51Héloïse chercha fébrilement le numéro de Lucas qu’elle avait volontairement sorti de sa mémoire depuis longtemps. Chaque sonnerie lui paraissait un siècle. Mais soudain, la sonnerie du combiné se mêla au carillon de la porte. La jeune femme se précipita pour ouvrir et découvrit sur le seuil Lucas tenant la main à Louis, aussi joyeux l’un que l’autre. Héloïse fondit en larmes. Navrés par sa réaction les deux garçons s’approchèrent doucement. Louis entoura de ses petits bras la jambe de sa mère qui redoubla de sanglots en s’accroupissant pour le serrer dans ses bras. Lucas restait là, un peu désarmé. – Héloïse, que se passe-t-il ? – On avait dit 18 h ! – C’est vrai, pardon. – Maman ! C’était trop bien ! On a même été au MacDo et puis Lucas m’a acheté un aigle en peluche, comme Sher

