Je me réveillai en sursaut, les paupières lourdes, la bouche pâteuse. Une lumière douce perçait à travers les rideaux immenses. J’étais de nouveau dans cette chambre luxueuse, allongée dans ce lit qui n’était pas le mien. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine sans que je comprenne pourquoi. Je me redressai lentement, observant chaque détail autour de moi. L’espace était vaste, somptueux. Trop. Une atmosphère étrangère, intimidante. Puis, mes yeux se figèrent sur une silhouette. Il était là. Adossé au mur. Grand. Large d’épaules. Les cheveux noirs coiffés négligemment mais avec un charme sauvage. Sa mâchoire était dessinée comme par un sculpteur inspiré, son regard aussi perçant que le givre d’un hiver cruel. Il portait une chemise sombre qui laissait entrevoir un torse sculpté, tendue

