Chapitre 9
DANS LA PEAU DE KHALIFA
Pas ma femme mon Dieu, pas elle s’il vous plait. Je ne savais même pas comment j’ai fait pour arriver jusqu’à l’hôpital. Je me précipite à l’intérieur à la recherche de quelqu’un qui pourrait me fournir des renseignements sur son état de santé. Je recherche un visage à reconnaître dans la clinique. Quand j’entends qu’on m’appelle ; je me retourne à la recherche de la voix, quand je vois qu’il s’agit d’Aicha.
-Dites-moi qu’elle ne lui ait rien arrivé !!!
-Calmez-vous monsieur.
-Ne me demandez pas d’être calme alors que ma femme est sur un lit d’hôpital, qu’est ce qui s’est passé avec elle
-En fait monsieur on ne sait rien de son état, votre ami est à l’intérieur avec elle.
Je ne l’écoute plus et vais à la recherche de mon pote. Quand je vois une infermière me bloquer le passage de l’entrée.
-Monsieur s’il vous plait, vous ne pouvez pas entrer.
Je pense que je vais finir par tuer quelqu’un aujourd’hui. Je voulais lui hurler dessus quand j’entends une voix que je reconnais.
Lui: Laissez-le.
Moi : Ibrahima ! Je te cherchais, comment va Soumaya ?
-T’inquiète, il y'a eu plus de peur que de mal, on vient de la placer dans une chambre.
Al hamdoulilah, mon Dieu, louange à vous.
-Je peux la voire ?
-Bien sûr, viens je te conduis vers elle, on attend juste le résultat de ses examens.
On marche ensemble, je veux la voir pour me rassurer. Quand je la vois sourire au docteur qui est entrain de lui parler, je souffle. Comme elle me rend folle cette fille.
SOUMAYA : Ah mon bébé je les avais bien dits de ne pas t’inquiéter.
KHALIFA : Pf, mais comment tu te sens ma chérie, tu es sûre d’aller bien ?
-Oui ne t’en fais pas mon cœur, je vais parfaitement bien.
-Alhamdou lilah et ne me refais plus jamais cela.
On continuait de parler, je lui demandais à tout instant si elle était sûre d’aller bien. Quelques heures plus tard, Ibou rentre de nouveau dans la chambre avec des papiers dans les mains.
Ibou : j’ai une bonne nouvelle pour vous.
Moi : c’est qu…
Mon téléphone s’est mis à sonner, s’est sûrement ma mère. je leur demande de m’excuser et décide de sortir pour répondre; quand je reviens dans la chambre j’entends des débris de la conversation.
Soumaya : … s’il te plait garde le pour toi et ne lui dit rien.
Moi : Qu’est-ce qu’on ne doit pas me dire bébé ?
Elle était en train de me répondre quand Ibou a pris la parole
-Juste qu’elle doit se reposer parce qu’elle a eu une chute de tension.
Hum je ne dis rien, mais je ne le crois pas, en plus soumaya ne me regarde pas dans les yeux, elle fait cela juste quand elle ne me dit pas la vérité. Je n’insiste pas et fais semblant de les croire ; je sais bien quelle méthode utiliser pour soutirer des infos à madame. Après, le médecin en charge d’elle nous dit que nous pouvons rentrer chez nous et que ma femme doit se reposer et ne pas faire trop d’efforts.
Je nous conduis chez nous en remerciant Allah. Quand on arrive à la maison, je porte Soumaya qui me dit qu’elle peut bien marcher seule, mais je ne l’écoute pas et décide de la conduire à l’intérieur moi-même. Je me couche sur le lit avec elle et commence à lui réciter des sourates pour l’apaiser afin qu’elle dorme tranquillement. Quand je vois que ça marche, je me lève et vais voir Mouhamed.
-Papa, maman va mieux ?
-Oui fiston, elle est entrain de dormir et toi tu étais où ?
-J’étais chez le voisin, c’est Aicha qui m’y a conduit.
-D’accord, allez viens on va se coucher près d’elle comme ça quand elle se réveillera, elle verra qu’on est là.
