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AU DELÀ DES BARRIÈRES

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Blurb

Dans le monde glacé des élites d’Aspen, **Eleanor Vanderbilt** a tout ce dont une héritière pourrait rêver : richesse, influence, et un avenir soigneusement tracé par ses parents, **Damien et Eveline Vanderbilt**. Fiancée à **Nathaniel Lockwood**, un homme aussi ambitieux que séduisant, elle est promise à un destin sans surprise… jusqu’à ce qu’un imprévu vienne briser cette illusion parfaite. **Ezra Whitaker**, un simple chauffeur au regard incandescent, surgit dans sa vie comme une tempête imprévisible. Issu d’un monde bien différent du sien, il n’a ni héritage, ni fortune, mais ce qu’il possède dépasse tous les diamants du monde : une âme libre et une intensité qui consume Eleanor de l’intérieur. Entre les bals somptueux, les manoirs enneigés et les faux-semblants d’une société impitoyable, Eleanor découvre une passion interdite qui menace de tout détruire—sa réputation, son avenir, et peut-être même son cœur. Mais peut-on vraiment choisir l’amour quand tout un empire repose sur votre obéissance ? Quand les masques tombent et que les cœurs s’embrasent, Eleanor devra affronter le choix le plus périlleux de son existence : suivre la voie que l’on attend d’elle… ou tout abandonner pour un amour qui défie les frontières du possible. Prête à plonger dans cette histoire captivante ?

