Liaison

2015 Words
C’est bouillonnant de rage que Solenne regagna son bureau. Elle en avait déjà marre de Dany, de son air arrogant et supérieur mais qu’il lui fasse comprendre sans vergogne qu’il n’était rien qu’un playboy la mettait hors d’elle. Bien sûr, ce n’était pas quelque chose qu’elle ignorait mais l’entendre dire d’une voix aussi condescendante qu’il allait en voyage amoureux était le comble. « Tu n’as pas à te mettre dans cet état, Solenne, s’intima-t-elle. Calme-toi. Inspire, expire et prends ce combiné pour faire cette f****e réservation qu’on en finisse ! c’est sa vie privée après tout. Toi tu n’es pas là pour te préoccuper de qui il fréquente ou pas. » Elle s’assit sans son fauteuil et fit quelques exercices de respirations pour reprendre son calme. Solenne ne savait pas pourquoi l’idée que Dany parte en voyage la dérangeait autant mais une chose était sûre, elle ne voulait plus se laisser ainsi aller à ses émotions car il fallait garder la tête froide. La moindre erreur serait fatale pour son plan. Elle se remit donc au travail en attendant de recevoir les informations pour la réservation. Il ne tarda pas à ce que Dany lui envoie le nécessaire. Louisia se pressa de réserver et alla sur internet afin de faire des recherches sur la femme qui allait accompagner son patron. Xenia Avandeiev était la fille d’un prestigieux homme d’affaire Russe. Elle était belle, grande de taille, pommette saillante et extrêmement fine. Elle avait tout l’air d’être un mannequin mais non. Elle évoluait dans les affaires et à en voir l’air hautain qu’elle montrait sur ses photos, ce n’était pas le genre de femme à être aimable. Elle avait sa propre boutique de lingerie pour femme et vue les nombreux partenariats qu’elle avait faits, elle était visiblement très connue. Solenne en était encore à l’exploration de la vie de la fameuse Xenia en lisant des articles sur elle lorsque son fixe sonna. - Allô ! Que puis-je pour vous monsieur ? - Venez dans mon bureau ! Solenne posa le combiné, se retourna et leva les yeux au ciel avant de se rendre dans le bureau de Dany. Il était arrêté face à son bureau, les jambes croisés. Son regard était sans émotions comme toujours donc difficile de dire s’il était de bonne humeur ou pas. - Pourquoi avez-vous levé les yeux au ciel lorsque je vous ai demandé de venir dans mon bureau ? lui demanda-t-il abruptement. Solenne fut surprise. Ce qui se lisait de toute évidence sur son visage car Dany continua aussitôt : - Votre bureau est en face du mien au cas où vous l’aurait oublié. Je vous ai vu le faire lorsque vous vous êtes retournée. « Et zut ! elle avait oublié ce détail ! » - J’avais un truc dans l’œil en ce moment précis, monsieur ! mentit-elle maladroitement. Cela n’avait aucun lien avec vous. - Très convaincant ! Je vais tout de même faire semblant de vous croire. Bref, je tenais à vous informer du fait que vous venez avec nous en voyage. - Pardon ? avec vous ? - Vous allez réserver un troisième billet parce que vous allez me suivre en Espagne. C’est certes un voyage pour me détendre et passer du temps avec Xenia mais il se pourrait qu’il dure un peu plus que prévu car ma mère se rendra en Espagne avec ma sœur et je tiens à passer également du temps avec elles. Non seulement cela, je veux investir dans une compagnie implantée là-bas. Autant en profiter pour tout faire en une seule fois. Je vais donc devoir travailler par moment et j’aurai besoin de vous pour m’assister. - Nous ne pouvons pas le faire par télétravail ? risqua Solenne. Dany plissa le front. - Je veux dire… ça à tout l’air d’être un voyage vraiment personnel et…, continuait-elle maladroitement. - Je vais me répéter, mademoiselle Willems. Il ne s’agit pas de savoir si vous