21La révélation à peine digérée, Aymon se pencha sur l’autre paquet contenu dans la cachette du meuble. Celui-ci était entouré d’une dentelle aux lignes jaunies et au parfum de moisi. En les ouvrant délicatement, il reconnut très vite une correspondance fameuse dans la famille de sa mère et dont Annabelle lui avait souvent parlé. Au bas de chaque page, on distinguait une signature très fine : Wilhelmine. Ce curieux prénom féminin venait d’ascendants germaniques et ne lui était pas inconnu. Wilhelmine Sillem avait vécu au début du XIXe siècle et même connu Napoléon ! C’est du moins ce qui se disait dans la famille. C’était une femme forte, au caractère solide, une femme très érudite pour son époque et en avance sur son temps. Son père John en parlait souvent, c’était un personnage de la f

