Nyx
Je rêvais encore de cette voix qui m’expliquait les choix d’un jeune Alpha et des deux destins d’une jeune fille. Je ne comprenais pas pourquoi cette histoire tournait en boucle dans ma tête lorsque je dormais. Au bout d’un moment, je revoyais avec horreur les visages des hommes me regarder et observer attentivement la prise de mon innocence, de ma pureté de la manière la plus ignoble qui soit. Je recommençais à me débattre et je me réveillais en criant et en essayant d’échapper à l’emprise de deux bras forts et chauds. J’entendis la voix de Zéphyr parvenir à mes oreilles, il répétait inlassablement qu’il m’aimait et qu’il était vraiment désolé. Même si j’étais celle qui était la plus traumatisée par ce rituel, je voyais bien que lui aussi était brisé par cette situation. Il me serra encore plus fort lorsque je me réveillais, il me tournait vers lui et capturait mes lèvres dans un long et langoureux b****r. Quelqu’un frappa à la porte, il se leva en me disant qu’il avait invité quelques personnes pour moi et pour m’aider. Héméra entra et vint me faire une étreinte longue et chaleureuse. Elle salua Zéphyr en lui donnant également une accolade, cela ne m’avait pas plu, j’avais même émis un bruit bizarre de ma gorge, on aurait dit un grognement, il était très léger et personne ne semblait l’avoir entendu. Zéphyr s’éloigna d’elle et me sourit en l’amenant vers moi, il lui tenait la main, cela me dérangeait, je savais pourtant qu’elle était liée et mariée. Elle se tourna vers moi et me demanda d’un air si paisible
Que puis-je pour toi ma petite sœurette ?
Je haussais les épaules comme réponse, car je n’en avais aucune idée. Elle se tourna vers Zéphyr et le regarda étrangement.
Mon frère m’a dit qu’elle avait besoin de mes conseils, m’aurait-il menti ?
Non. Répondit Zéphyr.
Alors pourquoi a-t-elle l'air de ne pas savoir de quels conseils elle a besoin ?
Parce que je ne lui ai pas encore dit.
Oh ! Tu prends déjà des décisions pour elle, vraiment ? Es-tu revenu à l’âge de pierre ?
Absolument pas, c’est le médecin qui l’a conseillé et je n’y connais rien alors j’ai pensé que tu pourrais nous aider.
Je les regardais confuse, je ne comprenais rien à ce qui était en train de se dérouler sous mes yeux. Cela ressemblait à une petite dispute de couple, mais je n’étais pas incluse dedans alors qu’il s’agissait de mon mari et de mon amie. Zéphyr arriva vers moi et me prit dans une étreinte chaleureuse et très serrée. Mon angoisse diminuait, je ne savais même pas que j’étais angoissée jusqu’à ce qu’il me souffle que je pouvais me calmer, qu’elle était comme une sœur pour moi et qu’elle ne me ferait jamais de mal. Il me regarda et puis se mit à m’expliquer tout ce que le médecin lui avait dit lorsque j’étais tombée inconsciente. Je n’arrivais pas à croire qu’il me demande de me m*******r avant de venir avec lui à l’endroit où avait lieu la cérémonie, et encore moins qu’il ait demander à Hémerra de m’enseigner ces choses-là. Elle le regarda et soutenait son regard, ils ne bougeaient aucun des deux, jusqu’à ce qu’elle cède.
Pourquoi es-tu toujours là ?
Car j’aimerai bien apprendre moi aussi.
Zéphyr, je ne crois pas qu’elle soit à l’aise avec cela déjà si je suis seule avec elle alors si tu restes, nous n’arriverons à rien.
Mais comment vais-je …
N’as-tu pas des amis ? Ne connais-tu pas la chose nommée Internet ? Ou même des livres ?
Tu ne m’aideras pas si j’ai bien compris.
Absolument. Sur ce, monsieur l’alpha, au revoir. Je dois discuter de beaucoup de choses avec ton épouse.
J’avalais ma salive, elle était tellement à l’aise pour lui parler, comme si cela était naturel. J’avais l’impression d’être paralysée et en demande constante à cause de notre première journée. Lorsqu’il fut sorti de la pièce, elle se tourna vers moi et alla chercher un miroir dans la salle de bain.
Je suis désolée ma petite Nyxie, mais si tu veux que ce soit quelqu’un d’autre, tu peux me demander de partir.
Non, je préfère que ce soit toi.
Je crois qu’il a demandé à tous tes amis de venir, il m’a juste fait venir en premier. Je ne sais pas ce qu’il ressortira de tes discussions avec les autres. Sur ce commençons, je vais commencer par faire quelque chose à laquelle tu n’as certainement jamais pensé, tu vas regarder tes parties intimes dans le miroir. Tu dois connaitre ton anatomie, et en général, les filles n’ont pas vraiment d’idée de ce à quoi ressemblent leur intimité.
