37

2782 Words
Partie 37 : Je portais délicatement ma main à ma joue, « ça y est » me dis-je intérieurement, le moment tant attendu et redouté est arrivé, Lovery se tenait là, en face à moi, armée de colère, de dégoût et de haine, il me suffisait de plonger mon regard dans le sien pour lire tous les ressentiments qu’elle avait à mon égard. En aucun cas je ne cherchais à me défendre, encore moins à riposter car j’estimais là que ce n’était pas à moi de lui dire la vérité mais surtout à quoi bon ? Elle ne me croirait jamais, cela serait peine perdue d’avance. - Pourquoi Chancia ? Me demanda-t-elle en pleurant. Pourquoi ? Je pensais qu’on était amies ? Les meilleures amies, aussi loin que je m’en souvienne je ne t’ai jamais rien fait de mal, jamais alors pourquoi ?! Pourquoi m’avoir fait cela !? - … Que pouvais-je bien dire ? Mettre la faute sur son père ? Avais-je seulement les preuves ? Me croirait-elle si je lui dis avoir été droguer ? C’est son père et le fait de m’imaginer à sa place fait que je comprenne très bien son ressentis. - Mon Dieu Chancia, j’ai cru en toi, en notre amitié, je t’ai toujours aidé, j’ai toujours été présente pour toi, t’es soutenue et j’ai traversé avec toi tes rudes épreuves mais comment me remercies tu ??! En couchant avec mon PERE ! - … - Je t’ai posé une question ! Franchement ! Tu veux quoi ? Son argent c’est ça !? Ton bâtard là tu ne l’attribueras pas à mon père ! Alors là JAMAIS ! J’aurais dû écouter Rahanne quand elle me disait de me méfier de toi ! J’aurais dû également m’en douter quand ta cousine ta f****e à la porte et je suis sûre que cette histoire avec ton oncle tu as tout monté ! QUI ES-TU ! Lovery devenait rouge de colère, et cela paraissait très bien sur sa peau blanche, j’implorais silencieusement les cieux afin que Dieu me vienne en aide, je mourrais d’envie de tout dire à Lovery mais je savais qu’elle ne me croirait jamais. - Je ne veux plus jamais te voir tu m’entends ! Je ne veux plus jamais que tu m’approches ! Sale n***e ! S’écria-t-elle en tremble suivit de larme. Doux Jésus ! Ce que j’avais mal d’entendre Lovery parler ainsi, l’entendre me traiter de n***e comme si elle me dénigrait, dénigrait ma race… Oui je suis une n***e et fière de l’être mais Lovery est mon amie, je lui dois tant, tellement, mais pourtant… - Sort of b***h ! S’écria-t-elle en pleure ! Comment !? Pourquoi ? Pourquoi Chancia ? Pourquoi ? Demanda-t-elle en s’adossant contre la porte, le regard mouillé et complètement ailleurs. Ce que j’avais mal, mal pour moi, pour Lovery, mais surtout je souffrais de savoir que là était la fin de notre amitié. - Lovery. Débutais-je. J’estimais qu’il valait là lui dire toute la vérité, même si je savais qu’elle ne me croirait jamais, j’aurai au moins essayé. - Lovery, je… Ce n’est… Balbutiais-je. - SURTOUT PAS ! S’écria-t-elle en saisissant le vase posé sur la table basse juste à côté d’elle. Je ne veux surtout pas t’entendre ! Traitresse ! p**e ! Mon Dieu je rêve ! Tu m’as poignardé dans le dos Chancia ! Alors que je te faisais confiance ! Alors que je croyais en toi ! Non ! Non ! Non !!!! Ajouta-elle en lançant le vase au sol qui se brisa par la suite et me fit sursauter de frayeur. Je reculais d’un pas en constatant qu’elle devenait presque hystérique. - Ne m’adresse plus jamais la parole Chancia ! Plus jamais ! Je serais capable de te tuer rien que pour ce que tu as fait, pour m’avoir piétinée, pour m’avoir blessée, trahit, détruit ! Tu ne pèses pas l’ampleur de ton acte sur notre amitié ! Sur la relation que nous aurions à présent ! Ton enfant ne sera jamais accepter dans ma famille ! Jamais ! S’il est vraiment de mon père saches qu’il n’aura rien de lui, ni son nom ! Rien ! Dit-elle d’un ton dès plus menaçant en me pointant du doigt. - … - Ma soi-disant meilleure amie avec mon père ?! J’aurais tout vu ! Riait-elle nerveusement. Mais je ne l’accepterais JAMAIS ! JAMAIS tu m’entends ! - Lovery, Lovery ce n’est pas de ma faute… - PARDON ! Dis-tu ? Ce n’est pas de ta faute ! C’est la faute de qui alors !? Que je sache cela fait quatre mois Chancia ! Quatre mois que tu es enceinte ! Et pendant ces quatre mois tu as continué à faire comme si de rien n’était ! Tu ne m’as RIEN DIT ! Ni fait par de ton état ! Tu as voulu garder cela secret pour mieux s***r mon père ! Pour lui voler tout