Sur le seuil de cette chambre qui avait été celle de sa mère, il crut entendre encore la voix de la mourante murmurant ces suprêmes paroles : « Sois bon dans la vie. Il faut être bon... » Il se retourna avec un effroi superstitieux, comme s’il se fût attendu à voir apparaître derrière lui la chère ombre. Il se vit seul, et, inclinant son front, comme devant un ordre souverain, il murmura : Sois tranquille, douce regrettée, tu seras obéie ! Il avait retrouvé toute sa présence d’esprit, tout son courage. Il se sentait prêt à accomplir des tâches héroïques pour vaincre des répugnances insurmontables. Il oublia en un instant les résolutions qu’il venait de prendre. Ses idées suivirent un autre cours. Il n’était plus réduit à l’écœurante inaction qui le faisait paraître complice de tout ce qu