LE LENDEMAIN
DANS LA PEAU DE SOUMAYA
-Maman ce n’était pas la peine que tu viennes, je vais parfaitement bien.
-Hé ferme ta bouche toi, tu crois qu’il suffit de dire à une mère que son enfant va bien pour qu’elle soit tranquille ? Dès que khalifa m’a parlé de l’hôpital, j’ai su que c’était grave et ton père Aziz n’est pas au pays, c’est pour cela qu’il est absent.
-Ce n’est pas la peine de l’inquiéter, tu vois toi-même que je vais bien.
-D’accord mais dis-moi, tout va bien maintenant ?
-Oui oui maman, je suis plus heureuse que jamais.
-Je m’en réjouis ma fille, je n’ai pas arrêté de prier pour vous depuis et je rends grâce à Dieu d’avoir exaucé les vœux d’une mère.
-Merci ma’ mais là tout va bien.
-Mais toi tu ne m’as pas dit ce qui t’es arrivé, en plus j’ai bien remarqué que tes seins ont pris du volume et tu as aussi pris du poids ; ne me dis pas que...
-Lol on ne peut rien te cacher à toi, je suis enceinte, mais ton fils n’est pas encore au courant, comme d’ici quelques jours c’est son anniversaire, je veux lui faire la surprise.
-Ok ma chérie, ravie pour toi. Je vais y’aller mais je t’ai préparé de la soupe, c’est dans le frigo.
-Ah ma' toi aussi, il ne fallait pas te donner toute cette peine.
-Chuut toi, en plus, comme je sais que tu es enrobée, ne t’étonne pas si je rapporte plus de chose ; allez ciao salut-moi ton mari.
-Ok maman ciao.
Je la raccompagne jusqu’à sa voiture même si elle avait insisté pour que je me repose. En route j’avais senti mon portable vibrer. Je suis sûre que c’est monsieur qui m’envoie encore un message romantique comme c’est devenu son habitude. Quand je retourne dans la chambre je prends mon tel et lit le message. C’était un numéro pas enregistré.
_~ Profite de ton week-end car dès lundi ton cauchemars va débuter. ~
Pf j’en suis sûre que c’est l’autre folle (diodio) qui essaye de me faire peur mais elle doit bien savoir que je suis immunisée contre les menaces. Je décide de continuer la préparation de l’anniversaire surprise de mon époux, je veux que ça soit du grandiose avec seulement les amis et la famille aussi. Khalifa n’aime pas trop les grandes festivités.
POINT DE VUE EXTERNE
-Tu as vu elle s’en est bien sorte cette p***.
-*(Wakhone nala ko*) Je te l’avais bien dit, avec cette g***e ce ne sont pas les maraboutages qui vont fonctionner.
-Mais je pensais qu’avec ça, ils allaient définitivement se séparer.
-Laisse simplement, avec cet anniversaire, elle pense que c’est son mari qui aura une surprise mais ce sera plutôt elle.
-Cette fois c’est sûre…. Elle va partir en courant.
-*(Hahaha ya sadik deh.)* Tu es trop sadique.
RETOUR DANS LA PEAU DE SOUMAYA
Khalifa : Hum suis fatigué.
Moi : Ah bon, je vais te faire un massage.
-*(Yaw sa massage dou yame mouk si lou ndaw)* Toi avec tes massages, ce ne sont jamais de petits trucs.
-Hihi pourquoi il faut toujours que tu casses mes délires
-Parce que je te connais.
- Laisse-moi un peu de temps et dès que je t’appelle rejoins-moi.
Je me dirige vers la chambre, met un drap blanc sors les pétales roses et les dispersent sur le lit. Je range tout ce qui peut se casser ; juste pour prévenir parce qu'avec monsieur on ne sait jamais. Je sors la boite de chocolat avec de la crème chantilly, une bouteille de miel pur, une menotte et une cravache bah bien sûr les filles…. Un conseil « être sage à une limite avec votre mari, soyez tout sauf une sainte ».
Je vais me laver faire un rasage complet et sort un ensemble de lingerie dernier model en rouge vif, c’est la couleur préférée de mon chéri. Je l’appelle.