jugez nécessaire de venir ou pas avec ma compagne et moi mais je vous en informe juste. Vous n’avez tout de même pas déjà oublié quelles sont vos fonctions et j’ai cru vous entendre dire au premier entretien que vous êtes une personne accessible. Quelque chose a-t-il changé ? - Non monsieur. - J’en déduis donc que vous ne trouvez aucun inconvénient à faire ce voyage avec nous. - Aucun inconvénient monsieur. - Parfait. Maintenant si cela ne vous dérange pas, je voudrais que vous envoyiez des fleurs à Xenia avec une carte romantique de ma part. des roses rouges. Toutes les femmes les aiment je crois. Le mot doit être à la hauteur de qui je suis et surtout, évitez d’en dire de trop. Enfin, vous trouverez bien quoi dire. Je vous remercie, j’en ai fini ! Solenne fulminait. Elle hocha la tête et sortie du bureau en fulminant de rage. En plus d’être malpoli, elle trouva Dany prétentieux et arrogant. Il n’avait aucune humilité et aucun respect pour les autres. D’ailleurs, comment pouvait-il lui donner des ordres comme si elle était son petit chien ? c’était donc ça travailler pour les riches ? *** Lorsque le soir Solenne rentra chez elle, elle se hâta d’appeler son amie Tara. La seule personne qui pouvait l’écouter déballer son sac de frustration et la soutenir. Lorsqu’elle l’eut donc tout raconté, Tara explosa de rire à son plus grand mécontentement. - Il n’y a absolument rien de drôle, Tara ! cet homme joue carrément avec mes nerfs. - Mais si ! pouffa Tara. Il est vraiment en train de te pousser à bout et toi tu tiens quand même le coup. Je crois qu’il veut voir si tu es capable de résister. - Bien sûr qu’il s’agit de ça ! Il en fait de trop mais il se fout les doigts dans l’œil s’il croit que ses petits numéros suffiront à me faire partir. D’ailleurs je crois que je ne devrais pas me plaindre de ce voyage. Je veux dire, ça me permettra d’en apprendre beaucoup plus sur lui tout en le surveillant. - Je pense la même chose. Essaies de ne pas t’emporter à chaque fois. C’est drôle parce que tu veux jouer la dure mais ton côté sensible refait sans cesse surface. - Je sais mais d’une part c’est tout aussi dur. C’était facile d’élaborer ce plan mais jouer le scénario s’avère compliqué. Il faut faire attention à ne pas faire d’erreurs et Dany a le hic pour faire sortir les gens de leurs gonds. J’en ai déjà ras le bol. - Tu vas y arriver mon amie. Rappelle-toi juste que c’est pour la bonne cause et tout ira bien. - Oui, j’essaie. De toutes façons je ne vais pas me dégonfler maintenant. On part dans trois jours et il me faut élaborer une bonne stratégie pour qu’il ait un peu plus confiance en moi au point de me confier quelque chose d’important et qui pourrait me servir. - Ne pousse pas trop loin le bouchon de sitôt sinon il aura des doutes. C’est aussi un homme très intelligent. - Je gère ! - Je sais mais je m’inquiète vraiment pour toi. Solenne sourit tristement. - Merci vraiment Tara pour ton soutien et pour tout ce que tu as fait pour moi depuis tout ce temps. Je ne t’en remercierai jamais assez. - Les amies sont faites pour ça. - Je t’aime ! Elle l’entendit roucouler à l’autre bout du fil avant de dire : - Mon père veut que je commence à travailler dans l’entreprise. C’est juste pour un temps et je serai assez occupée. On ne pourra plus s’appeler aussi souvent mais au moindre pépin, fais-moi signe. - D’accord mais ne t’en fais pas pour moi, tout ira bien. Je te souhaite bonne chance, mon amie. - Merci Solenne, et oh ! moi aussi je t’aime ! ajouta-t-elle sur un doux extrêmement doux. Bye ! - Bye, Tara. *** Dany s’était rendu chez son ex amante Xénia. Il en avait ras le bol de sa vie sentimentale de m***e et son désir était de reprendre goût à la vie. Xenia était le