Episode 2

2170 Words
Sa couse s’était arrêté devant la maison où elle devait récupérer sa paie pour le transport du sac de marché. Elle alla récupérer son argent. Sa voisine remarqua les larmes dans ses yeux. Tous connaissaient la situation de la jeune fille dans le quartier. Elle ne pouvait malheureusement pas faire grand-chose pour elle en dehors de la conseiller. -Dieu Pourvoira ma petite ! Ne pleure plus Melissa : je dois pleurer. Il faut que je pleure comme ça mes yeux vont être propres. Je suis obligé de pleurer comme ça. Dieu voit mes larmes et ça ne lui dit rien. Si ça lui disait quelque chose surement que je ne serai pas dans cette situation. -ça va aller, toi-même tu sais que ça va aller. Melissa : en tout cas je pars moi au marché. Je dois chercher l’argent. Je ne t’ai même pas dis hein, je suis sorti dernière de la classe. Le maitre a ri jusqu’à Elle racontait son échec comme si ce fut un rien du tout. Sa douce voisine la regarda juste et se tut. Melissa qui avait séché ses larmes prit la route pour son travail qui allait certainement se terminer en pleine nuit. Ayant séparé son gain de son capitale, elle alla acheter son plateau d’avocat pour commencer sa distribution comme tous les jours. Entre marcher et crier ‘’avocat bien tendre’’, elle n’avait pas un moment de repos. Elle faisait acheter ses avocats même par celui qui n’en consommait pas. Sa prospection donnait l’impression qu’il y’avait un plus dans son fruit qu’il n’y avait pas dans les autres. Sa détermination était fascinante, sa joie de travailler était envoutante. La nuit était tombée, la jeune fille ne pensait pas encore à rentrer. Sa mère et le tout dernier de la maison avaient de quoi se mettre sous la dent avant son retour. Elle ne pressait donc pas. Pour son père elle s’en foutait. Il ne méritait pas, d’après elle, qu’elle se saignait pour lui. Pendant sa course vers ses pièces de monnaie, elle tomba sur Fabrice, son grand frère. Celui-ci remarqua la fatigue de sa sœur et la famine qui la rongeait du plus profond de son estomac. Il ne pouvait pas la laisser dans cet état. Placé dans un coin reculé du marché, ils échangeaient calmement. Fabrice : regarde comment tes yeux sont rouges, tu somnole même en marchant. Je t’avais déjà dit que lorsque tu travail jusqu’à être fatiguée, tu laisses. Tu n’as pas besoin de te faire du mal. Melissa : tu penses qu’on va manger les cailloux à la maison ? Je te signale qu’il y’a encore la pension du petit qu’il faut terminer avant que les congés de paque ne finissent. Pour le moment on a juste la moitié de l’argent. Fabrice : est-ce que l’autre la te regarde ? Je t’ai dit que lorsque tu travails jusqu’à ça suffit ce qu’on va manger plus une petite économie tu laisses. Regardes comment tu es. Tu as même faim. Melissa : tu dis sans savoir. J’ai passé cette journée sans boire ce ne serai-ce qu’une goutte d’eau. Fabrice : allons acheter ce qu’on va cuisiner tu rentres avec. Moi je dois aller aider mon combi que tu connais à vendre les habits. Il peut même me donner quelque chose en rentrant. J’ai déjà fini de vendre ma marchandise. Melissa : on rentre alors une fois. Même demain tu peux aider ton ami. Je n’ai pas envie de rentrer seul. Fabrice : tu es l’enfant ? Je te dis que j’ai mes choses à faire tu boudes ? Si tu veux ne rentres même pas. Allons acheter la nourriture. Ce marché qui ouvrait de jour comme de nuit était le lieu à tous faire de certaines personnes. On y vendait de tout à toute heure. Les vendeurs de nuits dormaient en journée tandis que ceux du jour dormaient la nuit. Melissa et Fabrice achetèrent de quoi tenir pour deux jours au moins. Au moment de rentrer, le visage triste de Melissa obligea son frère à rentrer avec elle à contre cœur. De retour à la maison, ils remarquèrent que leurs affaires étaient dehors, emballées dans un foulard. Ils en