Chapitre 2 : À lui

861 Words
Sasha Mes hanches roulent en cercles lents, hypnotiques. Je lève les bras au-dessus de ma tête, laissant la robe glisser encore plus bas sur mes épaules, révélant la courbe de ma colonne vertébrale, la fossette juste au-dessus de mon cul. Mes doigts s’accrochent à mes cheveux, tirent juste assez pour que ma tête se renverse en arrière, exposant ma gorge. Je ris. Un son rauque, brisé, qui n’a rien d’amusé. C’est un défi. Et il le relève. Je le vois se pencher en avant, les coudes sur les genoux, les doigts serrés autour d’un verre de vodka pure. Il ne boit pas. Il m’observe. Comme un prédateur qui a repéré sa proie et savoure l’instant avant la curée. Ses lèvres , minces, pâles , se courbent en quelque chose qui n’est pas tout à fait un sourire. Plutôt une promesse. Puis il lève une main. Un geste minuscule. À peine un frémissement des doigts. Et comme par magie, deux de ses gorilles , des types en costard noir, visages de pierre , se matérialisent à mes côtés. L’un d’eux pose une main sur mon bras. Pas brutal. Juste… inévitable. — Mademoiselle. Monsieur Volkov vous invite en privé. Je pourrais refuser. Je devrais refuser. Fuir. Disparaître dans les toilettes, trouver une issue de secours, me fondre dans la nuit. Mais quelque chose en moi , quelque chose de tordu, de affamé , me fait sourire. — Pourquoi est-ce que je ferais ça ? La voix de l’homme est un grognement sourd. — Parce que vous n’avez pas le choix. Je ris à nouveau, plus fort cette fois. Puis je me tourne vers Volkov, là-haut dans son antre. Il n’a pas bougé. Il m’attend. — Très bien, dis-je en me dégageant. Mais je ne monte pas pour lui. Je monte parce que je le veux. Les escaliers menant à la suite privée sont étroits, tapissés de moquette rouge foncé qui étouffe le bruit de mes pas. L’air devient plus lourd à mesure que je grimpe, chargé de l’odeur du cuir, du tabac cher, et de quelque chose d’autre , quelque chose de musqué, d’animal. Lui. La porte s’ouvre avant que je ne frappe. À l’intérieur, c’est l’antithèse du chaos du club. Un silence presque religieux. Les murs sont capitonnés de velours noir, les lumières tamisées, juste assez pour voir sans être vu. Un bureau massif en acajou trône au centre, mais ce n’est pas là qu’il est. Volkov est assis dans un fauteuil en cuir, les jambes écartées, les mains posées sur les accoudoirs comme un roi sur son trône. Il a enlevé sa veste. Sa chemise blanche, impeccable, moulante, épouse les contours de ses épaules, de ses pectoraux. Je vois le contour de ses muscles sous le tissu, la façon dont ils se tendent quand il se lève. Lentement. — Fermez la porte, dit-il. Je m’exécute. Le déclic du verrou résonne comme un coup de feu. — Tu danses bien. Sa voix est plus grave que je ne l’imaginais. Raque. Comme du gravier sous des pneus. Elle me fait frissonner. — Je fais plein de choses bien, rétorqué-je en croisant les bras, ce qui fait remonter mes seins, les offre à son regard. Il sourit. Enfin. Un vrai sourire. Cruel. — Montre-moi. Un ordre. Pas une demande. Je devrais lui cracher au visage. Lui dire d’aller se faire foutre. Mais au lieu de ça, je sens mes doigts trembler en attrapant l’ourlet de ma robe. — Tu veux un striptease, c’est ça ? — Non....Je te veux toi. Le mot résonne entre nous, lourd de sous-entendus. Je déglutis. Puis, sans me presser, je fais glisser la robe le long de mes épaules. Elle tombe à mes pieds dans un chuchotement de soie. Je ne porte rien en dessous. Son souffle se bloque. Juste une seconde. Assez pour que je sache que je l’ai touché. Que cette créature de glace peut brûler. — Tourne-toi, gronde-t-il. Je obéis, lentement, laissant ses yeux dévorer chaque centimètre de ma peau. Mes fesses, rondes, fermes. Le creux de mon dos. La courbe de mes hanches. Quand je fais face à lui à nouveau, ses pupilles sont dilatées, noires, affamées. — Approche. Je fais un pas. Puis un autre. Jusqu’à ce que je sois assez près pour sentir la chaleur de son corps, pour distinguer l’odeur de son parfum , bois de santal, cuir, et cette note métallique qui doit être lui. Son odeur. — À genoux. Ma respiration s’accélère. Je devrais refuser. Mais mes genoux touchent le sol avant même que j’aie fini d’y penser. Il se penche en avant, attrape une mèche de mes cheveux, l’enroule autour de ses doigts. Tirer. Juste assez pour que je gémisse, pour que ma tête se renverse en arrière, exposant ma gorge. — Tu es à moi maintenant, murmure-t-il contre ma peau. Tu le sais, n’est-ce pas ? Je devrais nier. Lutter. Mais les mots qui sortent de ma bouche sont un murmure rauque, brisé : — Oui....Non.. Et quand sa main glisse entre mes cuisses, trouvant la chaleur humide qui coule déjà, je sais que je mens. Je ne lui appartiens pas. Pas encore. Mais p****n, j’en meurs d’envie.
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