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2668 Words
Partie 28 : Quand la femme punu se fâche **** Spécialement pour cette partie j’ai voulu donner un titre **** ================ Dans la tête de Chancia ================= Je les regardais à tour de rôle sans rien dire si ce n’est que prier pour que le bon Dieu m’accorde encore la force de garder mon calme et de sortir le plus rapidement possible de cette maison afin de respirer. Tiens bon Chanci, tiens bon ne cessais-je de me répéter. - Ah. Fit Marc d’un air outrecuidant, le ‘’ vrai petit-ami d’Ophélie dis-tu ? Et là, qui est-elle venu voir ? Je n’osais point le regarder encore moins accorder quelconque importance à ces dires Karim lui par contre semblait des plus contrarié, je pris sa main dans la mienne en l’incitant silencieusement au départ. Vous vous demandez surement pourquoi je restais silencieuse ? Pourquoi je tenais tant à garder cette maitrise de soi ? Eh ben c’est simple, je ne voulais pas faire de scandale. L’histoire de Marc m’avait tellement choqué, tellement écœuré, répugné, rebuté et me laissais perplexe en ce qui concernait notre relation, notre avenir. Marc était si imprévisible, toutes les fois où je pensais l’avoir cerné il me montrait le contraire. J’avais moi aussi fait ma part d’erreur mais je n’avais jamais fait preuve d’autant de cruauté envers qui que ce soit. Si hier c’était Noeline, demain ce sera qui ? Moi ? Non merci. Vous me direz les hommes changent, Dieu pardonne etc… Mais n’est-il pas vrai que la vie est une éternelle répétition ? Le rituel est le même, on naît, on grandit, on meurt. Rien ne me garantit que Marc ne fera pas de même avec moi. Ou qu’il fera preuve d’autre forme de cruauté. A ce que je sache un criminel ne reviens j’avais deux fois sur la même scène de crime avec les même procédés. De grâce ne me huez pas dessus, je ne dis en rien que Marc est mauvais ou que c’est un monstre bien que je l’ai pensé mais il est évident qu’il m’aime, de tout son saoule, son cœur, son âme et je ne doute en rien de cela, ce dont je doute c’est ce qu’il pourra m’arriver si je choisis de continuer avec lui. De plus c’est un homme que je crains au plus haut point et cela je ne l’ai jamais compris, Marc m’effraye et cela malgré le fait que je l’aime. - Ophélie. Prononça Marc tandis que je me dirigeais vers la porte en compagnie de Karim. - … - Ophélie s’il te plaît. Ajouta-t-il en se rapprochant de moi. - … - Parle-moi. Dis quelque chose. Je sais que je n’ai pas été le plus parfait des hommes mais cela résulte de mon passé, je ne suis plus ainsi, j’ai découvert l’amour et je veux te rendre heureuse, je sais que je m’y prends mal, que j’excède dans ma jalousie, dans ma folie et dans mon incommensurable amour pour toi. Je fais tout excessivement, je ne sais pas modérer, je ne sais pas… - Ecoute cousin, l’amour ne se force pas. Intervient Karim qui sans doute en avait ras le bol des tentatives de reconquête de Marc qui soit dite en passant fronçait déjà les sourcils. - Pardon ? Qui devrait le dire à l’autre ? Et à ce que je sache toi et moi ne descendons pas de la même famille et venons encore moins du même pays, toi tu n’es qu’un pauvre type Burkinabé et moi un Gabonais de première classe, donc petit calme toi et barre toi si possible. - Je pensais que tu voulais me voir maintenant tu me chasses ? Répondit Karim d’un air supérieur. - Descend de tes petits chevaux. Rétorqua Marc, effectivement je voulais te voir, je voulais voir à quoi ressemble le c*n avec qui Ophélie avait bien pu me tromper mais maintenant que je te vois, je me rends compte qu’elle s’est servie de toi comme roue de secours et rien d’autre. - Pfff. Fit simplement Karim. - Je tenais à te dire qu’il valait mieux que tu ne nourrisses aucun rêve d’être un jour avec Ophélie… - Rêve ?! Ahahahahahaha. S’exclama Karim. A ce que je sache si tu es venu jusqu’ici c’est bien par ma faute car je sors avec celle que tu aimes. - Tu sors avec elle ? En es-tu si sûr ? Avait-elle seulement rompu avec moi ? Où n’arrivait-elle pas à le faire ? t’a-t-elle dit une seule fois ‘’ je t’aime ‘’ ? Tandis qu’elle me le disait sans arrêt. Ahahaha Petit laisse-moi rire et te faire redescendre de ton petit