Episode 4

2208 Words
La course qui avait commencé avec peur avec continuer avec des rires moqueurs. Ils venaient de se sortir d’une situation qui non remédiée, aurait pu détruire toute leur vie. Sur le chemin, ils se commémoraient les temps forts de ce moment. Fabrice : mais tu es folle Melissa, tu es carrément rentré voir cet idiot. S’il t’attrapait ? Melissa : il criait là-bas comme un fou. Tu crois qu’il pouvait encore bouger ? Il va seulement falloir qu’on soit sur nos gardes. Ils vont chercher le retour et nous aussi on doit chercher pour nous. Il ne faut même pas qu’on passe pour des faibles. Fabrice : on est là, manger nous dépasse. Le s****d veut encore prendre les miettes de la journée. La prochaine fois il va voir Melissa : jusqu’à me toucher hein. Mais en vrai que sa paume de main est dure et fendue. Il pouvait même me blesser avec ça. Ils coururent jusqu’à la maison. Leur arrivé essoufflée fit craindre leur mère. Ma’a Martina : c’est comment ? Qui vous poursuit ? Melissa : c’était chaud aujourd’hui. Encore un peu on me violait en route Elle le disait sans mesurer la gravité de la situation. Ma’a Martina : hé mon Dieu ! Un jour mes enfants vont mourir à cause de moi. J’ai fait quoi à qui pour devoir vivre ça ? Melissa : akieu mama ! Pourquoi tu dis ça ? J’ai bien dit qu’on a failli, non. Est-ce qu’il pouvait même tenter ? J’ai taillé ses doigts là-bas. Martina avait ce pressentiment qu’un jour les choses n’allaient plus être aussi simple. Sa fille prenait de l’âge, ses atouts physiques étaient de plus en plus visibles. Tout pouvait lui arriver dans ces marches nocturnes qu’elle faisait à la recherche de l’argent. Toujours insouciante de ce qui venait de se passer, Melissa était dans un coin de la maison à compter son gain journalier. Lorsqu’elle atteint la somme de deux mille franc, elle sauta de joie. Elle porta sa boite de monnaie et garda ses pièces. C’était pour sa tenue du niveau secondaire avait-elle mentionné. Dès qu’elle déposa la boite, son père arriva. Pa’a Paul : donnes-moi ce que tu gardes là. Vous pensez que je vis même comment ? Vous cherchez l’argent et vous ne me donnez jamais rien. Je veux cette boite. Melissa éclata de rire, frappa des mains et rit à nouveau. Pa’a Paul : je parle ça t’amuse ? Parce que je ne t’ai pas encore frappé depuis. Melissa : tu es toujours en train de me prendre pour la petite fille de maternelle que tu fouettais jusqu’à enfermé dehors pendant la nuit. Repé j’ai grandi hein… Moi aussi je mords, et très mal. Vas-y demander à celui qui a failli me tuer tout à l’heure dans la rue. Pa’a Paul : je veux cette boite d’argent et maintenant. C’est un ordre et tu es ma fille. Respecte ce que je dis. Melissa : il va falloir me tuer jusqu’à m’enterrer avant de prendre ça. Parce que si tu ne m’enterre pas, mon corps va rester là pour garder ma boite. Hehann… L’argent de ma tenue ? Blague ! Touches, on va voir qui est qui dans cette maison. Fabrice : contrôles ton langage Melissa  Elle se tue. Fabrice donna un billet de cinq cent franc à son père et celui-ci s’en alla. Melissa : ce que tu supportes la va te dépasser. Un jour il va demander que tu lui remettes tout ce que tu as travaillé. Je vais voir comment tu vas faire. Il part comme ça fumer avec l’argent là. Fabrice : fais à manger et allons-nous reposer. Demain tu as école et je veux que tu réussisses ton CEP. Que je ne te retrouve pas à vendre. D’ailleurs, donne-moi ta boite de bénéfice. Même le capital, remets moi ça. C’est après l’examen que tu vas récupérer. Melissa : mais je… Fabrice : j’ai dit, donnes ! Fabrice était à la fois la maman en santé qui lui manquait, le papa attentif qu’elle n’avait jamais eu, l’enseignant compréhensif et le frère parfait. Il lui aurait demandé de se jeter du haut d’un toit qu’elle l’aurait fait sans hésiter. La confiance qu’elle mettait en lui était inestimable. Le respect qu’elle avait pour lui surpassait n’importe lequel. Bien qu’en colère, elle lui remit l’ensemble de ses économies et alla en cuisine. Sa maman qui se sentait mieux alla la rejoindre. Bien que