Le matin du mariage se leva dans une splendeur presque irréelle. Le ciel était d’un bleu pur, indifférent aux tempêtes humaines. Les jardins de Versailles resplendissaient sous une lumière éclatante qui semblait vouloir sanctifier l’événement. Les fontaines jaillissaient avec une vigueur nouvelle, les dorures scintillaient, et les tentures blanches dressées le long de l’allée royale ondulaient dans une brise légère. Tout respirait l’ordre. Tout respirait la célébration. Françoise, debout devant son miroir, achevait d’ajuster le col de sa robe. Elle avait choisi une teinte sobre, un gris perle presque austère, qui contrastait avec les étoffes lumineuses prévues pour la future reine. Elle ne devait ni rivaliser ni disparaître. Elle devait rester. Elle contempla son reflet. Ses yeux tra