nuage. Ophélie ne t’aime pas et ne t’aimera jamais car c’est mon nom qui est inscrit en lettre majuscule au centre de son cœur… Je me sentais entrée dans un état second, je n’arrivais plus à me contrôler, à entendre toutes ses conneries je me sens étouffer, jai comprimé trop de sentiment en cette journée et s’ils continuent ainsi je risque d’exploser ! Non mais ! Ils me disputent comme si j’étais une chose ! Un objet pire leurs trophée ! Ophélie à gauche, Ophélie droite ! Et cet idiot de Marc franchement pour qui iil se prend ! Au lieu de se calmer et de rester tranquille à sa place il vient là armé de sa fierté légendaire et de son sale orgueil, essayer de me reconquérir ?! Car oui les amis, il m’a perdu, il m’a bel et bien perdu. Je ne pourrais vivre avec un homme qui ne me garantit point la sécurité, non pas des autres mais de lui-même. Comment vivre avec un homme aussi imprévisible qui se laisse tant submerger, envahir et dominer par ses sentiments ? Qui ne sait pas être à l’écoute de l’autre ? De son prochain ? De son aimée ? Marc n’écoute que son cœur, sa raison, son esprit et se moque totalement de ce que disent ou pensent les autres. Chaque être est différent et unique en lui, en son genre. De même nous n’avons pas les même principes, les même envies, les même ‘’ GOUT ‘’ car si vous aviez la force de supporter de tels hommes comme Marc et ben sachez que moi malheureusement je ne l’ai pas, cette force-là. - Elle n’a pas besoin de me le dire. Ajouta Karim. Je le lis dans son regard quand nous faisons l’amour car oui, elle s’est donnée à moi, hum elle est mienne depuis le jour où nous sommes rencontrées, la connexion qui sait établie entre nos deux être est telle que tu ne pourras jamais la rompre… - KARIM ! M’écriais-je après ce dernier, ses propos dépassaient l’entendement. Dieu merci la cousine de Marc était sortie car elle avait une course importante à faire et ne pouvait s’attarder sur nos bêtises. - Tu vois Ophélie. Fit Marc à mon intention. Tu écartes tes jambes à n’importe qui et par la suite ils viennent se vanter devant moi de t’avoir baisé ?!! Pour me faire comprendre quoi !? BOMMMMMMM !!!!!!!!!!!! Même la bombe nucléaire qui avait explosé au Japon n’aurait pu faire autant de dégât. Marc était la dernière personne de qui je voulais entendre des reproches, la dernière et malgré cela, malgré le fait qu’il soit un monstre et m’ait caché le fait qu’il avait une fiancée il se permettait encore de m’insulter !?? De me juger !!!??? - BADECONN MARC ! CHIEN ! Ton Sale BONGALA (pénis) NOIR Là ! Tu es fou ! Tu es c*n où conne ! Tu te permets de m’insulter moi !!! Moi !! Hurlais-je en tapant sur la poitrine. Karim était ébahi pendant que Marc lui affichait un air supérieur et de sa grande taille me regardait de bas comme s’il se disait voilà, elle a enfin touché le fond. Je me rendis alors compte de la gravissime erreur que je venais là de commettre, j’aurais dû garder mon calme en tout et pour tout cela traduirait ma force mais j’avais craqué, je m’étais montré faible et comme si cela le réjouissais de me voir à nouveau flanchée Marc eu un sourire narquois au coin des lèvres. Pouvais-je seulement m’arrêter? La machine était lancée, mon cerveau avait disjoncté et j’étais depuis passée en mode super guerrière. - Insulte-moi si cela peut te faire du bien. Ajouta Marc. - Oui je t’insulte ! M’écriais-je. Imbécile ! Taré que tu souffres d’être ! Ton c*l ! - Merci bien Ophélie, merci bien. - Merci de quoi ! Un sale chien comme toi ! Une espèce de chose que tu es ! Tu oses m’insulter moi Ophélie Chancia YESI ! Moi ! Regardez-moi son bangala (pénis) coupé là-bas ! Tu es malade Marc ! Va te faire soigner ! C’est toi qui en me baisant a facilité le passage aux autres non ! Salop ! Enfant maudit que tu souffres d’être ! Mal éduqué ! Ecervelé ! Chien de race ! De la race des c*n comme ça la ! Oh je suis une star, oh Marc Bengone, ohh, Marc mon c*l oui ! Tu me b****s, je te b***e ! Et alors ! Qui a initié qui ! Quand tu es allé v****r la pauvre fille là-bas et que tu l’as fait avorter c’est moi l’enfant de Yesi qui t’ai envoyé !? C’est moi qui t’ai demandé de la faire avorter voilà qu’elle est stérile ! O TOLI WAI ! (injure en