Versailles s’éveillait dans un frisson d’or et de marbre, mais Françoise, debout derrière les lourdes tentures de sa chambre, ne percevait ni le chant des oiseaux ni le bruissement des fontaines. Elle écoutait autre chose : le souffle discret du danger, l’écho imperceptible de pas inconnus dans les couloirs de son royaume. Chaque mot prononcé par la cour pouvait être une arme, chaque sourire un piège. Depuis l’incendie d’Isabella, tout avait changé. La vie à la cour n’était plus seulement une danse de complots et de courbettes ; c’était un théâtre où chaque respiration pouvait être enregistrée, chaque désir observé, chaque geste retourné contre elle. Et parmi ces ombres mouvantes, une présence invisible l’observait. Françoise le sentait, avec cette certitude que les femmes comme elle déve

