Episode 12

2081 Words
Le jeune femme qui venait d'ouvrir le portail leur sourit et demanda, -vous devez être très fatigué. Allons à l'intérieur. Vous prendrez une douche et vous mangerez quelque chose. Vous pouvez passer la nuit et demain vous partirez. Melissa : vous parlez notre langue. Vous nous proposez tout cela en échange de quoi? -je ne sais pas qui vous êtes mais je sais que ce voyage vous a essoufflé. Je fais de mon mieux pour aider les voyageurs qui arrivent jusqu'ici. Ceux qui ne veulent pas de mon aide peuvent partir, le portail est encore grandement ouvert. Il n'est pas encore verrouillé. Charles qui ne sentait pas cette gentillesse d'un bon flaire tira Mélissa de côté pour lui en parler. Charles : depuis que je me suis lancé dans la carrière militaire, on m'a toujours dit de ne jamais laisser un inconnu me guider. On ne sait pas de quel côté il se trouve. Pour ma part on doit continuer notre route. Melissa : nous pouvons au moins passer la nuit et demain matin on s'en va. Il y'a de l'eau, une bonne eau à boire. De la vraie nourriture et sûrement un lit ou un matelas pour dormir. Rien que cette nuit s'il te plaît. Charles : en tout cas il faut garder l'oeil ouvert. Si on blague on va y passer. Melissa : dès qu'un truc sent mauvais on part. Peu importe l'heure. Pendant qu'ils parlaient, la jeune femme donnait des instructions aux autres. -il y'a de l'eau pour vous laver. Je sais que vous marchez depuis plusieurs jours. Il y'a aussi à manger. Après la douche on va vous diriger vers la salle à manger. Sauf si votre chef veut que vous partiez tout de suite. Tous se tournerent vers Charles. Il n'eut pas de choix que d'accepter. Il restait néanmoins sur ses gardes. La jeune femme reprit, -vous pouvez laisser vos affaires ici, demain matin vous viendrez les récupérer avant de reprendre la route. Si vous avez peur, vous pouvez toujours les emporter avec vous. Ce qui c'était passé en ville plus tôt ne donnait plus l'envie à qui que ce soit de laisser ses affaires sans surveillance. Voyant la fortune de cette maison, tous se dirent que les pains moisiés qu'il y'avait dans le sac ne représentaient pas grand chose. Ils se débarrassèrent tous de leur sac, sauf Charles. Melissa : tu ne déposes pas ta part? (À basse voie) Charles : je te dis que je n'ai pas confiance. Ce qui se passe ici ne m'inspire pas Melissa : en tout cas on a tout vu sur la route. J'attends voir ce que cet endroit nous réserve. Les courbes généreuses de la gracieuse inconnue faisait languir les jeunes hommes de la troupe. Elle ne cessait d'ailleurs de les présenter sous toutes ses formes pour qu'ils apprécient la qualité. Toujours d'un air joyeux, elle les dirigea jusqu'à un point d'eau où il y'avait des seaux devant des robinets. -ici, les hommes vont se débarbouiller un peu. Faites une bonne toilette pour enlever les odeurs sur vous. Il y'a des savons de toilette pour tous. Que les femmes me suivent. Charles regardait Melissa et refusait l'idée de la perdre de vue. Ce qu'il redoutait de cet endroit était quelque chose qu'il détestait par dessus tout. Ne pouvant les suivre sous la toilette, il versa rapidement une seau d'eau sur ses pieds et alla se mettre devant la salle de bain féminine. À l'intérieur de celle-ci, il y'avait un équipement complet pour la toilette d'une femme. Ne s'étant pas nettoyées depuis des semaines, elles avaient prit le temps de se nettoyer toutes les parties du corps. Le temps s'assombrissait déjà. Ce manoir était bonnement éclairé part de grande lampadaires à énergie solaire. D'un coin de l'œil, Charles guettait par le minuscule trou devant la porte pour chercher sa dulcinée. Lorsque son oeil se posa sur elle, il aperçut son fessier nu, vibrant à chaque mouvement qu'elle faisait. Emporté par ce qu'il voyait, il ne sut à quel moment là mystérieuse femme était arrivée derrière lui. -tu aimes ce que tu vois à ce qui parait Il sursauta d'un coup Charles : je m'assure juste