ne pouvant pas les aider financièrement, elle ne ratait aucune occasion de conseiller sa jeune fille par peur qu’elle ne s’égare. Ma’a Martina : ma belle enfant, comme je voudrai que les choses soient autrement ! Dis-moi, tu as composé comment aujourd’hui ? Melissa : si je ne passe pas on fait la requête on dépose à la présidence. Ma’a Martina : j’ai confiance. Tu vas faire comme ton frère a dit, non ? Tu arrêtes d’abord le job et puis tu te concentres sur ton examen. N’est-ce-pas ? Melissa : mama je ne veux pas. Il dit d’abord ça pourquoi ? Est-ce que ça empêche que j’étudie ? Ma’a Martina : tu dois faire comme il dit. Fabrice n’est pas seulement ton frère, il est ton tout. Mes jours sont comptés et si je pars il ne te restera plus que lui. Vous devez être soudé pour que le tout petit ne vive pas une enfance brouillée comme la vôtre. Melissa : mama je n’aime pas quand tu parles comme ça. On fait tout ce qu’on doit faire pour que tu reçoives tes soins au plus tôt et tu me parle de jour compté ? Est-ce que tu vas partir ? Tu dois vivre pour voir comment on va quitter de petit à grand. Ma’a Martine : parfois je me demande si tu as vraiment ton âge. Tes réflexions sont tellement poussées. Ça me fait même peur. Melissa : mama j’ai grandi dans ce quartier où tu blague on taille ta tête. Je suis obligé de réfléchir. C’est pour ça que je dis toujours qu’on avait coupé mes points pendant la compos des autres années. Est-ce que je suis bête ? Ma’a Martine : pardon prépare là-bas. Tu veux comme ça m’embrouiller. Elles continuèrent la cuisine dans une belle ambiance. Entre se taquiner et faire des blagues, Melissa ne manquait pas de faire ses folies légendaires. De son côté, Fabrice apprenait à son dernier frère comment former les lettres sur son ardoise. Il comptait en même temps ses économies pour voir la somme qui manquait. Il économisait depuis des mois pour payer une consultation médicale à sa mère. Il ne vivait désormais plus que pour cela. Ce jeune homme toujours fort et courageux laissa échapper des gouttes de larmes lorsqu’il compta les comprimés qui restaient à sa maman. Dans une semaine il fallait lui acheter une nouvelle boite. La vie ne lui faisait aucun cadeau. Il devait travailler deux fois plus. Si Melissa devait rester à la maison, il fallait qu’il passe ses journées et même ses nuits à batailler à tout coin de rue. Il était devenu rare à la maison. Il passait juste pour prendre une douche et se mettre quelque chose sous la dent. Il avait trouvé un job de serveur dans un bar pour un temps définit. La paie était moindre mais il ajoutait cela à ses busines au marché avec ses amis. Pendant le temps qu’il estimait être libre, il aidait les mamans du marché à transporter les couses soit jusqu’à chez elles, soit jusqu’à leur voiture en échange de quelques pièces de monnaies. Pour compenser les efforts de son frère, Melissa se mettait à jour sur ses cours en étudiant deux fois plus que d’habitude. Elle était enragé de ne pas pouvoir travailler mais l’idée de réussir et faire la fierté de Fabrice prenait un tout petit peu le dessus. Sa réussite à son concours d’entrée en sixième avait redoublé ses efforts. La semaine de son examen était enfin arrivée. Fabrice avait passé la nuit à la maison pour pouvoir l’accompagner au centre d’examen le jour-j. Contente d’aller composer, elle avait fait repasser sa ténue chez la voisine. Elle s’était oint de l’huile de palmiste achetée par son frère et avait proprement chaussé ses pieds. Dans un plastique blanc, elle avait gardé ses outils et ses pièces d’identités scolaire. Sa maman était placée devant la maison avec elle et lui donnait les bénédictions pour cette première journée. Ma’a Martina : tu composes bien ma fille. Restes concentrée et soit positive. Je sais que tu vas t’en sortir. Tu es forte. Prie avant d’ouvrir ton épreuve. Réfléchi bien avant de répondre aux questions. Bats-toi pour répondre à toutes les questions. Melissa : j’ai compris mama. Tu vas dire les mêmes mêmes choses dix fois. J’ai compris jusqu’à. Merci beaucoup mama. Son frère