Un brouhaha, s’élevant tout à coup, les arracha à leur joie. L’avocat de la partie civile, irrité, se levait pour répliquer. Sentant la nécessité de frapper des coups décisifs, il en venait hardiment cette fois aux personnalités. Avec un esprit diabolique il s’emparait de ce que Pascal avait dit de la conspiration contre la famille de Clairefont, et se livrait à des allusions féroces. Comment ! c’était Pascal qui dénonçait ces faits ? Mais avaient-ils rien de répréhensible, puisque, disait-on, son père lui-même en était l’instigateur ? Allait-on présenter des opérations financières comme des machinations ténébreuses ? Le désir de convaincre entraînait trop loin le défenseur : il oubliait ce qu’il devait à la justice, ce qu’il se devait à lui-même. Car les raisons qui l’avaient amené à défe

