CHAPITRE 5

1437 Words
PVD de Emma *** Librairie Mercy Aujourd’hui c’est mon premier jour de travail à la librairie, pour l’occasion j’ai décidé d’être présentable. J’ai porté une robe blanche, courte à bretelles qui se limite au dessus de mes genoux, des sandales carrées en PU rose à talons carrés fins. Je suis dans le librairie, c’est un grand librairie de la place, avec des milliers de livres disposés sur des étagères, sans oublier plusieurs couloirs aussi. Il y’a aussi des petites tables et des chaises pour les clients qui souhaitent prendre du café et de lire sur place, car en dehors de la vente des livres, nous louons nos livres pour un temps déterminé et à prix réduits. ___ « Les prix des livres sont déjà marqués sur les livres, il te suffit juste d’accueillir les clients, connaître leur préoccupation et tu les diriges en fonction du type de livres recherchés. Si possible tu peux leur donner un coup de main dans leur choix » m’explique t’elle, ma tâche. ___ « D’accord, madame » Nous étions entrain de visiter le lieu, elle me donne les clés secours et je la raccompagne à la porte. ___ « Bon, j’y vais ! Bon marché ! » ___ « Merci , passez une excellente journée ! » Elle s’en va et je regagne ma place au comptoir. Je travaille du lundi au vendredi à partir 8h et je descends à 18h, pour les samedis c’est de 8h à 13h. Il y’a des clientes qui sont entrain de lire, je suis aidée par une jeune fille, elle doit avoir 18 ans. C’est elle qui leur apporte le café et s’occupe d’elles. Je reçois un message de Ethan, nous commençons à taper une discussion. Il me propose de dîner ensemble mais je n’ai pas encore un programme exact de cette journée. ___ « Bonjour Mlle Miller ! » Je relève brusquement la tête en entendant cette voix grave, rauque. Il est là, bien habillé en costard cravate, son doux parfum envahit immédiatement le comptoir. Il porte également des verres noires, impossible de voir ses yeux. ___ « Bonjour, M. Johnson » réponds je, surprise de le rencontrer dans ce lieu. C’est vrai que c’est une librairie reconnue mais j’ignorais que les personnes comme lui, visitent aussi des librairies, surtout qu’ils peuvent commissionner des personnes pour ça. ___ « Que puis je faire pour vous ? » lui demande je, en essayant d’être professionnelle. ___ « Je veux des livres » ___ « Quel genre de livre ? » ___ « Des livres qui parlent des histoires d’amour, un roman… » répond-t-il. Je hausse les sourcils et le regarde avec indiscrétion. Il lit des romans d’amour ? Incroyable ! Il me lance un regard du genre “ y’a-t-il un problème ? ”. Je me reprends vite, essaie d’ignorer ce détail et de rester professionnelle. ___ « Des romans d’amour pour adolescents ou pour adultes ? » continue je. Il soupire, comme si ma question l’agace. C’est sa première fois d’être venu ici ? Où Peut-être qu’il m’espionne. Qu’est-ce qu’il gagnerait à faire cela ? ___ « J’ai besoin de ces informations pour faciliter la recherche de vos livres. Comme vous pouvez le constater, la librairie est assez grande et les livres sont rangés selon l’auteur, le genre et pleins d’autres critères » explique je. Il hoche sa tête calmement. ___ « Elle a le même âge que vous » réplique t’il. ___ « Que moi ?... Vous connaissez peut-être mon âge ? » interroge je, choquée. Il sourit malicieusement. ___ « Non, mais si vous avez plus de 26 ans c’est que vous paraissez vieille pour votre âge. Je pense que vous avez entre 23 et 26 ans. » Je roule des yeux puis prends mon bloc note, descends de ma chaise et sors du comptoir. ___ « Suivez-moi ! » lui dis-je en me dirigeant vers les livres. Les clientes qui avaient leur nez fourré dans leur bouquin, se sont mises à s’exciter de joie en voyant William. Cela m’agace mais je prends sur moi, comment les meufs font pour fantasmer sur lui alors qu’il ne les calcule pas ? Sérieux, je ne vais jamais me faire petite juste parce que j’ai ma “ star ” devant moi, d’ailleurs j’en ai