L’instituteur se dit que sans cette crainte du Makhzen, il aurait peut-être été lapidé par les villageois suite au jugement de leur imam. Le jour où ces gens-là n’auraient plus peur du gendarme et du caïd, revivrait-on le bled siba (période de grande insécurité au XIXème siècle au Maroc) se dit-il mais ses douloureuses fesses se rappelèrent à son intention. Si on n’a même pas le droit de ne pas prier, on ne peut pas avoir le droit d’être, par exemple, juste un tout petit peu libre ! Être parfois un peu chrétien, d’autres fois être m******n et quelques instants être, peut-être même juif ! Personne n’a le droit d’obliger ma conscience à le suivre ! D’ailleurs, les prières collectives telles qu’elles ont lieu, ont tout l’air de véritables alignements militaires. Selon le coran, Allah n’a pas

