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LA MARQUE DE L'ALPHA

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POINT DE VUE D’ARIANAJe cours.Mes pieds glissent sur le sol humide, mon souffle est saccadé, ma poitrine brûle. Chaque inspiration me fait mal, mais je ne peux pas m’arrêter.Pas maintenant.Pas alors qu’il est derrière moi.Le sang coule le long de ma tempe, chaud, collant. Je ne sais même plus quand j’ai été blessée. Tout s’est passé trop vite… les cris, la douleur, la trahison.Toujours la trahison.— Ne t’arrête pas… murmuré-je pour moi-même.Mais mon corps ne m’obéit plus.Mes jambes tremblent. Ma vision devient floue. Le monde autour de moi vacille comme un décor prêt à s’effondrer.Je sais que c’est fini.Je le sens.Je m’appuie contre le mur, glissant lentement jusqu’au sol. Mes doigts tremblants se referment sur mon ventre, comme si je pouvais retenir ce qui m’échappe déjà.Des pas résonnent.Lents.Sûrs.Il n’est pas pressé.Pourquoi le serait-il ? Il sait déjà que je ne peux pas fuir.Une silhouette apparaît dans l’ombre.Grande. Imposante. Terrifiante.Mon cœur se serre.— Pourquoi… ? soufflé-je, la voix brisée. Pourquoi moi… ?Il ne répond pas tout de suite.Comme s’il savourait l’instant.Comme si ma peur était un spectacle.Puis il s’avance, et la lumière révèle son visage.Et tout en moi s’effondre.Lui.Toujours lui.Mes lèvres tremblent.— Tristan…Mon corps réagit malgré moi. Même maintenant… même brisée… même au bord de la mort…Je le veux.C’est ça le pire.Je le déteste.Je le crains.Mais je le veux.Ses yeux plongent dans les miens, brûlants, inhumains. Possessifs.Comme si je lui appartenais.— Tu aurais dû fuir plus loin, Ariana, dit-il calmement.Sa voix… cette voix…Elle me détruit autant qu’elle me rassure.Je secoue faiblement la tête.— Tu… m’as suivie…Un léger sourire étire ses lèvres.— Non.Il s’accroupit devant moi.Ses doigts attrapent mon menton avec douceur… une douceur terrifiante.— Je t’ai trouvée.Un frisson me traverse.Pas de peur.Non.Quelque chose de pire.Quelque chose de profond… d’instinctif…Comme si une partie de moi avait toujours su qu’il viendrait.Qu’il me réclamerait.Qu’il me prendrait.— Pourquoi… moi… ? répété-je dans un souffle.Ses yeux s’assombrissent.Et pendant une seconde… juste une seconde…Je vois quelque chose d’animal.Quelque chose de sauvage.— Parce que tu es à moi.Mon cœur s’arrête.⸻POINT DE VUE DE TRISTANJe l’observe depuis l’ombre.Essoufflée. Blessée. Brisée.Magnifique.Même couverte de sang… même au bord de la mort… elle est à couper le souffle.Mon corps réagit immédiatement.Comme toujours avec elle.C’est insupportable.Incontrôlable.Inévitable.Elle recule, essayant de m’échapper, mais nous savons tous les deux que c’est inutile.Elle m’appartient déjà.Elle ne le sait simplement pas encore.— Pourquoi moi… ?Sa voix tremble.Faible.Mais toujours aussi vivante.Un sourire étire mes lèvres.Elle ne comprend toujours pas.Elle pense que c’est un choix.Que j’ai décidé de la vouloir.Elle se trompe.Je n’ai jamais eu le choix.Dès le moment où je l’ai vue…Dès que son odeur a atteint mes sens…Dès que mes yeux ont croisé les siens…C’était fini.Pour elle.Pour moi.Je m’approche lentement.Je prends mon temps.Je veux qu’elle ressente chaque seconde.Chaque battement.Chaque frisson.Quand je suis enfin devant elle, je m’accroupis.Mes doigts effleurent sa peau.Chaud.Fragile.Vivante.Un grondement monte dans ma poitrine.Mon loup réagit.Il la reconnaît.Il la réclame.— Tu aurais dû fuir plus loin, Ariana.Mais même si elle avait couru jusqu’au bout du monde…Je l’aurais retrouvée.Toujours.Ses yeux s’accrochent aux miens.Elle tremble.Mais ce n’est pas seulement de peur.Je le sens.Je le vois.Elle est attirée.Malgré elle.Contre sa volonté.Exactement comme moi.Je relève légèrement son menton.Je veux qu’elle me regarde.Qu’elle comprenne.— Pourquoi moi… ?Cette fois, je ne retiens plus la vérité.À quoi bon mentir ?Elle est déjà marquée.Même si la marque n’est pas encore visible sur sa peau…Elle est gravée en elle.En moi.— Parce que tu es à moi.Et bientôt…Tout son monde va brûler pour cette vérité.