furent stupéfaits. Ils avancèrent jusqu’à l’intérieur de la maison. Leur père se lava et les fit reculer jusqu’à l’extérieur. Il se faisait appelé au quartier Pa ’a Paul. Pa ‘a Paul : est-ce que c’est encore le chez vous ici ? Vous m’avez montré tout à l’heure que vous maitrisez, non ! Vous n’allez plus poser un seul pied chez moi. Melissa claqua des mains en riant. Ce que racontait son père n’avait pas de sens. Elle leva la tête et le fixa droit dans les yeux. A son âge, elle avait pris l’habitude d’avoir des paroles pesante du fait de son mode de vie. Melissa : si je te réponds, c’est sûr que ce sont les voisins qui vont venir nous séparer. Pa ‘a Paul : donc c’est comme ça que tu me remercie pour tout ce que j’ai fait pour toi. Je t’ai lavé, soigné, nourri. Aujourd’hui tu me parles comme ça ? Prends tes affaires et sors de chez moi. Melissa : si tu avais fait au moins une seule chose de tout ce que tu viens de dire, je devais de respecter hein. Sauf que depuis que tu cites je ne vois pas une seule chose que tu as déjà fait pour moi. Mis à part les coups de poings et les insultes. Fabrice : pardon le père, on a eu une dure journée. Laisse-nous entrer. On a faim, on veut préparer, manger et dormir. On doit se réveiller tôt pour étudier et aller travailler. Pa ‘a Paul : allez dormis où vous voulez, pas dans ma maison. La maitresse de maison s’approcha malgré ses souffrances. Elle se tint devant son mari et le regarda sévèrement. Le tout dernier de la maison, encore en maternelle, vint vers son père en larme. Comprenant à sa manière ce qui se passait, il n’épousait pas l’idée de mettre ses ainés à la porte. L’inconscience de cet homme âgée de la quarantaine était à clamer. Il continua ses menaces à l’encontre de ses propres enfants. Pa ‘a Paul : je dis que personne ne va entrer dans cette maison et personne ne va sortir. On va voir si c’est vous le père ou si c’est moi. Je mérite le respect de mes enfants. C’est même devenu quoi ? Melissa : c’est ta maison ? Tu as une maison ? Profiteur, parasite. Tu as même la chance d’être mon père, tu sais très bien que c’est ça qui me retient de ne pas te battre. Quittes devant la porte, je ne veux pas qu’on parle de moi ici au quartier. Fabrice : calmes-toi Melissa, il est notre père. Contrôle tes paroles. Melissa : tu parles parce que tu es née quand il réfléchissait encore. Surement il t’a même acheté une couche avant de devenir ce qu’il est. Fabrice : peu importe, c’est notre père. Le minimum de respect doit lui être accordé. Contrôle ce que tu dis. Melissa se tue. Bouscula son père et entra dans la maison. En colère à cause du redressement de son frère, elle alla se coucher sans faire à manger. Elle en oublia même sa famine. Fabrice qui ne pouvait en aucun cas l’encourager dans sa façon de penser alla lui-même aux fourneaux. Ils utilisaient la cuisine du voisin et parfois même sa marmite pour concocter leur mets. Pendant qu’il se charbonnait les doigts aux Fournaux, sa petite sœur était allongée sur sa partie du matelas à ruminer ses paroles. Sa mère qui était couché près d’elle posa une main sur elle pour savoir si le sommeil avait déjà eu raison d’elle. Que non ! Ma’a Martina : ma fille, vas aider ton frère à cuisiner. Ce que tu fais n’est pas bien Melissa : qu’est-ce qui n’est pas bien ? Il faut quelqu’un pour dire ses vérités à cet homme qui nous sert de père. Je suis là je n’arrive même pas à étudier parce que je dois faire ce que lui il est incapable de faire. Pour gâter tout il veut nous mettre à la porte. Ma’a Martina : c’est ton père, c’est grâce à lui que tu vis. Melissa : je ne refuse pas, c’est pour ça que je ne l’ai pas encore boxé ici. Il m’a donné la vie mais pas la survie. Si on meurt même aujourd’hui ça va lui dire quoi ? Rien ! Ma’a Martina : vas aider ton frère à la cuisine. Vous finissez vite et vous venez dormir. Vous