Gaston cacha son visage entre ses mains en laissant échapper un gémissement sourd. – Si, j’ai éprouvé tout cela ! Mais je n’ai plus de force morale, la vie stupide que j’ai menée a tout tué en moi. – Allons donc, je n’en crois rien ! Il vous suffira de vouloir... et pensez donc à votre père, à vos sœurs ! Quel désespoir pour eux ! Quelle honte ! – Oh ! oui, j’ai pensé à tout cela. Mais il m’est impossible de vivre ! Plus de la moitié de mes dettes restera impayée, ce sera le déshonneur pour moi... – Le déshonneur ! Croyez-vous donc qu’il n’existera pas de même après votre mort volontaire, avec, de plus, le stigmate de la lâcheté ? Quels singuliers principes vous avez, dans votre société soi-disant civilisée ! Parce qu’un homme se dérobe devant la responsabilité de ses fautes, il se tro