Je dois le faire devant toi ?
Non, je peux aller attendre dans la salle de bain, mais ce sera difficile pour les explications.
Tu peux rester.
Je prenais lentement le miroir après avoir ôté ma petite culotte. Elle m’aida à m’asseoir et à écarter les jambes pour que je vois l’intérieur dans le miroir. Elle m’expliqua en détail l’anatomie extérieure et ensuite, l’anatomie intérieure. Elle m’expliqua que le plaisir pouvait venir de plusieurs endroits et que chacun avait ses préférences, il faudrait que je teste pour savoir ce que j’aimais ou non. Elle me montra comment masser mon c******s afin de le trouver et de jouer avec lui, elle m’expliqua le plaisir de se doigter le vagin ou de se m*******r et également le plaisir pouvant provenir de l’anus. Elle termina en me montrant des petites vidéos et des images expliquant la m**********n et le bien-être que cela procurait. Au bout de presque deux heures, j’étais épuisée et assommée avec toutes ces informations. Seulement mes interventions ne faisaient que commencer. Clio et Iris arrivèrent cinq minutes après que Héméra soit partie. Elles commencèrent à me montrer plein de petits objets qui ne ressemblaient à rien de ce que j’avais vu auparavant, en même temps, le monde du sexe m’était quasiment inconnu. Tout ce que je savais, c’est que ça m’avait fait mal, très mal même et que j’avais eu droit à un public et que cela recommencerait ce soir. Je regardais les petits objets, les examinais et écoutais tout ce que mes deux amies me racontaient. Selon elles, une journée sans un o*****e était une journée gâchée. Cela ne me surprenait même pas étant donné qu’elles avaient une vie sexuelle libérée selon elles et débridée selon moi. Elles sortirent après des engins bien plus grands et plus gros, et certains me paraissaient même énormes. Elles m’expliquèrent à quoi servaient ces engins qui ressemblaient bien plus à des choses pour torturer les femmes que pour leur procurer du plaisir, mais lorsque je voyais et que je sentais l’excitation de mes amies rien qu’en m’expliquant tout cela, je comprenais que ça ne leur faisait pas mal. Elles partirent en me laissant tout, car tout avait été acheté neuf avec l’argent de mon époux et donc ces objets nous appartenaient. Je pris une boite à chaussures et je rangeais tout ces objets dedans pour ensuite l’enfuir dans le fond de ma garde-robe. Cela faisait trois heures que mes amies m’apprenaient comment me procurer du plaisir par moi-même, car si Zéphyr ne pouvait pas le faire à cause de ces stupides traditions, rien ne stipulait que je ne pouvais pas m’en donner moi-même. Je n’arrivais toujours pas à me résoudre à essayer, cela me semblait trop loin de moi, de ma personnalité. J’allais descendre pour manger un petit bout, en réalité je ne comptais manger que pour tenir debout la journée, je n’avais plus le cœur à rien. Lorsque j’arrivais dans la cuisine, j’entendis les voix d’Orion et d’Éon. Ils parlaient à quelqu’un dans le salon et leur discussion était très intime, ils semblaient expliquer à un gars comment procurer du plaisir à une fille et comment lui faire l’amour sans trop lui faire mal et enfin je les entendis demander s’ils pouvaient aller dans la salle de bain. Je vis que Zéphyr les précédait et entrait avec eux dans la salle de bain. Je me rapprochais de la porte et écoutait l’oreille collée à la porte. Les voix étaient étouffées par le bruit de l’eau qui coule, mais deux cris de surprise parvinrent parfaitement jusqu’à mes oreilles :
Put***, elle est énorme !
J’entendis la voix de Zéphyr leur répondre quelque chose mais je ne parvenais pas à distinguer les sons et les mots avec l’eau qui coulait. L’eau s’arrêta et je couru jusqu’à la cuisine. Je pris une boite de biscuit secs, j’en sortis un et commençai à la grignoter. Les trois garçons arrivèrent et Orion et Éon vinrent m’enlacer dans un énorme câlin, un grognement grave et profond retentit dans toute la cuisine, ils s’éloignèrent de moi et je regardais Zéphyr incrédule. Ils prirent un biscuit en lui disant de se calmer que nous étions mariés et que jamais ils n’oseraient poser leur main sur moi et en plus de cela, vu les nombreux rejets qu’ils avaient vécu à cause de moi, ils ne me demanderaient plus jamais rien. Cependant, une lueur espiègle brillait dans leurs yeux et ils me sourirent jusqu’aux oreilles. Orion me fixait et il se mit à me parler en premier suivi d’Éon.