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Une matinée comme les autres
Chapitre 1 Je me réveille, étalée sur mon lit king-size, noyée sous des draps de soie ridiculement parfaits. La lumière matinale filtre à travers les immenses baies vitrées de ma chambre, rebondissant sur les surfaces méticuleusement décorées d’un luxe qui, franchement, frôle l’absurde. Ma main cherche à tâtons mon téléphone sur la table de nuit. 8h02. Mon agenda est, bien entendu, chargé. Un brunch prétendument détendu avec des « amis » triés sur le volet, une réunion concernant une œuvre caritative que je soutiens pour préserver l’illusion d’une héritière engagée, et ce dîner obligatoire où l’on attendra de moi sourires et conversations légères sur l’état du marché financier. Un soupir. Je me redresse, mes pieds touchant le tapis moelleux qui doit coûter plus cher que le loyer moyen d’un appartement en ville. J’observe ma chambre, ce sanctuaire du raffinement, et je me demande si quelqu’un a déjà eu le culot de la qualifier de « chaleureuse ». Peu probable. Je me traîne jusqu’à la salle de bain, où la lumière immaculée des spots encastrés met en valeur chaque détail de mon reflet dans le miroir. Parfaitement agencé, ce sanctuaire de marbre et de verre scintille comme une publicité pour le bon goût excessif. Je passe une main dans mes cheveux, secoue la tête. Rien à faire, ils tombent exactement comme ils sont censés tomber—ni trop négligés, ni trop apprêtés. Une prouesse qui ne tient qu’à des produits capillaires hors de prix et à une routine stricte que je suis avec une discipline quasi militaire. Une douche rapide, savamment ajustée entre eau brûlante et produits parfumés à l’excès. Lorsque j’en ressors, une serviette moelleuse m’attend, enroulée avec un soin qui frôle l’obsession. Ensuite, la partie la plus essentielle : l’habillage. Pas question de ressembler à une héritière dépassée. Aujourd’hui, ce sera un ensemble audacieux : un pantalon en cuir noir parfaitement coupé, un pull oversize beige en cachemire qui crie « Je suis chic mais détendue », et des bottines Prada à talons carrés. Accessoirisé avec une montre Cartier et quelques bagues minimalistes qui coûtent probablement assez pour financer une start-up. Un dernier regard dans le miroir. L’image renvoyée est impeccable. Trop impeccable ? Peut-être. Mais qui suis-je pour briser le mythe ? Je descends les marches en marbre avec la grâce automatique d’une héritière bien entraînée, prête à attraper mon café et à filer. La routine est bien rodée : petit-déjeuner en solitaire, quelques pensées sarcastiques pour agrémenter la matinée, puis direction ma journée parfaitement orchestrée. Sauf que… oh, joie. Je m’arrête net au dernier escalier. Installés autour de la grande table en acajou, Damien et Eveline Vanderbilt, alias « mes parents », savourent leur café comme si de rien n’était. Élégants, impeccables, l’image vivante de la puissance discrète. Pourquoi sont-ils encore là ? Ils devraient déjà être partis régler des affaires mystérieuses impliquant des investissements dantesques et des réunions où l’on décide du sort du monde—ou du moins, du sort de comptes bancaires obscènement remplis. Ma mère lève les yeux vers moi, son sourire maîtrisé parfaitement en place. — Eleanor, ma chérie, viens t’asseoir. Je savais que quelque chose allait mal tourner dès l’instant où j’avais aperçu mes parents assis à la table du petit-déjeuner. Je m’étais pourtant imaginé une matinée fluide : un café, une sortie discrète, et la tranquillité d’une journée où je pourrais enfin m’immerger dans ce qui me fait vibrer—la musique. Mais non. Dès que je m’assois, ma mère lève un regard inquisiteur sur moi. — Où vas-tu ? Un classique. Une simple question qui cache mille sous-entendus. Je prends mon temps avant de répondre, m’assurant que ma tartine soit parfaitement étalée avant de lever les yeux vers elle. — Au studio. Son visage reste impassible, mais je vois son regard s’affûter légèrement. Mon père, lui, ne prend même pas la peine de lever les yeux de son journal. C’est le moment idéal pour expliquer aux lecteurs, à vous donc, pourquoi cette phrase anodine va déclencher une bataille familiale silencieuse. Car oui, je suis chanteuse. Pas héritière, pas future dirigeante d’un empire financier, pas prête à épouser un homme soigneusement sélectionné pour préserver notre dynastie. Chanteuse. Je compose, j’interprète, je crée. Je passe mes journées dans un studio avec des musiciens qui ne portent pas de costumes hors de prix, avec des producteurs qui parlent passion plutôt que profits, et avec une liberté que mes parents ont toujours refusé de comprendre. Mais, évidemment, pour eux, la musique n’est qu’un caprice. Une distraction. La preuve ? La conversation qui suit. Ma mère repose sa tasse avec une lenteur exagérée. — Encore ce studio ? Je prends une gorgée de mon café avant de répondre, un sourire au coin des lèvres. — Comme tous les jours. Mon père daigne enfin relever les yeux. — Eleanor, combien de temps comptes-tu jouer à ce jeu ? Ah, voilà. Le fameux « jeu ». Selon eux, ma carrière est une expérimentation temporaire, une phase dont je suis censée me réveiller avant qu’il ne soit « trop tard ». Je hausse les épaules, feignant l’indifférence. — Aussi longtemps que je voudrais. Ma mère croise les bras. — Ce n’est pas une carrière. — Pour vous, non. Pour moi, c’en est une. Mon père inspire profondément, comme s’il rassemblait son calme. — Tu as des responsabilités, Eleanor. Un héritage à honorer. J’éclate de rire. — Un héritage ? Et c’est censé justifier que je sacrifie ma propre passion ? Ma mère soupire, exaspérée. — Tu es une Vanderbilt. — Ah, merci, j’avais oublié. Elle fronce les sourcils. — Ce n’est pas le moment de plaisanter. Le silence s’installe. Il est lourd, pesant, rempli de tout ce qu’ils ne disent pas mais qu’ils pensent très fort. Finalement, mon père replie son journal avec une précision mécanique. — Tu devras faire un choix un jour, Eleanor. Et tu sais lequel est le bon. Je prends une dernière gorgée de café avant de me lever. — Justement. Je le fais chaque jour. Puis, sans un regard en arrière, je prends mon sac et quitte la pièce. L’air matinal est frais et vivifiant quand je sors enfin de la maison. Je traverse le jardin, où chaque haie est taillée à la perfection, chaque fleur placée avec une minutie qui frôle l’obsession. Près de l’entrée, je repère **Lucie**, la domestique que j’aime le plus ici. Toujours souriante, toujours attentionnée, et surtout, la seule qui semble voir au-delà du vernis impeccable de ma vie. — Bonjour, Mademoiselle Eleanor ! Vous partez tôt aujourd’hui. Je lui rends son sourire. — Obligations artistiques, Lucie. Tu sais bien que mon talent incommensurable ne peut pas attendre. Elle rit doucement, habituée à mon sarcasme, puis reprend son travail. Mon téléphone vibre à cet instant. **Nate**. Je décroche en continuant ma marche. — J’espère que tu as une bonne raison de me déranger avant mon café du midi. Sa voix amusée résonne immédiatement. — Toujours. Belvedere, 10h30. On doit parler. Je roule des yeux. — "On doit parler" ? Tu comptes m’annoncer une terrible nouvelle ou juste débattre de ta nouvelle lubie musicale ? — Peut-être les deux. — Génial. À tout à l’heure. Je raccroche en soupirant. Avec Nate, tout peut basculer entre une discussion normale et une aventure imprévue en l’espace de cinq minutes. Arrivée à l’entrée, **William** m’attend, fidèle au poste comme depuis toujours. Son visage porte les marques du temps, mais son regard est toujours aussi vif, aussi attentif. Il ouvre la porte sans un mot, habitué à notre routine. — Direction ? Je m’installe à l’arrière, croisant les jambes avec élégance. — Studio d’enregistrement. Il démarre lentement, prenant le chemin que nous avons emprunté des centaines de fois. Je regarde la maison s’éloigner par la fenêtre, une sensation étrange me traversant. Comme si, malgré l’illusion de normalité, aujourd’hui allait être différent.

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