#Liam
-Bordel Liam, tu es incroyable ! S’écria Charles à l’autre bout du fil.
Je m’adosse contre mon siège en souriant. Ce matin, elle portait une robe bleue qui lui va comme un gant. Elle est tellement belle, ses cheveux blond sont tellement brillant, et paraissent aussi soyeux que j’avais ressentis une furtive envie d’y glisser ma main. Tout d’un coup, je ressens une énorme bosse qui se forme sous mon pantalon. Je la désire, mais mon désir de me venger est plus puissant.
Une colère subite me vient à l’esprit en imaginant quelqu’un d’autre la toucher, parcourir son corps, embrassé ses lèvres roses qui ne demandent que ça, toucher ses seins, sentir son odeur…Je repense à ce Gabriel Morris, il semblait proche avec elle, il avait pris sa défense au péril d’être renvoyé. C’est son compagnon ? Il couche avec elle ?
Je secoue la tête en essayant d’éjecter toute cette jalousie absurde de ma tête.
-jusqu’à quand tu vas continuer à martyriser la pauvre fille ?
-jusqu’à ce que j’obtienne des réponses. Dis-je catégoriquement.
-tu sais Liam, dans la société ou nous vivons, et avec le civisme dont on fait preuve chaque jour, il existe une chose que beaucoup de personne utilise, ça a même un nom. Une conversation.
-ne m’en dis pas plus, tu m’impressionne Charles. Dis-je avec sarcasme.
-et tu sais au moins ce que ça veut dire ? Et ben, une conversation est l’échange d’informations entre deux ou plusieurs personnes adultes, les aidants à trouver des solutions à leurs problèmes.
-tu m’impressionnes Charles.
Je l’entends soupirer à l’autre bout du fil. Et j’en fais autant quand je repense à ses yeux bleus, à ce moment jamais qu’une seule envie, faire sortir toutes les personnes présentes, la basculée sur la table à plat ventre, et la baisée. Et le pire dans tout ça, c’est que j’en ai toujours envie.
-sérieusement Liam, tu devrais lui parler.
Je ris nerveusement.
-lui parler ? Puis, sortir des souvenirs, et on oublie tout ? Oh non Charles, j’ai envie qu’elle ressente ce que j’ai pu ressentir ces dix dernières années, j’ai envie qu’elle se fasse avoir comme moi ! J’ai envie qu’elle comprenne qu’on ne me la fait pas à moi !
-oui, je comprends tout ça, au fil du temps j’ai appris à te connaitre Liam, mais aussi dans mon travail d’avocat j’ai appris beaucoup de choses, comme les raisons de changer de noms. Liam, on ne change pas d’identité du jour au lendemain, avant de faire le connard de service, demande-toi si elle n’avait pas une raison valable, pour agir ainsi.
Je soupire lourdement. Je sais que mon ami a raison, je sais que Charles dit vrai. Mais ça ne change rien, ce qu’il sait aussi de son métier d’avocat, c’est quand on rompt un pacte il y’a toujours un prix à payer, il y’a toujours des conséquences à assumer. Elle pouvait me dire ce qui s’était passé, elle pouvait m’accordé cinq seconde pour m’expliquer, mais elle ne l’a pas fait, elle a préféré partir en me laissant un bout de papier comme un con.
-A plus tard Charles, j’ai du travail.
-ne fais pas n’importe quoi Liam, sinon tu le regretteras. Ne la perd pas encore une fois.
Oh non, je n’ai pas l’intention, pas cette fois, de n’importe quelle manière je découvrirais la vérité, et si elle croit vivre un enfer aujourd’hui elle ne sait pas ce qui l’attend après, je ne compte pas en rester là. Pensais-je avec la partie la plus obscur qui existe en moi.
Je coupe la conversation en fixant les chiffres sur mon ordinateur, même si je ne suis pas vraiment d’humeur à travailler.
Je me lève hâtivement de mon siège et quitte mon bureau. Je m’avance vers une seule trajectoire. La salle des archives. Puisque la pièce est faite de mur en verre, je peux l’avoir de là. Assises parterre à genoux, une position d’une parfaite soumise. Elle étudie les dossiers, des feuilles éparpillées un peu partout sur le sol, des étiquettes collées sur ses cheveux, qui sont d’ailleurs en batailles. Je souris à cette vue, elle semble aussi maladroite qu’elle l’était. Et c’est ce qui la rend unique, belle, surprenante. Elle m’a reconnu à l’instant où elle m’avait vu, ce qui me surprend c’est son acharnement à continuer ses mensonges, à continuer d’être une personne qu’elle n’est pas.
Soudainement une idée qui me surprend moi-même me vient à l’esprit. Je vais le lui dire, lui dire que je l’ai reconnu. Mais pas ici, surement pas ici, non. Dans un endroit où elle ne pourra pas s’enfuir encore une fois, un endroit, comme un autre pays. Un autre pays, comme un voyage d’affaire. J’imagine déjà l’expression horrifié sur le visage de Charles, mais cela m’importe peu. Cette fois-ci, je vais faire avec mes propres règles, mes propres manières. Et une chose est sure, j’obtiendrais les réponses que je veux.