Moi : Bébé tu peux venir.
J’entends ses pas, ouf j’avais pensé qu’il s’était endormi.
-C’est bon je suis là.
-Alors, va prendre ta douche et s'il te plait sèche toi et sort nu.
Il ne répond pas, je crois à sa tête il doit se demander pourquoi il m’a épousé mais je m’en fous, moi je ferai tout ce qui me passe à la tête avec lui qu’il le veuille ou non.
Quelques minutes plus tard, il sort mais avec un caleçon pourtant je lui avais dit nu ; c’est clair non
J’allume la musique de Arielle T « Le manque de toi » et enlève mon peignoir, il me regarde la bouche grandement ouverte comme si c’était la première fois qu’il me voit à moitié nue. J'avance lentement vers lui avec mes escarpins noirs. Je le regarde les yeux dans les yeux, quand j’arrive près de lui je m’abaisse très vite son caleçon sur ses pieds.
Moi : je croyais avoir été clair quand j’ai dit tout nu.
Lui : hum j’aime cette positon de toi.
-Pas pour le moment.
Je le balance sur le lit et pose l’aiguille de ma chaussure sur sa cuisse, il me regarde en se mordant la lèvre. Je prends la cravache et fouette à côté de lui.
-Simple règle n°1 c’est moi qui dirige, la seule chose que tu dois faire c’est obéir.
Je fouette encore.
Moi : T’as compris ?
Lui : hum oui.
Il doit être en rage à l’intérieur de lui ; il adore mener la danse. Je lui prends la menotte et le serre sur ses deux mains tout en attachant la chaine à la tête du lit.
Lui : je pensais qu’on avait dit massage, pas torture.
-Chut ne parle pas.
-Quand on te voit avec ton visage d’ange on se dit que tu es une sainte, mais waouh…
Je lui pince un téton, il grimace, je prends un de ses cravates et lui fourre dans la bouche.
-J’ai dit ne parle pas.
Il faisait des grimaces, on aurait dit qu’il voulait me tuer heureusement pour moi il est menotté. Je prends l’huile de massage et commence à lui masser tout le corps. Je prends une voix sensuelle.
-Tu aimes ça n’est-ce pas ?
-…..
-Ah désolée, tu ne peux pas parler. Riais-je
Il me regarde avec des yeux d’assassin accompagnés d’un désir féroce. Je continue de faire des va- et -viens avec mes mains sur tout son corps. Je lui souffle à l’oreille.
-Ce soir tu ne sortiras pas vivant de cette chambre.
-Tu me fais confiance ?
Je lui enlève le bouchon et en prend un autre de ces cravates.
Lui : une confiance aveugle.
Moi : ferme les yeux alors.
Il les ferme et je lui b***e les yeux avec la cravate.
Je verse du miel dans ses tétons, je fais des lignes depuis son cou jusqu’à son anatomie. Je pose la bouteille et commence à lui lécher le cou, c’est là où se trouve son point faible ; je m’y attarde un moment avant de continuer mon chemin. Il était en train de bouger et de tirer les mains. En fait, le truc en bas me le faisait savoir quand j’arrive à son sexe, je dénoue la b***e.
Je sens son regard insister. Il se demande surement si je vais le faire oui ou non. Je reprends la bouteille du miel et y verse plus. Je le repose, le regarde dans les yeux, me lèche les lèvres, prend un glaçon et commence à le lécher tout doucement avant de le prendre entièrement dans la bouche.
*****
Moi : taye si souba mane dama dadièque khalé bouma nékh ma lathie ko tourame mouni mawaye khalifa la toudou mane, mani ko khalifa mane yaw la beugueu….
Ce matin j’ai croisé quelqu’un qui me plait bien, je lui demande comment il s’appelle ; il me répond khalifa. Je lui dis khalifa c’est toi que j’aime….
Je le rejoins dans le salon après m’être bien préparé, il était en train de regarder un match, moi je n’aime pas le football mais pour accompagner mon mari je le regarde, bien sûr je ne ferme pas ma bouche. Ce serait trop me demander.
