LE POINT DE VUE : Ariana Clarke Nous atterrissons dans un petit aéroport privé, séparé de La Nouvelle-Orléans par le vaste lac Pontchartrain, une étendue d'eau scintillante. Dès que je mets le pied hors de l'avion, un mur d'air lourd et humide me frappe, me rappelant que nous venons d'entrer dans un autre monde, très loin de Chicago ou même de Manhattan. L'air est différent. La chaleur est différente. C'est à la fois oppressant et accueillant, comme s'il essayait de me faire un câlin dont je ne suis pas sûre de vouloir. — Ça a l’air tellement rafraîchissant, gémis-je en regardant l’eau ondulante du grand lac au-delà de l’aérodrome. — C'est vrai, répond Tristan, mais si tu sautais dedans, tu aurais l'impression d'entrer dans un bain chaud. Pontchartrain est une étendue d'eau incroyableme