Petite Nyxie ! C’est à notre tour de t’enseigner certaines choses !
Oh oui ! Notre bombasse prude a besoin d’explications !
Je les regardais choquée et mon regard se dirigea vers Zéphyr qui haussait les épaules en réponse et abaissait sa tête vers le sol.
Je leur ai demandé de t’expliquer certaines choses.
D’accord.
Je me levais et les garçons me suivirent. Arrivée devant notre chambre, je me retournais et mis mes mains sur mes hanches, et je les toisais et les détaillais de la tête aux pieds, ma voix fut bien plus forte et grave que ce que je pensais.
Un à la fois, je n’ai pas la tête ni l’énergie pour vous gérer tous les deux en même temps. Zéphyr emmène Éon avec toi, je vais commencer avec Orion.
Non ! Je ne te laisse pas seule avec des excités comme eux.
Bien, dans ce cas entrons, mais je décide de la façon dont ce qui va se dire ou se passer à l’intérieur sera mené.
Bien.
Ils me suivirent tous les trois et s’installèrent sur le canapé et les chaises dans le petit coin bibliothèque de la chambre. Je pris Éon par la main et le fis entrer dans la salle de bain et fermais celle-ci à clé. Zéphyr tambourinait sur la porte, fou de rage en me criant de le laisser entrer. Je regardais Éon et lui dit qu’il avait exactement dix minutes pour me dire tout ce qu’il voulait qui pourrait mettre Zéphyr en colère. Et là, ce qu’il me dit me coupa le souffle.
J’aurai voulu que tu sois ma compagne, je t’ai toujours trouvée merveilleuse. Tu es parfaite en tout point Nyx et tu ne t’en rends même pas compte. Je ne parle pas seulement de ce que tu as dans la tête, je te parle aussi de tes croyances, tes émotions, tes intentions toujours bienveillantes et également de ton corps. Tu as un corps parfait et tu es une fille magnifique. Je sais bien que personne ne te l’a jamais dit, car ils avaient tous peur de ton père. Pour être honnête, je suis mort de trouille de te dire tout cela, car maintenant ton père pourrait me tomber dessus et ton mari également. Tu dois continuer d'être la fille forte que tu es et surtout te transformer enfin en femme. Tu pourras surmonter tout cela, j’en suis sûr.
Merci. Je chuchotais.
J’avais les yeux brillants d’émotions, je n’aurai jamais pensé que ce garçon si volage, si insouciant et tellement incontrôlable me dise ces magnifiques paroles. Je levais les yeux vers lui et l’enlaçais.
Tu seras toujours mon meilleur ami, tu sais que je ne t’ai jamais vu autrement. S’il y avait u un lien entre nous, je l’aurai accepté en mettant mes conditions car il aurait été hors de questions que tu continues à être volage.
Bien sûr, mais je devais te le dire. Et je sais que tu n’es pas ma compagne, je sais qui est cette dernière, mais elle n’a pas encore dix-sept ans.
Comment ?
Elle est au lycée dans l’année en-dessous, je crois qu’elle ne ressent pas encore le lien car elle ne me jette même pas un seul regard, mais mon dieu à mes yeux, elle est la créature la plus magnifique que j’ai jamais vu. J’attends ses dix-huit ans avec impatience.
Je sortis de l’étreinte et lui fis un sourire mitigé. Je lui tenais fermement la main et le fixais dans les yeux.
Je suis heureuse pour toi et chéris ce lien et cette fille pour toujours.
Promis. Je suis désolé de ce qu'il t’arrive, tu ne le mérites vraiment pas même si Zéphyr n’arrête pas de dire qu’il avait une bonne raison de le faire.
Même si c’est le cas, tu n’as pas idée de ce qui m’attend après. Lorsque je serai enceinte, je devrai … je ne peux même pas le dire, cette partie est horrible. La Luna actuelle en fait toujours des cauchemars.
On sera toujours là pour toi, ne l’oublie pas.
J’ouvris la porte, le poussais dehors et la ferma aussitôt à clé. Je respirais de plus en plus vite, ma respiration était saccadée, mes mains tremblaient, je me concentrais sur ma respiration afin de me calmer. J’ouvris la porte, marcha d’un pas décidé et pris la main d’Orion en le trainant dans la salle de bain avec moi. Je fermais à nouveau la porte à clé et j’entendais Zéphyr s’énerver derrière, puis des bruits de bagarres, je m’en fichais, je savais que jamais il ne tuerait un de mes amis, le risque que je lui en veuille pour le restant de nos jours étant trop grand.