sortit de la maison. Fabrice : bon, on part petite. Melissa : je ne sais même pas pourquoi tu veux qu’on y aille ensemble. Tu fais seulement comme si j’étais une gamine. Pourtant je connais même la route. Fabrice : marches là-bas ! Ils partirent. Devant l’école, elle qui était quitté de la maison toute confiance commença à paniquer. Melissa : hayaaa… Si je ne passe pas, je vais devenir quoi ? Fabrice : tu as eu ton entrée en sixième, ce n’est pas petit CEP qui va te dépasser. Dès que tu finis de composer, tu rentres. Tu ne dois pas faire les commentaires avec les gens. Melissa : je parle même souvent avec les gens ? Ils sont là à toujours me fuir. Fabrice : tu fais peur à tout le monde… Bon pars, on contrôle déjà vos cartes. Composes bien petite sœur. Quand tu vas rentrer je serai là. Melissa : si je ne passe pas hein… Humm ! Son frère esquissa un sourire avant de lui faire une tape sur le dos. En joie, elle alla s’aligner pour le contrôle d’identité. La journée se passa plutôt bien pour elle. Elle ne s’en était pas plaine comme dans les années antérieures. Le jour suivant fut pareil, les encouragements de son frère et de sa mère venaient s’ajouter à ses heures d’étude pour faire sa force. Il fallait désormais attendre les résultats des examens dans un mois. Pendant ce temps, elle avait rejoint son frère dans le travail. Ayant tout le temps à sa disponibilité, elle se faisait le maximum d’économie pour pallier aux soucis de santé de sa mère. Un soir pendant qu’elle vendait encore, elle entendit deux de ses camarades de classes jubiler. Elle criait sans arrêt ‘’j’ai eu’’. Un coup de cœur frappa la petite. Les résultats étaient arrivés une semaine plus tôt. Courageuse, elle courut chez son maitre. Il vivait à quelques pas du marché. Une fois chez lui, elle frappa inlassablement. La femme du maitre sortit de la maison. -c’est quoi ? Tu cognes fort comme ça pourquoi ? Melissa : excuse madame. Je veux voir le maitre. On dit que les résultats sont déjà sortis. Je veux savoir si j’ai passé. -et c’est le maitre qui donne les résultats ? Il faut aller regarder les listes à l’école. Pendant qu’elles parlaient, le maitre arriva. Melissa : hé monsieur, que les résultats sont sortis. -oui, c’est sorti depuis le matin. Je pensais même déjà que tu étais au courant. Melissa : humm… La tête que vous faites ! Donc j’ai échoué encore ? -attend, j’ai une copie des listes dans mon téléphone. Melissa : pardon monsieur regardez une fois vous me dites. Je veux savoir. -ce sont mes résultats ? Tu vas regarder. Elle prit le téléphone. Ses mains tremblaient. Ses yeux brillaient. Sa peur grimpait. Elle commença à lire les noms correspondants à la lettre de son nom. Elle ne voyait pas son nom. Après avoir cherché deux fois, elle baissa les bras. Elle remit le téléphone au maitre en pleurant. -mais tu passes et tu pleures ? Melissa : je n’ai pas vu mon nom Il regarda le téléphone et se rendit compte qu’elle avait défilé jusqu’à dépasser la liste de son établissement. Il remonta jusqu’à son nom et lui remit le téléphone. -tu as réussi ma fille. Elle sauta le plus haut possible et s’agrippa sur les épaules de son enseignant. Eblouit par la détermination de dernière minute de la dernière de sa classe, le maitre acclama sa réussite plus que celle de tout autre élève. Il lui remit un billet de deux mille franc en compensation. Melissa engagea une course sans frein jusqu’à la maison. A son arrivé Fabrice avait un sac d’habit à l’extérieur de la maison. Il était en larme, déboussolé, désorienté. Melissa : c’est quoi ? Tu pars où avec le sac ? Mama est où ? Il tira sa sœur dans ses bras. Il la serra tellement fort qu’elle se mit à pleurer. Sa bonne nouvelle rentra dans son ventre. Melissa : où est mama ? Pourquoi tu as ses habits ? Tu pars où avec ? Je l’ai laissé ici le matin. Elle a dit qu’elle allait rester préparer. Elle est où ? Fabrice : on va s’en sortir petite sœur, un jour la vie va nous sourire. Je veux juste que tu sois encore plus forte. Je veux qu’on reste soudé.
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