La doctoresse entra avec sa sacoche et me parla calmement en me demandant de décrire l’état de mon corps et si j’avais des douleurs. Évidemment que j’avais des douleurs, je m’étais presque faite couper en deux de l’intérieur par mon mari hier soir devant une assemblée d’hommes célibataires. Je lui décrivis tout ce que je ressentais. La Luna lui demanda si elle pouvait me prescrire des calmants. Elle prescrit quelque chose de léger car si je venais à tomber enceinte, d’autres médicaments pourraient nuire. Elle me donna une crème à appliquer sur mes parties intimes après chaque soir au vu de ce que j’allais subir. Elle me fit une prise de sang pour vérifier mon état général. Elle me posa plein de questions sur ma santé et la date de la fin mes dernières règles. C’était il y a une semaine, j’en étais sûre et certaine, mon cycle était réglé comme une horloge, tous les trente jours et cinq jours de règles. Elle m’expliqua que j’allais certainement ovuler dans une semaine et qu’il fallait attendre au moins trois semaines avant de détecter un embryon. Ma torture allait durer quatre semaines si mes calculs étaient bons et si j’avais de la chance. Elle me demanda si elle pouvait m’examiner et de m’allonger sur le lit. Elle me demanda d’écarter les cuisses et elle commença à toucher et à palper mon intimité, elle essaya d’insérer un doigt mais je partis dans une crise de cris et de larmes. Ma crise ne passait pas malgré tous les efforts de la Luna et du médecin pour tenter de me calmer, étrangement la seule personne que je voulais était Zéphyr, je le détestais pourtant. Finalement je finissais par crier son nom encore et encore. Sa mère téléphona à son mari pour lui demander de le renvoyer auprès de moi, je criais tellement qu'il avait dû m'entendre. Je ne me calmais pas, mon état empirait de minutes en minutes, quinze minutes étaient passées et il n'était toujours pas arrivé, je criais encore plus fort qu'avant. Finalement, sa mère appela Hermès qui ne devait pas être très loin, le médecin allait me donner un tranquillisant. Hermès arriva et essaya de me contenir mais je le repoussais violemment, j'étais hors de contrôle et j'appelais Zéphyr en vain, il arriva lorsque je repoussais Hermès pour la deuxième fois en lui hurlant que seul Zéphyr pouvait me toucher et je continuais à l'appeler. Hermès était tombé sur le sol cette deuxième fois, j'y avais mis plus de force. Zéphyr arriva devant moi, grimpa sur le lit, m'enlaça et me serra de toutes ses forces. Je continuais à répéter son prénom mais en me calmant. Il me fixa lorsque je m'arrêtais et le regardais dans ses yeux noisette, j'y vis une profonde tristesse et de la culpabilité.
- S'il te plaît dis le moi encore et encore
- Je t'aime. Je suis vraiment désolé. J'espère qu'un jour tu me pardonneras. Ses paroles étaient devenues un mantra dans mon esprit.
- Encore
- Je t'aime. Je suis vraiment désolé. J'espère qu'un jour tu me pardonneras
- Encore.
Finalement, il me répéta la tirade sans jamais s'arrêter. Il s'arrêta quelques secondes pour demander ce qui s'était passé et il recommença sa tirade pour mon plus grand soulagement. Je me calmais doucement. Le médecin expliqua l'examen et le moment où j'avais explosé, lors de l'introduction de son doigt en moi. Hermès était toujours là et il prit la parole
- Est-ce que cette partie de l'examen est vraiment nécessaire ?
- Si je veux m'assurer qu'elle n'a aucune lésion, c'est indispensable. Si des lésions n'étaient pas soignées, ceci pourrait conduire à une douleur constante lorsque vous aurez des rapports sexuels et elle pourrait ne plus jamais éprouver de plaisir.
- Croyez-vous qu'elle ait éprouvé un quelconque plaisir hier soir à être violée devant une assemblée d'hommes ?
- Bien sûr que non. Mais les conséquences pourraient être graves si elle n'est pas auscultée et soignée.
- Nous comprenons. Que pouvons-nous faire pour vous aider ?
- Le mieux serait de la sédater pour qu'elle ne soit pas consciente. Elle n'est pas encore en train d'ovuler d'après son cycle, alors il n'y a aucun risque pour le moment.
