ISous les agiles petits doigts d’Inès, le grand tricot gris destiné à une couverture de berceau avançait rapidement. Avant de quitter Lima, elle pourrait faire un envoi pour les pauvres de la bonne sœur Jeanne, car, pendant la traversée déjà, elle avait bien travaillé dans ce but, et de même depuis ces six jours où elle se trouvait dans la capitale du Pérou. Blangard s’était arrêté là pour conclure des arrangements avec le gouvernement péruvien et pour engager les peones nécessaires au service de l’expédition. Il fallait en outre armer ceux-ci en prévision d’une attaque des bandits. Blangard et les siens avaient pu se convaincre que le roi des Andes et ses partisans exerçaient dans toutes les Républiques sud-américaines une véritable souveraineté due à la crainte qu’ils inspiraient par le

