Alia Je referme la porte de la chambre de ma mère avec une lenteur infinie, comme si je craignais que le moindre bruit ne brise la fragile sécurité qu'Adrian lui a offerte. Ses mots résonnent encore dans mon crâne : « Il est prêt à vous vendre toutes les deux. » Ma mère a peur. Elle a peur de l'homme qui m'a engendrée, et cette peur n'est pas celle que l'on éprouve face à un gangster, c'est une terreur intime, celle d'une femme qui a été brisée par la lâcheté d'un autre. Je marche dans le couloir, mes doigts effleurant les murs froids. Je me sens comme une étrangère dans mon propre corps, une intruse dans cette villa où chaque secret semble avoir une pièce dédiée. Soudain, j'aperçois une silhouette au bout de la galerie. C'est lui. Adrian. Il sort d'un petit bureau, réajustant ses bout