myène), Dikatediaw ! (sexe de l'homme), Mussunsiaw ! (ton c*l) Karim roulait des yeux tandis qu’un rictus se forma sur le visage de Marc, j’étais lancée et plus personne ne pouvait m’arrêter. Le défaut des femmes bapunu, il faut tout faire sauf les énerver sinon hum.Ne dit-on pas que lorsque la femme se fâche tous les secrets sont dehors en doutez vous encore ? - Oh me venger, oh mon due, tu l’as v***é et rendu stérile la suivante sur ta liste c’est qui moi ?! Tu es fou Marc, Malade si tu penses que moi Ophélie je voudrais encore être avec un MONSTRE comme toi ! Un énergumène de ta sale RACE là ! TON c*n ! Comme c’est mon c*l de p**e que tu aimes b****r là ! Le VOILA ! Dis-je en tapotant mes fesses. - Ohhhhhhhhhh !!!! S’écria Karim choqué par mes propos. Ophélie allons, allons-nous en c’est bon allons oh. Ajouta-t-il en me tirant vers la porte pendant que Marc lui ne disait plus rien. - Ah Lâche-moi toi ! M’écriai-je après ce dernier. Aller où ! Toi et moi nous sommes venus ici ensemble hein ! Tu es comment même ! Quand je t’ai demandé de rester dans ton Rennes tu l’as fait ! NON ! Alors ne me fait pas Chier ! Sinon tu prendras pour toi aussi ! C’est quoi ça ! Qui vous a envoyé hein ! Qui vous a envoyé venir m’emmerder ! Et toi pauvre c*n ! Dis-je en me tournant vers Marc. Tu ouvrais ta GRANDE GUEULE là de lécheur de vagin pour me traiter de p**e non ! Maintenant tu ne dis plus rien pourquoi hein ! Regardez-moi un malade mentale comme ça ! ATTARDE ! - J’attends que tu te calme. Répondit-il. - Tu attends que quoi !? Krkrkrkrkr laisse-moi rire ! Au contraire je suis très calme même ! - Ophélie s’il te plaît allons-nous en, s’il te plaît chérie. Insista Karim. - Chérie de quoi ! Regardez-moi cet autre toto là ! Tu sais ce que tu es venu chercher en venant ici ! Moi je t’ai appelé !? T’ai-je demandé de m’accompagner ! Vous tous là vous êtes des violeurs comme ça, toi Karim aujourd’hui tu joues au saint mais demain tu me montreras ton vrai visage ! Tchuiip Botuvane ! (quitte là) Je n’ai rien contre toi donc ne m’énerve pas ! Ce n’est pas toi mon problème clo ! - Karim. Retorqua Marc. Les femmes Gabonaises sont toutes ainsi, il ne faut pas parler quand elles sont dans cet état, que tu ait tort ou pas, écoute seulement quand elle se sera calmé tu verras. - FOUIFOUIFOUI ! BADECONNN ! Ton sale Bangala coupé ! Ton c*l ! Tu dis quoi là-bas ! M’adressai-je à Marc. Un s******d comme toi ! Tu vas fini PD (gay) c*n !... Je me stoppai net quand je sentis Karim enrouler tendrement ses bras autour de mon ventre et poser sa tête contre mon cou en me soufflant doucement : « chute… Calme toi s’il te plaît, maitrise toi comme tu as toujours su le faire » tout de suite ma tension tomba et je reviens à la réalité, comment avais-je pu craquer ! Prise de honte, je restais figée sans rien dire. Karim rangea mes affaires puis il me prit dans ses bras en nous dirigeant vers la sortie, je n’arrivais même pas à le regarder en face, je l’avais presque insulté ce pauvre Karim qui ne m’avait pourtant rien fait. Marc nous regardait passer sans rien dire, il nous suivait juste du regard. J’étais si en colère contre lui que si Karim n’avait pas été là je ne me serais jamais arrêté de l’insulter, de le dénigrer, de le rabaisser. Ne sachant plus où me mettre, je plaçais ma tête sur l’épaule de Karim, je me sentais si bien là, en sécurité et je savais dès lors que je n’avais rien à perdre en restant avec lui, en aucun cas si je venais à le choisir je ne le regretterais car Karim lui savait comment me prendre, sans user de l’autorité, contrairement à Marc qui avait toujours voulu que je le craigne Karim lui voulait simplement que j’apprenne à l’aimer. Vous m’insulterez je sais car je me suis maintes fois montrée indécise mais là je suis sûr de ce que je veux, et je me sens si bien là… - Tu sais… Dit Karim qui s’était retourné vers Marc. C’est ainsi qu’on calme une femme chez nous… Il laissa pendre cette phrase dans l’air tandis que nous nous dirigions vers la sortie. En sortant de cette maison je tournerais une page et rayerai le nom de Marc de mon histoire. - Ophélie… Prononça Marc. Je ne te laisserai jamais partir…
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