Chapitre 5 – L’étrange Colis

848 Words
Chapitre 5 L’étrange Colis« Coucou ! lançai-je en souriant dès que je fus arrivée chez moi. » Je fermai la porte. « Tout le monde va bien ? demandai-je, toujours enthousiaste. - Oui. Et devine combien j’ai eu en histoire ? m’interrogea Lana, ma petite sœur qui venait de sortir de la cuisine. - Dix-neuf ? - Mais comment t’as fait ? - Mon instinct, lui répondis-je avec un clin d’œil. » Elle sourit. « Dis, tu me fais des crêpes ? supplia-t-elle. Enfin si tu n’as pas trop de devoirs pour demain matin. - Quelle heure est-il ? - Dix-sept heures dix, c’est pas tard, m’annonça-t-elle tout sourire. - D’accord je vais en faire. - Oui !! s’exclama-t-elle, joyeuse. - Je pose juste mes affaires dans ma chambre et j’arrive. - Ok, je prépare la table. » Je montai les escaliers, rentrai dans ma chambre, posai mon sac en vrac puis enlevai mon gilet que je mis sur le dossier de ma chaise. A ce moment-là, j’aperçus un petit carton posé sur mon bureau. J’hésitai à le prendre et je murmurai : « Qu’est-ce que c’est ? » Je l’effleurai avec ma main gauche, quand je sentis quelque chose bouger. Je retirai ma main avec stupeur. Mais... que pouvait-il bien y avoir à l’intérieur, qui avait la capacité de se mouvoir dans un si petit-espace ?? Je le fixai. La curiosité finit par me pousser à bout et, alors que je m’apprêtais à prendre une paire de ciseaux pour l’ouvrir, ma sœur entra soudainement dans ma chambre. « C’est bon la table est prête, j’ai mis... » Mais elle s’interrompit. « Qu’est-ce qu’il y a ? T’en fais une tête. - Sais-tu ce que c’est ? lui demandai-je en lui montrant le carton. - Ah oui ! J’ai oublié de te le dire, c’est l’facteur qui l’a donné à Maman. - Oh... Mais de qui est ce colis ? poursuivis-je, de plus en plus surprise. - Je ne sais pas, tu demanderas à Maman. Bon, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ces crêpes ? - Euh... oui j’arrive, répondis-je, perplexe. » Ma sœur descendit les escaliers aussi rapidement qu’elle les avait montés. « Je m’occupe de toi juste après, promis-je. » Voilà que je parlais à un colis maintenant ! Décidément, cette journée avait-réellement été éprouvante ! Avant de sortir je regardai encore une fois ce paquet, et descendis, presque à contrecœur. Une fois le goûter préparé et terminé, je remontai dans ma chambre précipitamment. Je n’hésitai pas. Je pris les ciseaux et m’acharnai avec pour couper l’emballage de ce colis. Celui-ci m’intriguait plus que tout. Je réussis enfin à l’ouvrir. Stupéfaite, je découvris un paquet de papier cellophane grossièrement enroulé autour d’un objet qui semblait tout petit. Je le pris dans ma main et, alors que j’allais défaire cet empaquetage pour enfin découvrir ce qu’il dissimulait, trois lames en forme de crochets jaillirent en transperçant le papier ! Affolée, je lâchai ce que contenait ma main. Sauf qu’il y eut un problème. Seul le papier cellophane tomba. Je ne voulus pas comprendre où cet objet se situait. Mais je tournai lentement ma main gauche, et je découvris avec horreur que ça s’était collé sur le dos de ma main. Je la secouai frénétiquement dans tous les sens, mais il ne tomba pas. Alors j’essayai de me calmer et observai cet étrange objet. Trois lames, visiblement en acier, luisaient sous les rayons du soleil qui passaient par la fenêtre de ma chambre. Elles sortaient d’un minuscule « boîtier » circulaire, bleu foncé sur le bord mais le reste ressemblait à du gris presque noir. Aucune marque de fabrication. Le tout devait faire deux millimètres d’épaisseur et trois centimètres de diamètre. « C’est impossible, je dois faire un cauchemar, soufflai-je d’une voix incrédule. » J’eus alors une idée. Je posai délicatement mon index droit sur le centre de l’objet et tentai de le faire glisser vers la paume de ma main gauche. Cela fonctionna. J’allais très doucement... mais soudain, les lames bougèrent légèrement de haut en bas, comme si elles étaient vivantes et flexibles ! Je réalisai alors mon erreur. Une substance liquide et collante recouvrait tout l’objet. J’arrivai tout de même à le déplacer donc je continuai à faire ainsi jusqu’à ce qu’il soit parfaitement placé au creux de ma paume. Lorsque j’entrepris de lever mon index, la substance m’en empêcha. J’avais toutefois réussi à l’enlever un peu mais ce que je vis m’effraya. Un rayon vert d’un centimètre environ défilait et redéfilait entre l’objet et le liquide plaqué sur mon doigt, comme s’il analysait mon emprunte. Puis le rayon disparut et cette sorte de colle se retira de mon doigt pour se remettre uniformément sur l’objet. Je soupirai. Déjà, ma main droite était sortie d’affaire, il ne manquait plus que... « AÏE !!! » La douleur chassa mes pensées. Que se passait-il ?! L’endroit auquel l’objet était situé me faisait horriblement mal, et pourtant, je ne voyais pas ce qui créait tant de douleur ! « Il est juste posé sur ma main, alors qu’est-ce qui me fait mal ? me demandai-je. » Aussitôt, je m’aperçus avec horreur ce dont il s’agissait. La substance liquide coulait sur ma peau et la ramollissait tellement, que l’objet s’enfonçait peu à peu dans ma main ! Ma peau commença à se déchirer !! Et lorsque celle-ci fut à la hauteur des trois lames, je me demandai, avec frayeur, ce qui allait advenir. La réponse ne se fit pas attendre. Les lames bougèrent et s’enfoncèrent rapidement dans ma peau en la lacérant de toute part !! La souffrance était si intense qu’elle m’en coupait le souffle ! Un cri silencieux sortit de ma bouche et j’eus l’impression que mon cœur s’arrêtait de battre. Ces lames d’acier m’entaillèrent la peau encore et encore. Le sang coulait le long de mon poignet. Tout à coup ma vue se brouilla. Les formes ainsi que les couleurs se mélangèrent jusqu’à ne laisser qu’une sombre obscurité. Je me sentis tomber dans un gouffre si profond que je continuais toujours de tomber. Peut-être n’y aurait-il jamais de fin...
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