Chapitre 3

1061 Words
Je lui fis signe que oui et me blottis plus étroitement dans ses bras. Je ne comprenais pas pourquoi, mais je m’y sentais si bien, en sécurité pour une fois dans ma vie. Homme : Est-ce que tu connais ton âge? Angel : Non Je lui avais répondu dans un soupir résigné Homme : Depuis combien de temps te donne-t-il le traitement? Je réfléchis pour me souvenir, depuis combien de temps… Angel : Cela a commencé il y a deux hivers, quelques jours avant les premières neiges à quelques jours de l’équinoxe d’automne je crois Homme : Cela fait donc deux ans! Tu dois donc avoir environ vingt ans, c’est bien, il n’est pas trop tard… Je ne comprenais pas Angel : Trop tard? Homme : Il ne t'ont rien appris n’est-ce pas? Les yeux pleins d’eau, je lui fis signe que non Homme : Ce n’est pas grave Angel, les loups ne se manifeste pas tous à dix-huit ans, la personne peut, des fois, attendre ses vingt-et-un an avant d’avoir son loup, c’est plus rare, mais cela arrive Angel : Et… que ce passe t’il si… à vingt-et-un an la personne n’a pas de loup? Je le vis sourire doucement Homme : On en discutera plus tard, je dois vérifier quelques détails. Mais ce que je sais, c'est que plus la première transformation est tard plus douloureuse, elle est. Je déglutis en le regardant, n’avais-je pas déjà assez souffert Homme : Je suis désolé Angel, j’aurais aimé te trouver avant… Il soupira et poursuivit Homme : Quand la Déesse Lune m’est apparu en songe pour me dire que ma compagne courait un grave danger, je… je t’ai cherché partout, mais… je n’arrivais pas à te trouver. Maintenant je sais pourquoi. Il resserra son étreinte autour de moi Homme : Bon sens, je ne te connaissais pas, je ne te connais toujours pas, mais je savais que je devais te trouver coûte que coûte. Mon ange, nous découvrirons ensemble qui tu es d’accords. Je lui fis signe que oui et me blottis le nez dans son cou. Je le sentis rire Homme : Serais-tu en train de me renifler Angel? Je me sentis rougir jusqu’à la pointe des cheveux. Bon sens, c'est ce que je faisais non? Homme : À quoi te fait penser mon odeur? La question me surpris, pourquoi me demandait-il cela Homme : Pour moi, tu sens comme l’automne, l’odeur de la terre nourricière que l’ont labour après avoir récolté les légumes. Pour moi, c'est une odeur réconfortante, car elle est signe de prospérité. Alors qu’est-ce que je sens pour toi? Angel : Bien… j’imagine que je dois sentir cela pour tout le monde non? Homme : Non mon ange, pour les autres, tu ne sens probablement rien de particulier mais pour moi, ton compagnon, tu sens cette bonne terre fertile Je le regardais incrédule puis dans un murmure, je lui dis Angel : Une forêt de conifère au printemps, signe de renouveau, d’espoir, de liberté. Il me sourit, attendrit avant de m’embrasser sur le bout du nez Homme : Allez vient Angel, il est temps de manger Il se leva du lit me portant contre lui dans ses bras comme si j’étais une plume et m’apporta dans une petite cuisine où il me déposa doucement sur une chaise. Il sortit du four deux plats laissés au chaud et les apporta à la table en déposant un devant moi en soulevant la cloche. L’assiette devant moi me fit monter les larmes aux yeux, il y avait un morceau de viande rouge, accompagner de pomme de terre au beurre et de légume vert grillé. Le tout sentait divinement bon. Je sentis mon corps trembler, j’avais faim, l’effet du liquide qu’il m’avait donné tout à l’heure commençait à se dissiper, mais les vieux réflexes de peur reprenaient le dessus, qu’allais-je devoir faire si je mangeais? Il s’assit à côté de moi et me caressa doucement la joue. De façon instinctive, je collai ma joue à sa main, ce qui le fit sourire. Homme : Tu n’as rien d’autre à faire que de manger, rien n’est attendu en échange et plus jamais rien ne te sera demander en échange de nourriture, tu es ma compagne et il est de mon devoir de prendre soins de toi. Angel : Je… je ne… Je soupirai, choquer contre moi-même, j’avais peur de tout, peur de parler, peur d’être frappée, fouettée, torturée, je devais prendre sur moi et apprendre ma nouvelle réalité. Je relevai les yeux vers lui et vis qu’il me regardait tendrement. Angel : Je ne sens pas encore notre lien, mais… une part de moi sais… je… je suis… désolée… je… quel est ton nom Il éclata de rire et porta ma main à ses lèvres charnues Alexander : Je m’appelle Alexander mais mes amis m’appel Alex Angel : Alexander… j’aime bien ce nom, merci d’être venu me sauver Il me sourit doucement et j’eus l’impression furtive que tous mes soucis s’envolaient. Alexander : Mange maintenant sinon cela va être froid. Je pris une première bouchée de viande. Le bœuf était cuit à point, légèrement rosé. J’eu l’impression qu’il fondait dans ma bouche, j’en gémis de plaisir. M’apercevant de ce que je venais de faire je me mordis la lèvre inférieure et risquai un regard vers Alexander. Il mangeait doucement en souriant. Soudain, j'entendis sa voix dans ma tête. Alexander : Hmmm, J’adore t’entendre gémir de plaisir Je faillis m’étouffer avec ma bouché et le regardai abasourdie, avec sa voix dans ma tête, ses paroles avaient semblé tellement sensuelles, bon sens… Angel : Xander, s’il te plait, laisse-moi m’habituer à tout ça, c’est… Alexander : Désolé mon ange Je le regardai en plissant les yeux, il avait l’air tout sauf désolé, il avait même l’air plutôt heureux… Angel : S’il te plait, tout est tellement nouveau pour moi, je veux dire, hier encore, je pensais que je n’aurais jamais de loup, jamais de compagnon et puis tu es arrivé, je veux dire, à part ce que j’ai vu au Domaine, je… Je soupirai devant bien admettre l’évidence Angel : … je ne connais rien au monde, au loup, au don, je ne savais même pas que l’on pouvait… Je fis le signe de lui à moi et de moi à lui Angel : … que l’on pouvait parler comme ça, c’est juste…
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