22Le coup de téléphone de Lucas – qu’Héloïse l’admette ou non – lui avait fait du bien. Après leur échange, elle s’était plongée dans un des nombreux volumes que son oncle Aymon avait rédigé sur la période napoléonienne. Celui-ci évoquait quelques généraux genevois de Bonaparte, parmi lesquels Jean-Pierre Girard-dit-Vieux, l’ancêtre de Lucas. Elle s’était demandé si son oncle et son ancien amant avaient travaillé ensemble, avant d’en rejeter l’hypothèse puisque le nom de Lucas ne figurait nulle part. Elle s’était même endormie sur ces écrits et s’était réveillée avec un torticolis. Cette lecture avait renforcé son envie d’enseigner cette époque à ses élèves. Que ça plaise ou non au doyen Dutruit ! Au milieu du flot d’adolescents qui entraient dans la salle, elle aperçut Benjamin qui lui