qu'elles sont en sécurité. Je n'ai pas vraiment confiance en vous. -je l'ai remarqué. Tu n'as pas de quoi t'inquiéter. Demain à la première heure vous allez partir d'ici. J'ai fait construire cet endroit pour limiter les morts en route. Si par mon œuvre des vies peuvent être sauvées alors je ne peux que remercier le ciel. Charles : c'est bien pour vous. -je doute que ces filles soient enchantées de vous trouver devant la porte à les mater Charles alla rejoindre les hommes sans jamais avoir le coeur tranquille. Après avoir pris cette toilette des plus parfumées, tous reçurent des vêtements propres et repassées. Ils avaient même l'embarras du choix sur ce qui se proposait à eux. Ne voulant qu'être bien couvert, ils firent vite de s'habiller. Au bout d'une trentaine de minutes, une jeune fille d'à peine vingt ans arriva dans la loge des filles. -on vous attend à la salle à manger. Elle était timide, apeurée, perdue. Melissa ne pouvait la laisser partir sans essayer de comprendre ce qui lui arrivait. Melissa : pourquoi tu es comme si on t'avait seulement tapé comme ça ? Il se passe quoi ici? -non, tout va bien. C'est juste que je ne me sens pas très bien aujourd'hui. Melissa : tu as quoi? -on m'a envoyé vous dire de venir manger. C'est mieux que vous veniez. Elle s'en alla en courant. Tous comprirent que quelque chose de louche se tramait. Melissa : je crois qu'on doit partir d'ici. Pendant qu'elle parlait, Charles entra. Charles : tout le monde va bien? Vous êtes au complet? Melissa : nous sommes toutes la. J'ai l'impression que quelque chose se passe dans cette maison. Une petite fille est arrivé ici triste comme si on la maltraitait seulement. Je crois qu'on doit partir avant de devenir comme elle. Charles : depuis qu'on est entré les portes sont fermées. On va faire comment pour sortir? Melissa : on va demander gentillement. La jeune fille dont les yeux avaient été sablés quelques jours plutôt n'était pas d'avis. -peu importe ce qui se passe ici, c'est sûrement mieux que d'être là dehors. On aura pas de tempête de sable ici. Pas de famine, pas de soif. Même si la condition c'est d'être servante comme cette fille ça ne fait rien. Ma mère et moi on va rester ici. Sa mère répondit, -je suis d'accord avec ma fille. Je ne pense pas que ce qu'on doive faire pour rester ici soit compliqué. Même si c'est le cas on va forcer. On s'est préparé à tout faire lorsqu'on a pris la route. Melissa : je ndjor va un jour tuer les gens ici dehors. La mère, tu as même vu comment la petite fille la avait peur? Tu veux que ta fille vive la même chose? En tout cas c'est chacun qui voit. Je pars avec Charles. Toutes les autres étaient prêtes à rester. Charles tint la main de Melissa pour sortir. Dès qu'ils furent devant la porte, elle s'ouvrit. La mystérieuse femme généreuse entra. -il est l'heure de venir manger Charles : vous avez dit que ceux qui veulent partir peuvent le faire sans contrainte. Ma femme et moi voulons partir. Melissa leva les yeux vers lui. Elle n'était pas au courant de leur mariage. Pour ne pas perturber le cours de la Conversation, elle se tut. -il n'y a aucun soucis. Venez manger et vous partirez par la suite. Si vous voulez emporter votre nourriture, il n'y a pas de soucis. On va emballer, vous laisser de vivres et des boissons pour la route. Melissa : je crois qu'on va manger avant de partir. -j'espère que la petite de tout à l'heure ne vous a pas dérangé. Depuis une semaine elle est arrivée ici avec un groupe comme le vôtre. Elle était partie avec sa soeur mais on a pas retrouvé celle-ci. Depuis elle en souffre beaucoup. Melissa : ça explique sa mauvaise mine. Les dires de cette femme ne mettaient toujours pas Charles en confiance. Il accepta néanmoins de manger avant de reprendre la route. Sur le chemin pour la salle à manger, Melissa ne manqua pas de demander à Charles des explications sur sa nouvelle nomination. Melissa : à ce qui parait on est marié et je ne suis