IIILéonore remonta dans son appartement. Jules l’avait bien amusée. Elle aimait bien ce type de macho à l’ancienne. Très matamore et probablement très tendre à l’intérieur, comme certains grands chocolats. C’était très facile de les titiller, de les pousser au bord du gouffre et… de les faire tomber. Manifestement, elle avait choisi le bon endroit pour balayer ses idées noires. Il suffisait de se raconter des histoires bâties sur les dires des autochtones et se laisser voguer. Elle avait tellement envie de rompre avec son histoire, de retrouver des gens, de parler, de partager et de faire un pied de nez à tous les analystes de la terre ! Oui, elle était perturbée. Oui, des fois, elle ne savait plus bien ce qu’elle avait fait la veille. Non, elle n’était pas vraiment accessible au bonhe