son argent et continuer à être amie avec moi ! Mais qu’elle genre de monstre es-tu !?! - … - Tu pensais que ton acte allait rester impuni ! Et que je n’allais jamais être mise au courant de la situation !? Tu es folle si tu as pensé cela ! Tu es stupide ma chère ! Mon cas était irrévocable et Lovery ne voulait rien entendre mais je me devais de lui dire ma version des faits, j’ignore celle que son père lui a servie mais elle devait entendre la mienne et ensuite je lui laisserais décider de mon sort. - Lovery ton père m’avait drogué !!! M’écriais-je. Cette dernière se figea, le regard perdu complètement sonné, je profitais de cette occasion pour tout lui relater. - … Il m’avait mis de l’excitant dans mon verre, j’avais perdu tout sens des réalités et n’avait qu’un seul désir. A mon réveille, je me trouvais sur son lit, toute nue… Relatais-je en pleurant. Et lorsqu’il sortit de la douche sniif, il m’a dit avoir aimée la soirée mais je ne me souvenais de rien, je ne savais pas de quoi il parlait et encore moins pourquoi nous étions tous deux nu… - SA SUFFIT !!! FERME-LA ! FERME-LA ! S’écria t-elle en plongeant rapidement sa main dans son sac pour en sorti un révolver qu’elle pointa sur moi. Je m’étais figée, je la regardais sans vraiment la voir, c’était là la première fois que je voyais une arme de ma vie, je n’en revenais pas, je devais surement rêver ! - Mon père te drogué !? Ahahahaha. Ria-t-elle nerveusement. C’est la chose la plus stupide que tu as pu me sortir depuis qu’on se connait. Tu es folle Chancia, folle d’oser porter de telle accusation sur mon père ! Lovery avait craqué, elle ne semblait plus dans son état normal, on aurait dit une malade mentale, elle riait en me menaçant de son arme, plus elle parlait, plus elle pressait son doigt sur la gâchette, s’était une torture pour moi, je transpire, pleurais, et ma respiration n’était plus normale, je me sentais étouffée mais j’avais surtout peur, non pas pour moi mais pour mon bébé, je ne voulais pas le perdre, non, elle pouvait me tuer après mon accouchement mais mon bébé devant vivre, mon enfant devait voir le jour. Si Dieu me l’a envoyé ce n’est pas pour le reprendre maintenant !? Sans l’avoir laissé le temps de voir le ciel azur, les étoiles, en gros sans avoir vue le monde, je n’entendais presque plus ce que me disait Lovery, je pensais juste à comment me sortir de là pour sauver mon bébé. - Tu sais Chancia, je nous ai vue, loin, toute les deux. Ce monde nous appartenait, tu étais ma moitié et je ne me voyais pas avancer sans toi. Je t’ai toujours préférer à Rahanne et cela malgré le fait qu’elle ne cessait de dire des saletés sur toi alors que vous étiez amie, mais maintenant, maintenant je me rends compte que c’est elle qui avait raison, tu es une sale ordure, une m***e ! Je retenais mon souffle à chaque fois qu’elle agitait son arme en ma direction. - Tu sais ce que je vais faire ? Je vais te tuer toi et ton bâtard ! De cette façon tu ne verras plus jamais mon père et tu ne diras plus jamais de tel mensonge sur lui ! Tu bruleras en Enfer et ta sale langue de vipère sera brûlée. - … - Tu sais quoi ? Tu dois disparaître il n’y a que de cette façon que je pourrai être à nouveau heureuse, papa et moi serions à nouveau seuls au monde, rien que lui et moi. Je resterais sa princesse car ton sale gosse mourra avec toi ! - Lovery… Je… Je ne te savais pas ainsi… - PARDON ! ET MOI DONT ! Tu couches avec mon père et tu viens te la jouer innocente ! En racontant n’importe quoi sur lui ?! Sur mon PERE ! Tu es folle ! Carrément il ta droguée ! Sale menteuse ! Tu mourras par ma main ! Lovery délirait totalement et je ne savais plus que faire, je priais juste pour mon bébé, qu’on prenne ma vie en échange de la sienne, je veux que mon enfant puisse voir le jour, car j’avais enfin compris que le vrai innocent dans cette histoire c’était bien lui… Lorsque je vis Lovery presser le doigt sur la gâchette je fermis les yeux en priant dans mon cœur, je remettais ma vie entre la main de Dieu, je me reconnaissais pêcheuse et je savais que seul lui était vérité et lumière du monde. « Puisses-tu m’accueillir dans ton royaume et me compter parmi les tiens. Mon Dieu tu es ma vérité et ma justice, le seul maitre de mon destin et si tu as écrit que je mourrais aujourd’hui alors je mourrais… » Des larmes