même pas au courant. Charles : c'est venu dans ma tête juste comme ça. Est-ce que c'est d'abord faux? Tu n'es pas ma femme? Melissa : ta quelle femme? Donc quelques jours qu'on a marché ensemble la, tu es déjà sûr qu'on est marié hein Charles : c'est toi qui est derrière Ils étaient arrivés dans la salle de dégustation. La table était assez garnie pour assouvir les cris de leurs estomacs. À la place de cette eau impure qu'ils buvaient au dehors de ces murs, il y'avait des bouteilles de vins rouges et de jus de fruits. Des plats d'entrées, de consistance et des desserts. Le cœur de Charles étaient de moins en moins tranquille. Tous s'installèrent autour de la table. Sans se souhaiter un bon appétit, ils se mirent à engloutir les plats sans distinguer l'ordre de dégustation de chaque mets. Melissa qui n'avait pas beaucoup d'appétit avait juste consommé des fruits. Charles n'avait rien mis dans sa bouche. Il redoutait tout, et même cette nourriture. Melissa : manges un bout, s'il te plaît Charles : manges pour nous deux ma tigresse Elle lui sourit avec ces yeux rayonnant d'amour. Melissa : comme ces gens ont les moyens j'espère qu'ils vont accepter d'aller chercher Fabrice demain. J'ai vu des voitures garées. Charles : je l'espère également Melissa leva la main pour se faire voir par la généreuse femme. Celle-ci vint vers elle. -je vous écoute jeune dame Melissa : mon grand frère est malade, il est dans la ville où nous étions. Demain on pourrait aller le chercher avec l'une de vos voitures? Il est Vraiment mal. - bien-sûr que vous pourrez. Si l'un d'entre vous sait conduire et connaît le chemin, vous pourrez aller le chercher. Melissa : j'espère qu'il tient le coup -le seigneur veille sur lui. Mangez sans vous en faire Melissa : j'ai la tête qui tourne un peu... La nouriture ne descend pas. -les symptômes d'une future maman Melissa : vous comprenez vite! -on prendra particulièrement soin de vous Charles : dès qu'on ramène Fabrice on continue la route Après ce repas copieux, il était temps de laisser les paupières se reposer. Curieusement, la fatigue s'était installée sur tous d'un coup. Certains étaient encore sur la table qu'ils somnolaient déjà. On les dirigea vers une salle où il y'avait des matelas gonflables alignés avec chacun une couverture. Il y'avait assez de place pour tous. Tous ceux qui avait ce ne serai-ce que goûté à une cuillère sur la table s'endormirent d'un coup. Melissa était parmis. Au bout de deux heures de temps, Melissa sentit ses paupières s'alléger. Elle ne savait pas où elle se trouvait exactement, ses idées n'étaient pas posées. Son regard était encore flouté mais elle entendait très bien ce qui se disait dans cette salle qui n'était pas celle dans laquelle elle s'était endormie. C'était une conversation entre un homme dont la voie était connue par Melissa et une femme, celle qui les avait ouvert les portes de cette maison mystérieuse. -si tu continus comme ça tu vas te fait beaucoup d'argents dans ce métier. Je t'avais bien dit de tout faire pour séparer la b***e de leur chef pour les conduire jusqu'ici. Tu l'as fait et ça nous a fait gagner énormément d'argent. Dès qu'on aura finit avec la vague qui est venue hier, tu rentreras au pays chercher d'autres personnes. Celle-ci que tu veux garder pour toi la... Ça ne sera pas possible. Il y'en a qui paie chère pour le faire avec une femme enceinte. Tout laissait croire que le calvaire de Melissa n'avait pas encore atteint son paroxysme. Elle comprenait par là que l'homme qu'elle avait suivi sur cette route en toute confiance n'était qu'un assoiffé d'argent prêt à livrer des vies pour assouvir son désir matériel. Une pensée pour son frère, une autre pour sa mère, une dernière pour ce petit d'homme qu'elle portait en elle. Des larmes ruisselaient depuis le contour de ses joues. Ce qu'elle entendait n'était qu'un vague morceaux de ce qui l'attendait.
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