pas. Elle font sortir leurs téléphones pour le filmer, question d’aller prouver à leurs copines qu’elles ont vu William Johnson dans une bibliothèque. Et ce ringard de William, qui se la joue le célèbre. Pouf, ça m’énerve toute Cette histoire mais il faut que je me calme pour ne pas perdre mon boulot dès le premier jour. Je conduis “ monsieur le célèbre ” dans le couloir où se trouve son style de livres. Il n’y a personne dans ce couloir là. ___ « C’est à vous de choisir les livres qui vous plaisent, vous pouvez aussi vous référer au résumé des livres inscrits sur leur couverture » lui informé je. Je tourne les talons pour m’en aller mais il me retient. ___ « Et quels sont vos préférences ? » demande-t-il, simplement . Je me retourne pour lui répondre. ___ « Cela ne vous regarde pas monsieur Johnson » dis-je sèchement. Il reste silencieux un instant comme si ma réplique a touché son égo. Il se rapproche de moi, baisse sa tête et me fixe à travers ses verres. ___ « Vous savez Mlle Miller, nous n’avons pas besoin d’être des ennemis, de nous faire la guerre ou encore se lancer des piques. » me parle t’il, d’un ton calme . Je reste ébahie, je me suis sentie ridicule après ce qu’il vient de dire. Il a peut-être raison, nous n’avons pas besoin d’être froid l’un envers l’autre. Il est arrogant, je le sais mais moi aussi, j’avoue que je ne suis pas loin de l’être. ___ « Vous avez raison et je m’excuse pour le commentaire déplacé » m’excuse je, d’une petite voix. Il recule de quelques pas. ___ « Je suis aussi désolé pour nos malentendus du passé » Cet homme ne cessera jamais de me surprendre, en l’espace de quelques jours, j’ai connu plusieurs facettes de lui. Il me tend la main et je le salue, nous avons fait la paix. ___ « Ces livres ne sont pas pour moi mais plutôt pour ma petite sœur et elle a 23 ans. Honnêtement, je ne m’intéresse pas à ces types de livres car pour moi ce n’est qu’une illusion, l’amour. » rajoute t’il, de sa voix normale. Je comprends mieux. Il n’était peut-être pas venu ici auparavant et il n’est pas là non plus pour m’espionner. Comme je lis trop ces genres de livres, j’ai décidé donc de lui donner un coup de main dans les choix. Lorsque nous avons fini de choisir les livres, les clientes se sont précipitées sur lui avec leur téléphone à la demande de photos. Je me suis éclipsée pour les laisser et j’ai regagné mon comptoir. Quelques minutes après, il se présente devant moi, avec ses livres. Il les pose sur le comptoir, je note ce qu’il y’a à noter et puis je comptabilise ses achats, il paye cash et récupère son reçu. ___ « Je peux vous inviter ce soir à prendre un verre ? » me demande t’il pendant que j’essaie de répondre au dernier message d’Ethan. Je ne pensais pas qu’il serait toujours là. Je pose le téléphone, surprise par son invitation. ___ « Euh…. Je …. » Il fait glisser sa carte de visite avec son numéro de téléphone là-dessus sur le comptoir. ___ « Laissez moi un message si vous vous décidez » me dit-il, avant de sortir d’ici. Je déglutis nerveusement en récupérant sa carte. William Johnson qui m’invite à prendre un verre ? Je ne sais pas si c’est une bonne idée d’aller et puis je ne pense pas qu’on a un truc en commun. Sans oublier, qu’Ethan m’a aussi inviter à dîner ce soir. Je m’écroule sur ma chaise en soupirant : Oh, Emma ! Tu es coincée, décide toi vite ! ___ « Mademoiselle, vous êtes chanceuse. Si j’étais aussi jeune que vous, je ne réfléchirai pas deux fois pour cette invitation. Bonne journée ! » me lance, une vieille femme qui doit avoir la cinquantaine maintenant . Elle porte des lunettes, une robe et un manteau. Je l’observe sortir de la librairie. Les clientes d’ici, aiment se mêler de ce qui ne leur concerne pas. Je suis sûre que si c’était un autre homme que William, elle ne m’aurait pas dit cela. En même temps, je dois avoir qu’il est séduisant et charismatique.
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