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1770 Words
Une fois à mon étage je m’installe à mon bureau que je partage avec Gabriel, je remarque que le beau brun est déjà sur un dossier, puisque il tient des feuilles dans sa main gauche, et il tapote sur son clavier d’ordinateur, en fronçant des sourcils à plusieurs reprises. A mon tour j’allume mon ordinateur, ensuite j’interpelle Gabriel. -Hey ! Je ne sais pas sur quoi je dois travailler ! Dis-je paniquée. -bien que ce soit très flatteur, je ne suis pas le patron, mais je suis assez gentil et adorable, pour t’expliquer qu’une réunion sera établie d’ici dix minutes, pour la distribution du travail à faire. J’écarquille les yeux. -attend, tu veux dire une réunion avec le nouveau patron ? Dis-je en baissant la voix sur « nouveau patron », comme si c’était le mot interdit, « vol de mort », mais en plus sexy. -oui, pourquoi tu as un problème avec ça ? Me demande Gabriel en baissant la voix, et en utilisant un ton ironique, ce qui augmente mes envies furtives de le tuer. Ensuite il éclate de rire. -Calme-toi princesse, rien qu’en l’évoquant, tu deviens aussi rouge qu’une tomate. Si tu veux un conseil dans ce milieu boucle d’or, ici tu dois bosser et garder tes fantasmes pour toi, ça ne se passe pas toujours comme dans le film coup de foudre à New-York. Boucle d’or, le surnom que me donnait Liam. Oh mon dieu mais pour quoi j’agis de la sorte, je n’ai qu’à d’aller le voir, et lui dire la vérité, et puis c’est tout, avec un peu de chance il se souviendra de moi, on évoquera quelques anecdotes du passé, et tout le monde fait son boulot, je serais même peut-être favorisée aux autres employées on étant l’amie d’enfance du grand Liam Parker. Et pourtant, ma conscience me défend de faire ça, si je le fais, je serais obligée de raconté ce que je n’ai pu dire à personne, même pas à Clary. Et je ne me sens pas d’attaque pour mettre mon passé sur la table, non, j’ai juste envie de tout oublier, et de passer à autre chose, de vivre ma vie. -c’est le moment ! Je lève les yeux vers Gabriel. -quoi ? -c’est le moment de la réunion ! C’est incroyable comme il arrive toujours au bon timing, ça devient troublant à la longue. Je quitte on siège en suivant Gabriel. Oh oui, c’est le moment de revoir un de mes fantôme du passé, le plus sexy et le plus beau fantôme de mon passé. On arrive devant une grande porte en bois qui s’allie  parfaitement avec la décoration des lieux. Gabriel pousse la porte en me laissant entrer la première, déjà quelques dizaines de personnes s’y trouvent. C’est une grande table de trente place je dirais, c’est comme les salles de réunion que je vois souvent à la télé, les dernières entreprises où j’ai bossé en tant que stagiaires et en tant qu’employée officielle, n’avait pas tout ce luxe. Donc je reste stupéfaite, devant l’immense écran qui décore le mur, destiné aux appels vidéo, et les baie vitrée qui dessine New-York dans toute sa splendeur.  Je prends place devant Gabriel qui salut quelques personnes. La porte s’ouvre, et l’objet qui possède toutes mes pensées fait irruption dans la pièce immense qui désormais parait tellement petite. Il prend place la chaise principal, ensuite il prend la parole. -Bonjour à tous, je suis                William Parker, pour ceux qui l’ignorent, je suis officiellement le nouveau P-DG de The New-York Times. Aujourd’hui…   Flash-Back : -Ou est-ce qu’on va Liam ? Demandais-je encore une fois, même si je sais d’avance qu’il ne va pas me répondre. Il sourit, en continuant à regarder la route. -c’est une surprise. Dit-il. Je souris en regardant par la vitre la route qui défile devant mes yeux, je sors ma main et je laisse le vent me donner des frissons agréables. Aujourd’hui il fait beau, il fait ni chaud, ni froid, c’est parfait. -je n’aime pas les surprises. Dis-je doucement. -tu aimeras les miennes. Je lui lance un regard intriguant. -tu as l’air sure de toi. -je suis sure de moi. En me lançant un  sourire mutin. Cette fois-ci je roule des yeux, Liam est le garçon dont rêverait n’importe quelle fille, mais son côté arrogant peut très bien lui jouer des tours. La voiture s’arrête finalement, quand je tourne la tête et mon souffle se coupe. -Liam…je…mais… -un jour tu m’as dit que tu rêvais d’être un comme oiseau. Que tu aimais être… -libre, indépendante, et survoler le monde. Dis-je en complétant sa phrase. Mes yeux fixes l’avion qui se trouve sur la terre ferme, ainsi que quelques parachutes au loin dans le ciel. -Liam…C’est de la folie, je…je ne sais pas si je… -tu ne vas quand même pas rater une occasion de vivre ton rêve. Dit-il en coupant le moteur. -non, mais je ne sais pas si j’ai assez de courage pour me jeter dans le vide, comme ça. Si… -il n’y a pas de si. Dans la vie tu as de choix Lena,  le premier, tu te jettes dans le vide et tu vis ta vie, le second, tu restes sur place en essayant de changer ta vie avec des « si ». -c’est fou comme tu dramatise les choses, ce n’est qu’une activité. -une activité qui changera ta vie et que remettra tout en question. Fin du flash-back.  -Monsieur Morris, vous vous occuperez du dossier Food-land, l’entreprise semble monter dans les échelons. -bien monsieur. Je cligne plusieurs fois des sourcils en réalisant que j’ai manqué de professionnalisme en me perdant dans mes pensées. -pour vous monsieur Carling, ce sera le dossier sur les dernières infos de l’arrestation de Ryan Adams. -bien sur monsieur. Il continue à distribuer le boulot, des dossiers aussi importants les uns que les autres, j’envie même quelques personne ayant des dossiers que j’aurais aimé travailler. -mademoiselle Johnson. Ah enfin. -vous vous occuperez des archives, vous mettrez des étiquettes de couleurs rouges sur les dossiers importants, et des étiquettes de couleurs bleus sur les dossiers moins importants. Quoi ? Il se fiche de moi, il est en train de se foutre de moi, pendant qu’on y est pourquoi ne pas me demander de sortir les poubelles, ensuite d’aller jouer au vigils devant la porte. -euh…monsieur Parker excusez-moi, mais ce n’est pas mon travail, je ne suis ni assistante, ni stagiaire. -oui, en effet, mais vous travaillez pour moi, et c’est le travail que je vous demande, non, que je vous ordonne d’effectuer, si vous vous trouvez incapable de le réaliser, vous pouvez toujours démissionner. J’avale péniblement ma salive sous le regard ahuris des autres journalistes. -non, monsieur, je suis capable de la faire. -bien. Vous pouvez y aller dès maintenant, la suite de la réunion sera consacrée aux dossiers importants, rien qui vous concerne mademoiselle Johnson. Dit-il en souriant. Quel connard, quel s****d, quel abruti. Gabriel me lance un regard compatissant, alors que je me lève poings serrés, avant que je ne quitte la pièce, il m’interpelle de nouveau. -mademoiselle Johnson ! -oui ? -vous ne quitterez pas les lieux, pas avant d’avoir fini le travail que je vous ai demandé. -euh monsieur Parker, je ne crois pas qu’elle aura suffisamment de temps, les archives sont à… -Monsieur Morris, si je n’ai pas demandé votre avis, c’est à mademoiselle Johnson que je suis en train de m’adresser. Dit-il en mettant à néant l’intervention de Gabriel. -je vais le faire. Dis-je en quittant la pièce. Une fois dans le couloir j’inspire une grande bouffée d’air. Dans cette pièce j’avais envie de faire une seule chose, tuer, tuer, tuer, non, le tuer, tuer Liam, tuer William Parker. Une fois que je pousse la salle d’archives, je sens mes larmes me monter. -je ne finirais jamais de tout faire. Dis-je quand je vois la pile de cartons qui se trouve devant moi. Non seulement je dois trier chaque dossier, mais aussi étudié leurs contenus pour évaluer s’ils sont importants ou pas. Sans tarder je commence mon travail en ouvrant le premier carton. Quelques minutes après, la porte s’ouvre, je me retourne pour affronter Liam après ma sortie provocante de la salle de réunion, mais à mon plus grand soulagement, mon amie entre un sourire compatissant sur les lèvres. -Clary ? -Gabriel m’a dit ce qui s’est passé, c’est nul. Dit-elle en affichant un air colérique. -oui très nul ! C’est un vrai con tu sais ! -et tu penses toujours que c’est une coïncidence ? - Clary, si ce n’était pas une coïncidence, je n’e serais pas ici, à faire le boulot d’une simple assistante ! Elle soupire lentement, puis elle affiche l’un de ses sourires radieux dont elle a le secret. -tu sais quoi, ce soir on fera la fête en mangeant des plats chinois devant Harry Potter. -depuis quand faire la fête pour toi, est synonyme d’une soirée film d’ados ? -depuis cette gueule de bois, oh mon dieu… Je ris en me souvenant de cette soirée où j’ai dû supporter les râles, et les vomis de Clary. -bon, maintenant laisse-moi travailler, comme tu vois j’ai vraiment beaucoup de boulot. -je vois ça, mais bon, regarde le bon côté des choses, tu ne t’es pas fait virée comme le pauvre Bob ! -oh mon dieu Clary, tu es incroyable ! 
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