– Vous voici bientôt rendue ; je vais m’en retourner pour ne pas me mettre à la nuit. – Et donc, tu ne viens pas jusqu’à Fanlac conter ce qui s’est passé à M. le chevalier ? – Ma pauvre Fantille, vous le lui conterez bien ; moi, je n’irai pas d’aujourd’hui : voyez, le soleil baisse déjà… Allons, adieu ! Dans quelques jours je viendrai. Et, la quittant, je m’en revins aux Maurezies. La maison de La Granval était une grande belle maison bourgeoise comparée à celle de Jean qui n’avait qu’une chambre seulement, éclairée par un petit fenestrou. Pour tout plancher, c’était la terre battue, avec des creux par places, et des bosses là où les sabots laissaient la boue du dehors. Dans un coin, un mauvais lit ; au milieu, une vieille table et un banc ; contre le mur décrépi, un méchant coffre piq

