IIVoilà qu’Aphorien arrivait au terme de son traitement. Sa série de piqûres l’avait largement soulagé. Il grognait encore un peu mais devait bien avouer que si “la” baume de cavalerie fonctionnait si bien autrefois, c’était sans doute parce qu’il avait quelques années de moins. Florentin lui-même n’en possédait plus. Dans une fraction de seconde, la main droite d’Aphorien allait lâcher la crosse du pistolet automatique sur laquelle elle reposait depuis le début de la nuit. Il ouvrirait la porte pour l’infirmière vers 7 heures 25 et il déposerait l’arme, toujours chargée, dans la boîte où il prétendait serrer quelques photos de famille. L’infirmière allait arriver, aussi remarquable de ponctualité que d’attention. La porte allait s’ouvrir lentement. La jeune femme entrerait et dirait en