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CHAPITRE 01
LE POINT DE VUE D’ARIANA CLARKE Clarissa est en retard. Encore. J'aurais dû m'y attendre. Elle est arrivée avec au moins vingt minutes de retard à nos trois dernières sorties. Depuis ses fiançailles, son esprit est comme piégé dans une soufflerie, ne pouvant penser qu'aux sujets suivants : - Où aura lieu sa somptueuse cérémonie de mariage. - Quel magasin vend les robes de demoiselles d'honneur les plus laides et les moins flatteuses de la planète ? - Fleurs hors de prix. DJ hors de prix. Tout hors de prix. - Comment nommer les 2,5 enfants qu'elle va mettre au monde au cours des cinq prochaines années ? Ma meilleure amie a développé une vision tunnel avant le mariage. J'imagine que cela arrive à toutes les nouvelles fiancées après que leur homme leur a offert un diamant étincelant. Bien sûr, je n'ai aucune idée de ce que l'on ressent lorsqu'on se retrouve engagé à vie avec un autre être humain. En fait, je suis loin d'être mariée. Ariana Clarke : célibataire, sans aucune perspective. Vieille fille. Vieille fille. Rejetée dans le tas de dames tristes de la société, qui possèdent trop de chats et se moquent du manque de réalisme des comédies romantiques. Sauf que je n’ai pas de chats. C'est à quel point je suis triste. Non seulement je suis solitaire, mais pour couronner le tout, je suis célibataire depuis un an. J'aime prétendre que c'est un choix de femme indépendante et sûre d'elle, une façon d'assumer mon autonomie féminine. Mais c'est évidemment des conneries. En fait, je repousse les gens comme si j'étais une victime d'Ebola en quarantaine perpétuelle. Bon sang, même la batterie de mon vibromasseur m'a lâchée il y a quelques nuits, comme si elle savait que je voulais être seule. Non. Les relations amoureuses et moi ne sommes pas faites pour être ensemble. C'est précisément pour ça que je veux que ma meilleure amie, à l'inconsidération exaspérante, soit présente à notre rendez-vous galant. Le temps que je passe avec Clarissa est mon seul semblant de vie sociale. C'est mon amie la plus proche. Elle est aussi l'une des rares personnes à connaître mon passé, la vie que j'ai menée avant de venir à New York pour me cacher au milieu de son immense population. Clarissa connaît mes secrets, ce qui signifie qu'elle compte énormément pour moi. Son existence me donne le sentiment qu'il y a quelqu'un au monde qui m'acceptera malgré mes défauts, mes erreurs, mes échecs. Elle est une bouée de sauvetage pour ma propre santé mentale. Je jette un coup d'œil à ma montre et soupire. Ma bouée de sauvetage a maintenant vingt-cinq minutes de retard. Un nouveau record. Félicitations, Clarissa. Bravo pour ta performance. Essayant de ne pas me laisser gagner par mon impatience, je regarde le dernier SMS qu'elle m'a envoyé sur mon téléphone : Sors ce soir. À 19 h chez Carlotta. J'ai une énorme nouvelle ! Une grande nouvelle, pour une raison inconnue, me semble inquiétante. Ces deux mots évoquent généralement des choses comme le mariage, les bébés et les fuites vers des contrées lointaines sans moi. Ça ne veut jamais dire : « Devine quoi ? On va passer plus de temps ensemble ! C'est génial, non ? » Essayant de chasser les pensées négatives, je laisse échapper un autre gros soupir et regarde par la fenêtre ouverte du pub Carlotta la rue animée au-delà. La chaleur pesante qui s'est abattue sur la ville ces derniers jours n'est que légèrement atténuée par quelques ventilateurs de plafond, qui soufflent une brise qui fait chatouiller mes cheveux bruns dénoués dans ma nuque. Ma margarita m'aide à me détendre, même si j'ai encore l'impression d'être couverte de cette épaisse transpiration qui infecte tous les Manhattaniens en été. Dehors, les klaxons retentissent. Les gens s'injurient pour des infractions qui n'auraient jamais dû contrarier une personne sensée. Comment ne pas aimer New York ? La ville fonctionne comme toujours, alimentée par l'énergie de gens en colère et pressés, impatients de rentrer chez eux, d'aller dormir et de recommencer la folie du lendemain. Alors qu'une longue file de taxis jaunes descend lentement la rue, je prends une longue gorgée de ma boisson - juste assez pour me geler le cerveau - et me détourne, mes yeux parcourant le bar, évaluant chaque client à distance. L'endroit est rempli de toutes sortes d'êtres humains. De jeunes couples, des étudiantes ricanantes. Un vieil homme assis au bar semble penser que ce sera son dernier verre. Un couple gay se pelote dans un coin éloigné, tandis que de l'autre côté de la pièce, un autre couple se livre à une sorte de bagarre à voix basse, le visage ridé par la rage. Un c****n essaie de draguer une femme et échoue lamentablement. À en juger par son langage corporel, elle n'a qu'une envie : lui marcher sur le cou et lui enfoncer son talon aiguille dans la jugulaire. Je suis sur le point de reporter mes yeux sur mon téléphone et de jouer à une partie rapide de Candy Crush lorsqu'une silhouette solitaire attire mon attention, me paralysant sur place. — Bon sang, murmuré-je dans ma barbe. C'est une créature magnifique et glorieuse. Le genre de créature qu'on ne retrouve que sur les panneaux publicitaires de sous-vêtements pour hommes aux formes impressionnantes. Et, bien sûr, dans mes rêves sexuels les plus ambitieux et les plus torrides. Il se tient à quelques mètres de moi, ignorant habilement les clients qui se pressent autour de lui comme des écureuils frénétiques et légèrement ivres ramassant des noix. Quand nos regards se croisent, tout disparaît. Les gens, les ventilateurs de plafond, les murs eux-mêmes. Rien n'existe dans cet instant surréaliste, à part nous deux, nos regards curieux, rivés l'un sur l'autre, comme si chacun de nous cherchait à résoudre un mystère qu'aucun de nous ne comprend encore vraiment. Même de loin, je peux voir que les yeux de l'homme sont bleu clair. Pas le genre d'indigo qu'on peut voir dans le ciel par temps clair, mais un indigo presque difficile à regarder ; on dirait l'ombre du soleil se reflétant sur la surface d'un glacier. Presque aveuglant, mais d'une beauté exquise. Impossible. Un anneau sombre entoure ses iris, ce qui ne fait qu'en rehausser l'intensité. Ses sourcils sont foncés et bien dessinés, ses pommettes sculptées. Sa mâchoire, aussi proche de la perfection que j'en ai jamais vue, est parsemée d'une épaisse barbe de trois jours. Il porte un jean et une chemise blanche impeccable, parfaitement ajustée à sa silhouette mince et musclée. Mais ce n'est pas vraiment sa tenue qui attire mon attention, du moins pas au premier abord. C'est plutôt la façon dont son regard intense se fixe sur le mien, suscitant un torrent de désir charnel instantané qui jaillit dans mes veines comme de la lave. Alors même que mon souffle se bloque dans ma poitrine, mon cœur se met à battre si fort que j'ai l'impression que tout le monde peut l'entendre. Le truc, c’est que personne ne m’a jamais regardée de cette façon. Bon sang, personne n'a jamais regardé une femme de cette façon. J'en suis sûre. L'expression de l'étranger transpire la sexualité incarnée. Brûlante, séduisante. Elle me transperce jusqu'au plus profond de moi-même, d'une sensualité pure qui me fait chavirer. C'est un dieu fait chair, et pendant ces précieuses secondes, il est à moi. Alors que je le regarde bouche bée comme un cerf aux yeux écarquillés confronté aux feux de route sur une route de campagne sombre, il sort sa main droite de sa poche et la passe dans une épaisse chevelure brune, tirant son menton vers le bas, son regard ne faisant que s'intensifier avec le mouvement. Oh, p****n. Ce geste – passer ses doigts dans sa magnifique crinière – me rappelle que cet homme a des doigts, qu'il peut toucher, caresser, caresser. Mon corps a envie de se transformer en une sorte de gelée, chaque once de chair solide se fond en une substance visqueuse et soumise. J'agrippe le bord de la table pour me stabiliser, et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher la bave de couler de ma bouche. — Désolée d'être en retard ! gazouille une voix familière et enfantine, détournant mon esprit et mes yeux de la divinité et les dirigeant vers Clarissa, qui court vers ma table depuis la porte d'entrée. — C'est bon… commencé-je en me retournant pour chercher l'homme aux yeux perçants.

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