Alia Mes jambes sont lourdes, comme si je traînais des chaînes invisibles à chaque pas sur le marbre du couloir. Je viens de quitter le bureau d'Adrian. J'ai dit "merci", j'ai fait cet effort surhumain pour reconnaître qu'il a tenu sa promesse, mais mon cœur est resté de glace. Je ne peux pas oublier l'entrepôt. Je ne peux pas oublier le monstre qu'il a été, même s'il essaie aujourd'hui de jouer les protecteurs. Je m'arrête devant la porte de la suite qu'il a réservée à ma mère. Je prends une grande inspiration, lissant nerveusement ma robe. Mes mains tremblent encore. Comment lui expliquer tout ce sang sur mes mains ? Je pousse la porte doucement. L'odeur m'assaille immédiatement. Ce n'est pas l'odeur de tabac froid d'Adrian ou celle, métallique, des armes. C'est l'odeur de la lavand