perlaient sur mon visage, je voyais là ma vie défiler, je commençais même à regretter tous ce que j’avais fait à Marc, mon départ du Gabon, mes vraies amies, Magalie et Anouchka, toutes mes pensées étaient diriger vers elles, et je leurs souhaitais tout le bonheur du monde. Je me jurais de tout faire pour les recontactés si jamais je survivais à cette épreuve mais la détermination qui se lisait dans le regard de Lovery me laissais perplexe. Je savais que les Occidentaux n’avaient pas toute leur tête mais là, j’avais bien la confirmation. Lovery était prête à me tuer pour une faute que je n’avais commise et même si je l’avais fait de mon plein gré cela couterait qu’elle m’ôte la vie ? Non, je ne crois pas. J’aurais tellement souhaité que tout ce passe autrement mais comme j’ai coutume de le dire, « Seul Dieu est au-devant de ma vie » - J’ai été très ravi de faire ta connaissance, je tirais deux bales dont une dans ta tête et l’autre dans ton ventre, puisse ton démon et toi périr en Enfer, j’aurais voulu vous rejoindre de suites mais non, je me suis rendu compte que tu n’en valais vraiment pas la peine, vraiment pas ! - Fais ce que tu as à faire. Dis-je simplement. - Je vois que Madame est encore plus impatiente que moi. Cela t’apprendra qu’il ne faut pas coucher avec le père de ses amies et encore moins essayer de raconter n’importe quoi sur eux… « Ophélie, j’ai vu la porte ouverte et je suis rentré, excuse-moi mais il fallait que… QUE SE PASSE-T-IL ICI ! LOVE ! » S’écria Mr Antoine qui venait de faire son entré dans la pièce. - Papa… Laissa tomber Lovery. - Que fais-tu !? Tu es folle ! Où as-tu eu cette arme ! Dit-il d’un ton qui traduisait la colère. - je… Je… On me l’a donné. - QUI !?! - Des amis… Mais je… Je… - Tu quoi Love ! Tu veux la tuer c’est ça ! Tu veux avoir du sang sur tes mains ! Lovery se contenta de baisser la tête en même temps que son arme. J’eus poussé un ouf de soulagement. Je retrouvais là la Lovery que je connaissais et non la folle hystérique qui me faisait face il y a quelque minute. Son père ne cessait de la réprimander et elle hochait juste la tête à chaque fois. - Tu veux tuer ton amie c’est ça ! Demanda Mr Antoine à cette dernière. Quand-il dit cela j’eus comme un mauvais pressentiment et Lovery leva la tête la seconde d’après comme si elle était à nouveau possédée. - Mon amie. Dit-elle accompagner d’un rire nerveux. - Tu sais très bien qu’elle est enceinte ! - De qui ? Dit-elle en se tournant vers son père. Enceinte de qui ? Ajouta t-elle. L’expression du visage de Lovery traduisait à nouveau de la haine, du méprit. Son regard se fit noir et le ton de sa voix était des plus glaciales. - Love écoute je dois te dire… Mr Antoine ne put finir sa phrase que Lovery pointa à nouveau son arme sur moi suivit d’un « meurt c******e » je fermais les yeux en pensant très fort au être qui me sont chère. - NONNNN LOVE !!! NONNN ! S’écria Mr Antoine en se jetant sur cette dernière. Ils eurent longuement débattue l’un contre l’autre pour récupérer cette arme, Lovery semblait être coriace et tenait son arme comme si sa vie en dépendait tandis que Mr Antoine lui essayait tant bien que mal de le lui arracher. - Lâche-moi papa, lâche-moi ! Je vais la tuer ! Laisse-moi l’exterminé, elle et son bâtard ! Je vais te délivrer papa, je vais te délivrer ! Ne cessait-elle de s’écrier en se débattant. - non, Lovery, non, c’est ton amie ! Elle porte mon enfant, mon sang, ton petit frère, ne fait pas cela ma chérie, ne fait rien que tu regretteras… - TU PRENDS SA DEFENSE ! Cette c******e de n***e couche avec toi, et tu l’as défends ! Cette enfant n’est pas le tien ! Elle veut juste te ruiner papa ! Elle veut ta richesse ! C’est mon argent qu’elle a toujours suivit, je vois là son vraie visage ! Ne te perds pas dans ces mensonges papa, ne t’y perds pas ! Je vais nous en débarrasser, ne t’en fais pas… - Vas-t-en Chancia ! Sort !!! S’écria le père de Lovery qui essayait de maintenir cette dernière hors de ma portée. Je pris mes jambes à mon coup et lorsque je fis presque hors de portée de cette dernière je l’entendis crier « ELLE N’IRA NULLE PART ! » suivit d’un « PRINCESSE NONNNN !!! » prononcer part Mr Antoine. Puis… Un coup de feu d’une résonance extrême… Suivit d’ Un deuxième coup de feu… ***
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