VI-4

2101 Words

Après une pénible après-midi, la nuit vint de bonne heure, comme en automne, et nous trouva là toujours tous trois. La lumière du cierge tremblotait sur le lit mortuaire, et nous éclairait, nous autres assis auprès, laissant dans la vaste chambre des coins obscurs qui nous enveloppaient d’ombre. La Fantille égrenait son chapelet, et nous deux Jean, nous songions tristement, écoutant machinalement sur nos têtes un cussou, autrement un ver, qui faisait grincer sa tarière dans une poutre : gre, gre, gre… et échangeant parfois à voix basse quelques mots qui rompaient à peine le silence funèbre. Sur les sept heures du soir, nous ouïmes les pas d’un cheval dans la cour, et j’y fus avec Jean : c’était le chevalier. Tandis que Jean menait la jument à l’étable, je le conduisis à la chambre mortuai

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