Je sentais Zéphyr hocher de la tête. Je sentais une aiguille dans mon bras. Je regardais mon époux dans les yeux, je me surpris à lui dire des paroles auxquelles je ne m'attendais pas.
- Ne me lâche pas surtout, ne pars pas, j'ai besoin de toi.
- Je ne vais nulle part. Je suis là et je te tiens. Je t'aime tellement, tu es extraordinaire.
Je me sentais me détendre et enfin m'endormir, je ne ressentais plus rien.
Zéphyr
Voir Nyx hurler après moi avait été déchirant. Lorsqu'elle me demandait de lui dire quelque chose, je n'étais pas très sûr de moi mais j'avais apparemment trouvé les bonnes paroles. Je devais me répéter en boucle que j'allais changer les choses, que plus jamais je ne ferai du mal à l'amour de ma vie après ce rituel d'accouplement., que je la traiterais comme une reine dès à présent. J'étais soulagé d'être celui qui la calmait et qu'elle avait réclamé. Le médecin me demanda de l'allonger sur le lit et de replier ses jambes. Je la faisais glisser jusqu'à ce que ces fesses soient au bord du lit et Hermès tenait ses jambes, il avait déjà tout vu hier soir mais malgré cela il paraissait mal à l'aise. Le médecin palpa son sexe et y inséra un doigt, je sentais Nyx se contracter légèrement à l'insertion. Elle palpa encore et regarda avec une lumière. Elle remit sa culotte délicatement. Elle se leva et prit des choses dans sa sacoche.
Cette crème doit être appliquée tous les matins et tous les midis, à l’entrée de son vagin et sur les grandes et les petites lèvres. Cette semaine, vous pouvez lui donner ceci avant de réaliser le rituel d’accouplement, c’est un calmant, elle ne pourra plus le prendre la semaine prochaine lorsqu’elle aura commencé à ovuler. Ces injections sont à lui faire en cas de crise jusqu’à la semaine prochaine. Je suis désolée de vous annoncer qu’elle risque d’avoir très mal ce soir et les suivants, elle est légèrement déchirée et cela ne risque pas de s’arranger. À partir de la semaine prochaine, vous ne pourrez plus que lui appliquer la pommade prescrite pour le soir avant d’aller se coucher et après les rapports sexuels. Je vous conseille d’être généreux sur le lubrifiant et vous pouvez lui appliquer ce petit gel en même temps, c’est un gel excitant qui lui permettra de se lubrifier plus naturellement et d’être moins contractée.
Ma mère s’approcha d’elle et la regarda d’un air interrogatif.
Elle a vraiment besoin de tout cela ?
Oh oui, si j’avais pu lui donner des comprimés, je l’aurais fait, mais ils ne sont pas bons lorsque le couple essaie d’avoir des enfants. Elle devrait avoir bien plus pour son état, mais cela devra attendre. Vous pouvez également lui faire commencer une thérapie, cela lui sera certainement utile.
Je couchais Nyx dans le lit, elle s’était endormie, le sédatif la plongeant dans cet état de sommeil. Je me rapprochais du médecin et la regarda droit dans les yeux.
Est-ce que je devrais m’inquiéter sur sa santé physique ? Je sais déjà que sa santé mentale est fragile avec l’événement d’hier et des jours à venir.
J’aurai préféré vous dire non, mais le déchirement à l’intérieur n’est pas très bon. Il faudrait pour bien faire laisser le temps à son corps de s’adapter en douceur à la taille de l’organe de son compagnon, en le préparant avec des préliminaires.
Je crains que cela ne soit impossible.
Vous ne pouvez pas le faire, je comprends, mais peut-elle le faire elle-même ? Est-ce qu’il y a une rège qui interdit à la Luna de se faire du bien ?
Je ne crois pas, rien de tel n’a jamais été évoqué.
Ça pourrait être une solution.
Pourquoi avez-vous parlé de la taille de mon organe ?
Je suppose que vous savez que les hommes ne sont pas tous égaux à ce niveau-là, certains sont plus petits, plus fins, plus étroits et d’autres sont plus grands, plus gros, plus épais.
Cela fait-il une différence ?
