I Je ne sais, ami lecteur, ce que la vieillesse me réserve et si je demanderais un jour aux savantes combinaisons de la table et de l’apprêt recherché de la nourriture les dernières et paisibles récréations de ma vie. Mais, il faut bien l’avouer, je ne suis pas, pour le moment, un enthousiaste de la cuisine. Est-ce un sens qui me manque ? serais-je vraiment un être incomplet, borné ? Laissez-moi croire plutôt que c’est un excès d’appétit qui m’empêche de soulever l’épais rideau du sanctuaire. Les plaisirs de la table ont, jusqu’à présent, laissé mes sens si tranquilles, que les seuls repas de ma vie qui soient restés bien vivants dans ma mémoire se mêlent à des souvenirs d’amour. Tels que je me les rappelle, les voici :

