s’assit et démarra la voiture, je râlais mais tout ce que je racontais était totalement incohérent. Il commença à s’énerver, ses mains se crispaient sur le volant, je voyais ses yeux devenir de plus en plus sombre et d’un coup il s’exclama « Nyx », c’était tellement autoritaire mais bizarrement ça m’a fait me sentir plus chaude comme si j’avais envie qu’il me donne des ordres, je ne comprenais rien de ce qu’il se passait à l’intérieur de mon corps. Il me parla calmement mais de manière un peu robotique, il essayait de paraitre calme mais en réalité il était très énervé. Tu n’as pas idée de ce qui aurait pu se passer dans ce club et maintenant tu libères encore ces odeurs d’excitation, comment veux-tu que les mâles se retiennent ? Ces odeurs… ? De quoi parles-tu ? J’avais juste froid dans le club, c’est tout. Oh non, tu étais excitée et tu as libéré des odeurs de phéromones cocotte. Je ne suis pas une cocotte et je n’ai jamais été excitée, ce n’est pas possible. Jamais ? Il haussa ses sourcils d’étonnement comme s’il ne me croyait pas. Non, je sais me contrôler monsieur le futur Alpha. Pas lorsque tu es ivre apparemment. Je suis peut-être ivre, mais je ne suis pas excitée. Arrête de me mentir ! Son ton était grave et encore plus dominateur, c’était sensuel et très attirant, je senti encore cette chaleur m’envahir et à cet instant je senti mon string et mon short se mouiller légèrement. Tu ne m’aides pas à te mettre dans un état pareil, je suis un homme et je peux sentir ton excitation, je peux même dire que tu as certainement mouillé tes sous-vêtements, si tu en as. Contrôle-toi ! Se ordres me donnaient maintenant des frissons et me faisaient bouillir de l’intérieur, l’humidité dans mon entrejambe se fit encore plus importante. Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans arrête et contrôle-toi ? Je … je n’y peux rien. C’est quand … quand … Quand quoi ? s’énerva-t-il ? Quand tu me donnes des ordres, je ne comprends pas ce qui se passe dans mon corps, c’est comme si j’en mourais d’envie. Et mince, il ne manquait plus que ça. Ce n’est pas le chemin de ma maison, je suis peut-être ivre mais je sais que nous n’allons pas chez moi. J’ai demandé à Iris de prévenir tes parents que tu dormais chez elle. Ce n’est pas non plus le chemin de chez Iris, c’est le chemin pour aller à la maison de la meute, c’est chez toi… Oui, je ne pense pas que tu sois en sécurité chez l’un de tes amis, les quatre jeunes mâles de ces maisons étaient prêts à te dévorer toute crue, à moins que tu en aies envie. Sûrement pas, je me réserve pour quelqu’un de spécial. Quelqu’un qui n’est pas toi, ça c’est sûr. Tu recommences avec ça, tu me donnes mal à la tête. Tu dormiras dans une chambre d’ami, ne t’inquiète pas. Merci. C’était sans doute la conversation la plus longue que nous avions eu depuis six ans. Nous arrivâmes à la maison de la meute et je m’endormis et j’étais tombée dans les pommes mais juste avant je sentais des bras chaud et sécurisant me porter, j’avais envie de rester dans ses bras indéfiniment.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD