Episode 3

2306 Words
Après la cuisine, ils allèrent servir à manger, laissant pour le père dans la marmite. Il allait probablement rentrer en matinée avec une bouteille de bière et le nez cassé dans l’une de ses bagarres légendaire. Tous fatigué, ils s’endormirent sans laisser le temps à la nourriture de se poser dans le ventre. Quatre heure du matin, Fabrice avait réveillé Melissa qui à contre cœur dû se lever. En se frottant les yeux, elle se demandait ce qu’il pouvait bien avoir contre elle pour la réveiller à cette heure où le sommeil prenait son goût le plus doux. Melissa : après quand je vais dire que tu ne m’aimes pas ça va devenir les problèmes. Tu me réveilles pourquoi ? On a un problème ? Je t’ai fait quoi ? Fabrice : ramasse ton cahier de mathématique tu viens avec. On a deux heures de travail avant de sortir de la maison Melissa : tu n’es pas sérieux. Avec tout ce sommeil dans mes yeux tu veux qu’on étudie ? Je ne veux pas moi ! Fabrice : je ne te demande pas si tu veux étudier ou pas. Je t’informe que désormais on va faire comme ça tous les matins jusqu’à ce que tu réussisses à ton examen. Tu fais quoi à l’école primaire jusqu’à tu n’as même pas honte ? Elle chercha son cahier et l’apporta à son frère. Celui-ci était certainement le plus intelligent de sa classe. Son baccalauréat était parmi les meilleurs de la ville. Sa situation précaire était malheureusement un frein pour continuer ses études. Les frais universitaires étaient de trop pour lui. N’étant pas dans une ville estudiantine, il était difficile pour lui de se déplacer tous les jours ou encore de se payer une chambre d’étudiant. Rester à la maison à la recherche de petits boulots par ci et par-là étaient pour lui la solution idéale en attendant qu’une brèche s’ouvre. Deux années déjà à attendre cette brèche et il avait toujours espoir. Vois sa petite sœur se foutre de ses études ne l’enchantaient pas du tout. Il avait décidé de prendre les choses en main et de s’assurer qu’elle ait au moins un certificat d’étude primaire bien qu’insignifiant de nos jours. Se rendant compte qu’elle ne connaissait rien dans son cahier, il commença à lui inculper les notions de base. Elle commença à prendre goût. Melissa : donc ce sont les choses faciles comme ça qu’on donne je rate ? Vraiment je me dépasse moi-même. Fabrice : après tu viens dire qu’on a mal corrigé ta feuille. J’entends encore ça Ce programme d’études avaient un tant soit peu changer la jeune fille. Le soutient de son frère lui donnait le goût d’étudier et de travailler simultanément. Ce changement se répercuta positivement sur ses études. Ses notes s’améliorèrent. Elle restait à un niveau passable mais n’était plus la dernière dans une classe d’une soixantaine d’élèves. Le maitre fut stupéfait de voir un tel changement pendant la remise des bulletins de la cinquième séquence. C’était une nouveauté sans pareille. Il travaillait dans cette école depuis plus d’une dizaine d’année. Tous savaient Melissa paresseuse et n’espéraient pas la voir changer un jour. De constater qu’elle avait eu pour la première fois onze de moyenne était à fêter. Pendant cette remise des bulletins, le maitre déposa celui de Melissa sur la table. Lorsqu’il finit de remettre celui des autres, elle baissa la tête et s’attrista. Si on ne lui donnait pas le sien, certainement qu’elle n’avait pas eu de moyenne comme à ses habitudes. Le maitre vint vers elle, lui tendit la main. Elle sût que c’était une moquerie. Une montée de larme l’envahit. De savoir que l’on ne méritait pas un note à cause de la paresse était une chose mais de tout faire pour meilleur et ne rien avoir en était une autre. Son esprit colérique revint à elle. Melissa : je sais que je suis la dernière. Donnez-moi mon bulletin je rentre chez nous. Ne vous moquez pas de moi. J’ai étudié cette fois. J’ai dormi sur mon cahier même. Je ne sais pas pourquoi je suis toujours dernière. Surement que l’école n’est même pas faite pour moi. -lève-toi et viens devant s’il te plait Melissa : je ne suis pas d’humeur monsieur. Je ne veux pas que quelqu’un ait le toupet de rire de moi. Je vais faire mal à quelqu’un s’il rit. Tous connaissaient sa fureur. Il fallait avoir plus d’une tête pour se moquer d’elle lorsqu’elle ne le désirait pas. Son respect pour son enseignant