VI-3

2161 Words

– C’est malheureux, disait-elle, que ça se trouve comme ça, que tu ne puisses pas sortir de La Granval. Tu vois, nous avons un grand bien, qui donnerait le double de revenu s’il y avait chez nous un jeune homme vaillant comme toi. Et puis enfin, en travaillant pour nous autres, tu travaillerais pour toi, puisque la Lina te trouve à son goût et que nous n’avons qu’elle de famille. Et ce n’était pas seulement le bien qu’elle me montrait, mais les étables, le grenier garni de blé, le cellier où il y avait une trentaine de charges ou demi-barriques de vin, vieux en partie, car Géral avait toujours eu cette coutume d’en garder de chaque récolte pour le faire vieillir. Jusqu’aux lingères bondées de linge, jusqu’aux cabinets pleins d’affaires elle me montrait ; et même, un jour, ouvrant une tire

Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD