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Les jours suivants la visite à l’hôpital s’étirèrent comme une éternité dans la villa des Goudes, chaque heure alourdie par l’incertitude et le silence pesant qui avait remplacé les rires habituels. Le mistral, capricieux, soufflait par intermittence, pliant les pins parasols et faisant claquer les volets, comme un écho de l’agitation intérieure des habitants. Marie restait dans le coma à la Timone, son état inchangé selon les rapports laconiques des médecins, et cette immobilité semblait contaminer la maison entière. Le salon, d’ordinaire un lieu de vie, était devenu une scène figée : les jouets des enfants traînaient sur le tapis, abandonnés, et les grandes baies vitrées laissaient entrer une lumière pâle qui ne réchauffait rien. Henri passait ses journées entre son bureau et le canapé,

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