l’obligea à aller se mettre devant les élèves. Visage serré, elle faisait marcher ses yeux pour détecter le moindre sourire sur les lèvres de qui que ce soit. Le maitre la regarda un long moment. -c’est vrai que les gens changent mais toi ? Je suis tout simplement dépassé. Des applaudissements pour Melissa, levez-vous et applaudissez pour elle. Bien qu’étonné, il fallait obéir au maitre. Tous se levèrent et se mirent à applaudir. Il ramassa le bulletin de la gamine, lut son nom et hurla sa moyenne de telle sorte que tout l’établissement ait vent de la nouvelle. Melissa fit un bond du sol et s’écria de joie. Dansant au rythme de la réussite, elle proclama le nom de son grand frère sur tous les toits. Le maitre lui tendit à nouveau la main et elle se fit un plaisir de la prendre. Emerveillé par ce succès, elle partagea un peu de ses avocats à tous les élèves. Son retour à la maison était brillant, elle était heureuse de sentir cette odeur de la réussite circuler dans ses narines. Elle courut vers sa mère qui se sentait mieux grâce à la prise continue de ses médicaments. Melissa : mama, si je te raconte, c’est sûr que tu ne vas pas me croire. Ma’a Martina : on a encore coupé tes points ? Ou bien ton bulletin n’est pas sorti ? Melissa : donc tu ne peux même penser que ce soit autre chose ? J’ai étudié cette fois hein. Je suis devenue très forte. Encore un peu je bâchais même le premier de la classe. Ma’a Martina : ne me dis pas ma fille ! Montre-moi alors le bulletin Melissa : voici ça ! Elle ouvrit jusqu’à la page réservée à la séquence. Grande fut sa surprise de voir la moyenne de sa fille. Elle prit son enfant dans ses bras, chantant de joie. Tous leurs problèmes disparurent pendant ce court instant. Cette journée fut pour Melissa l’une des plus belles. Elle attendait impatiemment le retour de son frère pour lui annoncer la bonne nouvelle. Placée devant la porte à attendre le retour de son frère, la jeune fille lisait encore et encore ses différentes notes en chaque matière. Elle sauta de joie lorsqu’elle le vit arriver de loin. Avec les résultats de chaque feuille de composition qu’elle lui avait remis, il avait déjà pris la peine d’estimer sa moyenne. Lorsqu’il arriva près d’elle, elle ne put s’empêcher de sauter dans ses bras. Fabrice : ce sont tes onze de moyenne-là qui te font sourire comme ça ? Melissa : comme tu as fait pour connaitre ma moyenne ? Fabrice : je suis d’abord fort, très fort même. Maintenant il faut viser plus haut. Tu sais même que tu peux sortir première de la classe ? Melissa : que j’ai mangé quoi ? Je m’arrête à mes onze Fabrice : tu dois apprendre à te surpasser dans tous les domaines. Vise le plus loin possible sœurette. C’est comme ça qu’on atteint le sommet. Le concours d’entrée en sixième était dans les jours qui suivaient. Elle avait encore beaucoup de lacune mais espérait le décrocher. Abandonner ses ventes pour se concentrer pendant cette dizaine de jour lui fut obligé par son frère. Bien qu’attrister de devoir tout laisser entre ses mains, elle devait lui obéir. Cette période avait vite fait de passer. Elle avait composé son examen et n’attendait plus que les résultats. Ce soir en rentrant de son centre d’examen, elle alla acheter sa marchandise pour la revente. Il se faisait déjà tard. Ce n’était pas un souci pour elle. Elle avait fait des jours sans se faire le moindre sous. Elle n’aimait pas se sentir inutile. Elle remplit un seau d’avocat méticuleusement trié et commença son marché. Elle esquivait tous les endroits où elle pouvait trouver son grand frère. Malheureusement pour elle ils se trouvèrent nez à nez au milieu du marché en pleine nuit. Il venait d’être sept heures du soir. Fabrice : tu fais quoi ici avec la tenue de classe ? Melissa : j’ai presque finit de vendre mes avocats. Je fais un tour dans les bars et puis je rentre. J’ai bien composé d’abord. Fabrice : je ne sais pas comment tu fais pour être têtue comme ça. Quand on te parle tu comprends comment ? Tu dois te concentrer sur ton CEP maintenant. Tu crois que tu es déjà arrivé ? Melissa : est-ce que je n’apprends pas ? Je vais le faire. Il faut juste que je finisse de vendre Fabrice : pardon ! Rentrons d’abord. Ils se mirent en route pour le retour. Il n’y avait pas d’électricité dans toute la ville. Les rues étaient sombres. Ils n’avaient que leur petite torche aux piles presque foirées pour s’éclairer. Les quartiers par lesquels ils avaient l’habitude de passer étaient des plus dangereux mais avec la lumière, c’était moins risqué. On les connaissait et personne ne s’avisait de leur faire du mal. Ils savaient se défendre et tous les savaient. Pendant qu’ils avançaient dans l’une des rues les plus dangereuses des coins, ils sentirent comme des pas derrières eux. Ils s’arrêtèrent et se chuchotèrent. Fabrice : ça va cuir sur nous Melissa : je n’ai même pas un bâton sur moi, on va faire comment ? En plus je ne vois presque rien Fabrice : j’ai l’impression qu’ils sont deux. On ne peut même pas risquer de perdre un franc sur l’argent d’aujourd’hui. C’est pour les comprimés de mama. Melissa : et ce que j’ai travaillé aujourd’hui c’est pour ma tenue du lycée. Hehann… Quelqu’un tente de me toucher ici avant de voir. Chance ou malchance ? Le courant revint et les lampadaires se mirent à éclairer. Ils se retournèrent et ne virent personne. Ils savaient néanmoins qu’ils étaient suivis. Fabrice : marchons vite on sort d’ici. Ils accélèrent le pas avant de commencer à courir. Cette course fut freinée. Il y’avait deux hommes devant eux avec des machettes. Deux derrières également. Fabrice enleva de son petit sac deux boites et donna une à sa sœur. Melissa : il y’a quoi dedans ? Fabrice : dès qu’ils approchent on verse seulement sur leurs yeux. Ouvres pour les attendre. Melissa : ils ont les machettes hein Fabrice : c’est pour ça qu’il faut être rapide. Je ne peux pas travailler toute la journée pour que les bandits m’agressent. On va seulement bagarrer. J’ai encore mon petit couteau. Melissa : tu n’en as pas deux ? Fabrice : dès que tu peux, tu fuis. Les quatre hommes s’approchèrent tous à la fois. Dos contre dos, Fabrice et Melissa les attendaient, armé chacun d’une boite de pigment en poudre. Lorsqu’ils furent assez près d’eux, chacun balança sa poudre sans modération. Pendant que leurs agresseurs se frottaient les yeux, ils engagèrent une course vers la sortie de cette rue. Malheureusement pour eux, l'un des agresseurs put supporter les picotements et se mit à les poursuivre. Melissa n’arrivait pas à courir au même rythme que son frère. Elle fut tacler et se retrouva par terre. Fabrice qui se retournait de temps à autre pour voir sa sœur devint rouge de colère en la voyant par terre. Il fit demi-tour et vint vers eux. Cet homme la tenait fortement coller à lui, avec une lame rouillée sous son menton. Fabrice : tu peux prendre tout ce qu’on a mais laisse-la. -vous aimez montrer que vous êtes fort, non ? Je vais tout faire avec ta sœur et devant tes yeux. Tu blague je la découpe en morceau. Ma lame a déjà tranché la gorge de plusieurs personnes. Même celle des sidéens. Ne t’amuse pas, sinon elle va devenir malade pour toujours. Fabrice : prends l’argent grand, prends tout et laisses-la. -je vais la laisser mais je dois d’abord voir ce qu’elle a entre les jambes. Surement elle est même encore vierge. Fabrice : si tu fais ça, je vais te tuer sans regret. Melissa : faire quoi ? Il veut me v****r ? Il est fou ? Elle avait augmenté la colère de son agresseur. Maintenant toujours la lame sous le cou de la jeune fille, il faisait passer une main sur son corps. Elle fit signe à son frère de ne pas bouger. Elle guida sa main délicatement jusqu’à la poche de sa tenue et y sortit sa lame de rasoir. Priant tous les cieux pour que son plan marche, elle attendit jusqu’à ce que la main qui la caressait durement soit proche de sa main armée. Dès que ce fut le cas, elle traça un trait sanglant sur la main de cet homme qui voulait abuser d’elle. Son moment de cri fut le moment pour Melissa et son frère de prendre un élan de course. Après quelques pas de course, la jeune fille fit un brusque demi-tour, ce qui arrêta son frère. Fabrice : tu pars où ? Tu es folle ? Elle alla verser le reste de pigment en poudre sur sa victime avant de retourner vers son frère. Fabrice : tu es malade Melissa Melissa : s’il n’avait pas le pantalon jeans, j’allais tailler son zizi. Il joue avec moi. Qu’oo elle est vierge. Est-ce que je suis d’abord son égale pour ne plus être vierge ? Jusqu’à il met ses mains durs durs là sur moi.
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