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Une mariage «Empoisonné»

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Mariée? J'ai signé ma propre mort.

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Chapitre I
Je m’appelle Diane. Et si je dois être honnête, tout ce qui m’est arrivé… je l’ai provoqué moi-même. J’avais dix-neuf ans. Élève en Terminale. Je vivais encore dans l’innocence des cahiers, des révisions du baccalauréat et des rêves d’université. À cet âge-là, on croit qu’on contrôle tout. Djimitrie avait vingt-quatre ans. À cette époque, il ne me regardait même pas. Il sortait avec ma meilleure amie, Samantha. Oui. Samantha. Je les voyais ensemble. Il venait la chercher. Il l’appelait devant moi. Il la tenait par la main sans gêne. Et moi, je faisais semblant de ne rien ressentir. Mais le cœur ne respecte pas l’amitié. Je suis tombée amoureuse de lui en silence. Je ne sais même pas quand exactement. Peut-être quand il m’a raccompagnée un jour parce que Samantha était déjà partie. Peut-être quand il m’a dit que j’étais plus mature que les filles de mon âge. Peut-être quand il m’a regardée trop longtemps. Au début, je résistais. Ensuite, je répondais à ses messages. Puis je les attendais. Notre relation a commencé dans le dos de Samantha. Je savais que c’était mal. Chaque fois que je la regardais, je sentais une petite culpabilité. Mais l’amour rend égoïste. Et moi, je voulais Djimitrie pour moi seule. Quand les résultats du baccalauréat sont sortis et que j’ai réussi, il était là. Il m’a serrée fort. Ce jour-là, j’ai cru qu’il m’appartenait déjà. Mais Djimitrie était un homme habitué à choisir, pas à être choisi. Alors j’ai pris une décision. Je ne vais pas mentir : je n’ai pas laissé le hasard décider. Je voulais un lien. Un lien fort. Un lien que personne ne pourrait briser. Je suis tombée enceinte. Certains diront que c’était immature. D’autres diront que c’était stratégique. Moi, je sais seulement que j’avais peur de le perdre. Quand je lui ai annoncé la grossesse, son visage a changé. Il n’a pas crié. Il n’a pas souri non plus. Il a juste dit : — “Diane… tu es sûre ?” Oui, j’étais sûre. Mais lui, non. Chez les Oum, la nouvelle a explosé comme une bombe. Djimitrie venait d’une famille riche, respectée. Le nom était lourd. Le nom était précieux. On ne plaisantait pas avec ça. "Oum". Papa Rouger n’a pas laissé le temps aux discussions inutiles. — “Mon fils ne laissera pas un enfant dehors. Tu l’as enceinte, tu l’épouses.” Sa voix ne tremblait pas. Chez eux, les décisions se prennent vite. Djimitrie a essayé de discuter. Il disait qu’il était jeune. Qu’il voulait encore profiter. Mais son père ne voulait rien entendre. Dans leur famille, l’image est plus importante que les sentiments. Alors il a accepté. Mais ce n’était pas un oui amoureux. C’était un oui obligé. À partir de ce moment-là, il a commencé à jouer un rôle. Il me tenait la main en public. Il me présentait comme sa future femme. Il parlait de notre bébé avec fierté devant les gens. Mais quand nous étions seuls, son regard était ailleurs. Il faisait semblant. Je le savais. Mais je préférais son faux amour à son absence. La première fois que j’ai rencontré Mama Solange, sa mère, j’ai compris que mon vrai combat ne serait pas avec son fils… mais avec elle. Elle était assise droite dans le salon, élégante, silencieuse. Elle m’a regardée comme on examine un dossier. — “Donc c’est toi Diane.” Pas de sourire. Pas d’accueil chaleureux. Je me suis avancée pour la saluer respectueusement. Elle m’a laissé parler, puis elle a dit calmement : — “Chez nous, on ne piège pas les hommes avec une grossesse.” La phrase était douce. Mais elle m’a coupée en deux. Elle savait. Elle savait que je n’étais pas arrivée par amour pur. Elle savait que j’avais forcé le destin. Je suis restée debout, incapable de répondre. Puis elle a ajouté : — “Mais maintenant que c’est fait, tu dois comprendre une chose : entrer dans la famille Oum, ce n’est pas un privilège que tout le monde mérite.” Ce jour-là, j’ai compris qu’elle ne m’aimerait jamais. Le mariage a été organisé en grand. Le père ne voulait aucun scandale. Il