Je me suis levé très tôt, ce matin comme les autres matins. A six heures, je voulais profiter des premières lueurs de la journée , de ce moment où le monde vous appartient encore. Je me versais le premier des cafés de la journée et je m'installais derrière notre maison, dans le petit jardin qu'on avait aménagé avec des plantes exotiques, souvenirs de la dizaine d'années qu'on avait passées en Tunisie. Je laissais mon regard couler sur la chaîne des Pyrénées. Mon épouse et moi on s'était connus juste avant que je parte comme fonctionnaire à l'ambassade de Tunisie. Elle m'avait accompagné. Là-bas, elle tenait une parfumerie. Elle avait décidé de se reconvertir dans les chaussures, quand nous sommes revenus,pour une raison toute simple, le groupe qui la franchisait venait de décréter qu'elle