meilleur choix qu’il puisse faire pour cela. Elle était belle, sexy et pleine de vie. D’ailleurs lorsqu’il l’avait recontacté, sa réaction était exactement comme il l’avait imaginé. Elle avait du charme et savait en jouer. Ils s’étaient rencontrés quelques mois après la mort de la fiancée de Dany. Il voulait passer à autre chose mais n’avait pas réussi à se livrer complètement à Xenia qui avait tout de même énormément fait pour qu’il reste avec elle. Dany avait donc rompu au bout de quelques semaines et s’était recroquevillé sur lui-même. Ce soir, il avait décidé d’aller passer la nuit chez elle pour qu’ils se rabibochent. Lorsqu’il arriva, Xenia s’était mise sur son trente et un, avait commandé un dîner et l’avait reçu en lingerie très fine. Elle sentait divinement bon. - Bienvenue mon chéri ! tu m’as énormément manqué, lui murmura-t-elle à l’oreille en l’embrassant. Dany se laissa faire. Elle l’attira jusqu’au salon en continuant de l’embrasser et le fit asseoir sur le sofa. Au bout de quelques secondes, elle s’arrêta et le fixa. - Je n’avais plus aucun espoir que tu me recontacte Dan. - Je sais. - Comment tu as su que je n’ai personne en ce moment ? - J’ai fait ma petite enquête. Tu sais bien que je n’aime pas partager. - Je ne suis pas à ta disposition et saches que je ne permettrai pas que tu me jettes au bout de quelques jours. - Cela ne risque pas d’arriver car je tiens vraiment à ce qu’on reprenne où nous nous étions arrêtés. - Juste ça ? questionna-t-elle en arquant un sourcil. - Pour le moment… on verra bien avec le temps. Xénia sourit et se remit à l’embrasser. - Tu as l’air tendu, dit-elle remarquer entre deux baisés. - Oui. - Laisse-moi te détendre… - Vas-y. La caresse qui suivie après qu’elle se soit baissée était effectivement libératrice. Xenia était sensuelle et elle savait exactement ce qu’elle faisait. Elle enrôlait déjà sa langue autour de son g***d, faisait de lents et doux vas et vient sur son membre. Dany soupirait de plaisir. Cela faisait un moment qu’il ne s’était pas laissé aller aux plaisirs charnels et le manque avait eu raison de lui sans même qu’il ne s’en rende compte. Xenia de son côté continuait sa manœuvre puis sans prévenir, elle se releva et se mit à califourchon sur lui. L’instant d’après elle l’engloutissait dans sa féminité moite. C’était agréable tout comme les coups de reins qu’elle donnait, la tête renversée en arrière. Cela dura quelques minutes seulement que Dany l’éclaboussa de sa jouissance. Xenia sourit et se retira aussitôt. - Ça a été rapide ! lui dit-elle. Je ne pensais pas pouvoir te faire un tel effet. Tu es plutôt du genre résistant toi. - On va dire que j’ai voulu me laisser aller, répliqua Dany en l’attirant à nouveau sur lui. Tu m’as manqué. - J’ose en douter. - Pourquoi ? - Tu le sais bien. Tu m’as largué comme une vieille chaussette et là tu reviens jouer au romantique comme si de rien n’était. - Tu sais très bien que je n’étais pas en condition de rester à tes cotés à l’époque. - Ça fait six mois. - C’est long. Xenia éclata de rire. - Ton sens du sarcasme… ! - Je ne peux m’en empêcher, reprit-il en riant. Alors ? Tu acceptes m’accompagner en Espagne ? - C’est une question ? - A vrai dire non parce que les billets ont déjà été réservés mais on va dire que oui. Je veux quand même avoir ton avis. - C’est nouveau ça monsieur Carvalho ! - Ne m’appelles pas comme ça, j’ai l’impression d’entendre mon assistante. Xénia rit de bon cœur. - Et ben… si tu arrives à me convaincre… j’essayerai peut-être d’y réfléchir. - Tu me mets au défi ? - Je n’ai pas encore joui… Dany compris l’invite. Il la souleva et l’emmena dans la chambre où il lui fit l’amour sans retenue.
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