voulait un événement spectaculaire. Les tentes immenses. Les invités importants. Les notables. La musique forte. Les caméras partout. On parlait de ce mariage dans tout le quartier. “Les Oum ont encore montré leur puissance.” J’étais belle dans ma robe. Enceinte mais rayonnante. Djimitrie souriait. Il saluait les invités. Il jouait parfaitement son rôle de mari heureux. Mais moi, je sentais déjà quelque chose d’étrange. Je venais d’obtenir ce que je voulais. Son nom. Son enfant. Son alliance. Mais je n’avais pas son cœur. Et au fond de moi, je savais que ce mariage n’était pas une victoire. C’était le début d’un poison lent. Après le mariage, je suis entrée officiellement dans la famille Cree. Quelque temps après, j’ai accouché. La grossesse n’a pas été facile, mais je tenais bon. Je me disais que quand l’enfant va naître, tout va changer. Djimitrie va m’aimer vraiment. Il va voir que je suis la mère de son enfant. Que je suis sa femme . On a quitté la grande maison familiale pour emménager dans notre propre maison. Une maison vaste. Trop vaste même pour moi seule parfois. Grand salon, grandes chambres, cour propre. Quand je suis entrée là-bas la première fois, je me suis dit : “Diane, tu as réussi.” Le jour de l’accouchement, j’avais peur. Mais Papa Rouger était là. Oui. Mon beau-père. Lui, ce n’était pas comme Mama Solange. Il me parlait doucement. Il me demandait si je mangeais bien. Il me disait toujours : — “Ma fille, repose-toi. Tu portes l’héritier de la maison.” Car oui, c'était son premier petit fils. Quand j’étais à la maternité, il est venu. Il est resté. Il a attendu. Quand mon fils est né… il avait les yeux brillants. Il a pris l’enfant dans ses bras avec une fierté que je n’oublierai jamais. — “Bienvenue chez les Oum, mon petit.” Ce jour-là, je me suis sentie acceptée. Et quand je suis rentrée à la maison, Papa Rouger m’a offert un grand cadeau. Des bijoux en or. Il m’a dit que c’était pour me remercier d’avoir donné un premier petit fils à leur famille. J’étais heureuse. Djimitrie aussi semblait heureux. Quand il regardait notre bébé, je voyais quelque chose de vrai dans ses yeux. De la douceur. De la fierté. Il la portait comme un trésor. Il souriait vraiment. Et moi, je me disais : “Voilà. Maintenant il m’aime. C’est sûr.” Mais au fond, une petite voix me demandait : Il aime son fils… mais est-ce qu’il m’aime, moi ? Je chassais cette pensée. Une semaine après mon accouchement, Mama Solange est venue. Elle est arrivée avec son parfum fort et son regard qui ne change jamais. Elle a pris le bébé. Elle a souri… mais pas à moi. À l’enfant. Pendant une semaine entière, elle est restée dans la maison. Mais elle ne s’occupait pas de moi. Elle s’occupait du bébé. Elle s’occupait de son fils. Elle donnait des instructions. — “Ne porte pas l’enfant comme ça.” — “Tu ne sais pas encore bien faire.” — “Djimi tu dois manger à l’heure.” Moi, j’étais là. Fatiguée. Le corps encore douloureux. Les points qui tiraient. Les nuits sans sommeil. Mais je devais quand même me lever. Balayer. Faire la cuisine. Ranger. Djimitrie avait refusé qu’on prenne une ménagère. Il disait : — “On n’a pas besoin d’étrangers dans notre maison.” Alors je faisais tout. Parfois je lavais les assiettes avec le bébé attaché au dos. Parfois je cuisinais avec les larmes qui voulaient couler mais que je retenais. Mama Solange voyait tout. Mais elle ne disait rien pour m’aider. Elle me regardait comme pour vérifier si j’étais capable de supporter. Quand la semaine est finie, elle est repartie. Sans m’embrasser. Sans me dire merci. Sans me dire courage. Juste : — “Prends soin de mon petit-fils.” Sa petit-fils. Pas mon fils. Quand la voiture a quitté la cour, je suis restée debout longtemps. La maison était grande. Trop silencieuse. Je tenais mon bébé contre moi. Djimitrie dormait dans la chambre. Et moi, je commençais à comprendre que le mariage, ce n’est pas seulement porter une belle robe et faire des photos. C’est supporter. C’est se taire. C’est se demander chaque jour si on est aimée… ou seulement tolérée. Et le poison, doucement, commençait à circuler.

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