Bien sûr, un corps qui n’est pas habitué aura beaucoup plus de difficulté d’accueillir un membre plus gros et plus grand qu’un membre petit et fin.
D’accord.
Est-ce que je peux vous demander si vous êtes d’accord de me montrer votre organe ?
Pourquoi ?
Ça me donnerait une idée de l’état de douleur qu’elle a pu ressentir et comment ce déchirement est arrivé. En général, il n’y a pas de déchirement sans explications.
D’accord, suivez-moi dans la salle de bain.
Nous nous dirigions vers la salle de bain, je fermais la porte derrière la doctoresse. Je baissais mon pantalon et mon caleçon et lui montrait mes bijoux de famille. Elle l’observa et me demanda si je pouvais le faire grandir pour voir sa taille au garde à vous, enfin en érection. Elle examina de près la chose, le mesura ainsi que sa circonférence. Et me regarda avec un air désolé.
Je suis désolée de vous annoncer cela, mais vous faites partie de la catégorie des plus grands et plus épais, des XXL comme on appelle cela. C’est un peu comme si vous aviez essayer de faire rentrer une bouteille de 50 cl dans un trou d’un peu moins de deux centimètres. Si nous faisions cela avec une feuille en papier, vous pouvez imaginer ce qu’il se passerait ?
Elle se déchirerais de toute part.
Voilà ce qui est arrivée à votre femme, je suis désolée Alpha mais elle va souffrir chaque nuit, sauf si vous arrivez à la persuader de se m*******r avant le rituel d’accouplement.
Comment puis-je faire cela ?
Vous devez lui parler, lui expliquer, la conseiller.
Nous n’avions jamais eu de relations sexuelles avant la nuit dernière, comment pourrais-je lui expliquer quelque chose alors que je n’y connais rien.
Vous allez devoir apprendre ou demander à quelqu’un de lui expliquer. Je suis sûre que vous trouverez ce qui vous convient le mieux.
Nous sortîmes de la salle de bain et je vis tout le monde nous regarder. Je les regardais un par un avec un peu de désespoir et puis mes yeux se posèrent sur ma femme qui dormait, elle avait l’air paisible. Je m’approchais de mon père.
Crois-tu que tu pourrais gérer les affaires de la meute ces jours-ci pour que je reste auprès d’elle afin de l’accompagner dans cette épreuve ?
Prends tout le temps qu’il vous faudra, je vais écrire une demande au conseil afin de gérer la meute pendant que vous traversez cela ensemble. J’aurais aimé que quelqu’un le fasse pour moi à l’époque, et surtout j’aurais dû le faire pour ta mère à l’époque.
Merci père.
Autre chose fiston ?
Non.
Je me retournais vers Hermès et m’approcha de lui, je savais qu’il ne serait d’aucune aide, car lui aussi s’était préservé pour sa compagne.
Pourrais-tu appeler ses amis à la libido débridée s’il te plait ? Nous allons avoir besoin d’eux, aussi bien les filles que les garçons. Commence par appeler ta sœur, je crois qu’elle adore Nyx et que c’est réciproque.
Bien, je le fais de suite.
Dis-lui de venir dans deux heures.
Pas de souci.
Je chassais tout le monde de la chambre, pris le premier tube de pommade que le médecin m’avait donné et je soulevais le drap qui couvrait Nyx et lui retirait sa culotte délicatement. Je commençai à appliquer la pommade consciencieusement, je vis les coupures et déchirures dont le médecin m’avait parlé. Je soupirais de désespoir. Mon loup me répétait qu’elle était forte et que lorsque sa louve sortirait, elle le deviendrait encore plus. Lorsque j’eus terminé, je la rhabilla et lui remit le drap sur elle avant de ranger le tube. Je regardais la boite avec le gel pour ce soir et celui à lui appliquer pour la nuit, il ne fallait pas l’appliquer comme celui que je venais de mettre, un tube était également dans la boite, il fallait insérer et faire pénétrer le gel à l’intérieur d’elle. Je rangeais tout cela et je me couchais près d’elle et la pris dans mes bras dans une étreinte serrée. J’étais bien, je me sentais complet avec elle, c’est comme si j’avais une nouvelle vie, un second souffle, je ne voudrai quitter cette femme pour rien au monde.