en avez besoin. Demain vous devez étudier un peu avant d’aller au travail. Melissa : ce que j’apprends même je ne passe pas là ? Je n’apprends plus. Je vais faire quoi avec ça ? L’école là vraiment… Je suis d’abord sorti la dernière de ma classe. Je ne veux plus moi y aller. Si je consacre tout mon temps à chercher l’argent, je crois qu’on va avoir assez d’argent pour te faire consulter par un spécialiste. Ma’a Martina : si je n’avais pas abandonné mes études pour suivre ton bouffon de père, je suis certaine que je serai quelque chose dans ce bas monde. Je ne peux pas cautionner ce que tu dis. Coute que coute, tu vas aller à l’école. Lèves-toi rapidement et vas aider ton frère avant que je ne me fâche. Et que je ne t’entende plus dire que tu ne pars plus à l’école. Tu veux devenir quoi ? Melissa : Fabrice qui a le bac là est devenu quoi ? On n’est pas dans la même situation par hasard ? Bien que malade, Martina donna un v*****t coup de main sur le dos de sa fille. Celle-ci se leva sortit encore plus furieuse. L’enfant marchait dans la maison et le père était déjà allé se promener comme à ses vieilles habitudes. Melissa alla à la cuisine. Face à ce foyer de feu entre trois grosses pierres, elle prit place. Elle ne parla pas et son frère ne parla pas non plus. Ils se regardaient juste. Au bout de quelques secondes, il ramassa un charbon froid et le jeta sur sa sœur. Elle sauta en croyant que c’était chaud. Il se mit à rire à en couler les larmes. Elle ramassa une cuillère près d’elle et le visa. La joie d’être proche l’un de l’autre revint. Ils en furent tous deux émue. Fabrice profita de la belle ambiance pour prodiguer des conseils à sa jeune sœur. Fabrice : je veux que tu comprennes que, mine de rien cet homme, aussi avare et insupportable qu’il soit, il est notre père. Peut-être juste le préteur de sperme, mais c’est notre mère. Melissa : Hummmm tes mots la… Prêteur de sperme c’est encore quoi ? Donc je peux désormais l’appelé comme ça ? Fabrice : maf ! Tu aimes trop retenir ce qui ne va te servi à rien. Le maitre va vous expliquer ça en classe. Melissa : si je pars même encore à l’école Fabrice : ça veut dire quoi ? Où est même ton bulletin ? Pourquoi tu ne m’as pas montré ? Melissa : laisse seulement ! N’est-ce pas on a coupé mes points en corrigeant les feuille ! En mettant les notes dans le bulletin on a encore coupé les points. Je me retrouve avec une sous moyenne et je suis dernière de la classe. Tu t’imagines ça ? Fabrice : je veux voir le bulletin maintenant Melissa : on arrive une fois à la maison, non ! Je vais traverser tout le marquage ci pour aller chercher un simple bulletin ? Finissons une fois avant d’aller chercher. Fabrice : c’est vrai que nous n’avons pas de relation pour nous insérer dans les grandes écoles de formations mais faisons avec ce que nous avons. On doit étudier, on doit travailler, on ne sait pas à quel moment notre étoile peut se mettre à briller. Tirons de tous les côtés s’il ta plait. Melissa : voilà maman qui souffre tous les jours, s’il faut mettre encore une partie de nos bénéfices sur l’école, on va la soigner quand ? Fabrice : on va se battre pour sa santé, pour notre santé, pour nos études et pour tout. On est venu au monde pour nous battre, tu dois comprendre ça. Tu as intérêt à avoir ton CEP et ton entrée en sixième cette année. Cette fois je suis très sérieux. Melissa : l’année passée je passais hein. On a juste mal corrigé mes feuilles. Fabrice : et l’année sur passée ? Melissa : je ne sais même pas si on a corrigé mes feuilles. C’est comme si c’était perdu en route. Je ne comprends pas comment j’ai pu échouer un examen aussi facile que celui de cette année-là. En tout cas tout le monde ne peut pas m’aimer. Il y’a toujours les… Fabrice : Aka ! Tais-toi et mets le feu.
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