-Ninga boné wakhoma sakh sama bat bi nnkh na) * Tu es trop méchant, tu ne m’as même pas dit que j’avais une belle voix.
-Hum hum
-C’est toujours pareil quand tu regardes un match la maison peut brûler tu t’en fiche.
-Un instant.
Je me lève et me positionne devant lui et commence à bouger, il se lève et me hurle.
-SOUMAYA NE ME FATIGUE PAS, BOUGE DE LA AVANT QUE JE NE M’ENERVE.
-Tu es très méchant.
Je me dirige dans la chambre en pleurs, bon je crois que ce sont les hormones qui me jouent des tours. En plus il ne me complimente plus, depuis un bon moment je ne me trouve plus désirable. Là j’ai vraiment besoin d’amour et d’attention Je me regarde dans le miroir et constante que j’ai raison. On dirait que mes joues ont triplé de volume. Je me couche et continue de pleurer.
POINT DE VUE KHALIFA
C’est une vrai peste cette fille, parfois on dirait une gamine, surtout ces temps si elle a des envies soudaines et change d’humeur comme pas possible. Je vais là voir à la fin du match, non plutôt je l’appelle.
-Sou’ apporte moi de l’eau s’il te plait.
Je n’entends aucune réponse je crois qu'elle est fâchée, c’est bon je suivrai le match demain en ligne. Je décide d’aller voir ce qu’elle fait ; quand j’entre dans la chambre je la vois dans le lit entrain de renifler, qu’est-ce que je disais tout à l’heure ?
-*(Bébé lane la loukhéw)* Bébé qu’y a-t-il ?
-*(Nanga ma baayi deh bone bay begueu dé) * Laisse moi tout tranquille méchant homme.
-Mais j’ai fait quoi ?
-Ne Joue pas à l’innocent.
Elle se relève et essuie ses larmes.
-Tu crois que je ne sais pas que je suis grosse je le sais, pas la peine de faire semblant et de faire comme si…
-Atend, atend de quoi tu parles ?
-Pf ne joue pas la comédie, depuis quelques semaines tu ne me complimentes plus, en plus tu es tout le temps occupé soit par ton ordi, ou bien en train de suivre ton fichu championnat d’Europe. Quand j’attire ton attention, tu me recales à chaque fois et tu ne me prends même plus dans tes bras.
-Héhé ne parle pas pour l’Euro, c’est un sujet sensible.
Je m’assoie près d’elle et la tire sur moi.
-Désolé de ne pas être attentionné ces derniers temps mais c’est à cause du boulot et du stress de ces derniers jours ; mais tu es toujours la plus belle femme à mes yeux.
Elle relève la tête.
Elle : sérieux ?
Moi : tu es une très belle femme, tu as des yeux extra et quand tu me regardes, j’ai juste envie de fondre, et ton sourire n’en parlons même pas. Tu as un corps de malade, parfois moi-même je me dis que j’ai beaucoup de chance en t’ayant, tu es une femme en or qui est toujours là dans tous les moments. Tu es mon pilier dans cette vie, sans toi je ne suis rien tu es mon rayon de soleil bébé. Sept ans qu’on est ensemble, on a vécu des bons et des mauvais moments mais tu n'as jamais reculé ni découragé, au contraire tu es toujours en train de luter pour nous, malgré toutes mes erreurs et pour ça je te dis merci, merci pour tout mon cœur.
Elle me prend dans ses bras.
Elle : merci aussi mon chéri.
On était en train de vivre ce moment quand j’entends mon téléphone sonner, je le prends et regarde qui m’appelle aussi tard quand je vois qu’il s’agit de mon père ; j’espère que rien de fâcheux n’est arrivé.
Moi : Allô !!!
Lui : Viens tout de suite à la maison et seul.
Il raccroche. Waouh !! dans sa voix j’ai senti de la colère. J’ai fait quoi ? Je ne me souviens de rien de particulier. J’explique à madame que je dois aller chez mes parents, elle voulait m’accompagner mais comme mon père a dit seul je lui en dissuade et lui dit de m’attendre.
Mais si seulement j’avais su ce qu’il allait se passer……