Chapitre 7 : Le Loup dans la Ville

1262 Words
Chapitre 7 : Le Loup dans la Ville Point de vue : Alexandre de Vaugirard Paris n’est pas une ville, c’est une arène. Et ce soir, j’entrais dans l’arène avec mon trophée le plus précieux. La suite impériale de l'hôtel particulier où se tenait la réception de la Fondation de Vaugirard bourdonnait déjà d'une excitation malsaine. Les rumeurs avaient couru plus vite que mes limousines : l’homme de fer s’était marié. Avec qui ? Une héritière déchue ? Une mannequin étrangère ? Personne ne s'attendait à ce que je présente une femme qui ne respectait aucun des codes de leur monde de papier. Je finis d'ajuster mes boutons de manchette en onyx devant le miroir. Mon reflet me renvoyait l'image de l'homme que Paris craignait : froid, implacable, le visage sculpté par une arrogance tranquille. Mais derrière ce masque, mon sang bouillait. — Lise ? Es-tu prête ? Elle sortit du dressing. Le silence qui suivit fut ma plus grande victoire. La robe rouge sang que j'avais choisie pour elle était une insulte à la minceur maladive des femmes de la haute société. Le satin épousait chaque centimètre de ses hanches larges, soulignait la cambrure vertigineuse de son dos et offrait sa poitrine opulente aux regards, juste assez pour torturer l'imagination. — Je... je n'arrive pas à marcher avec ces talons, Alexandre. Et cette robe est si serrée que j'ai l'impression que tout le monde va voir... tout. — C’est exactement le but, ma chère Lise. Je veux qu’ils voient ce que j’ai la chance de toucher chaque nuit. Je veux qu’ils crèvent de jalousie en comprenant que cette chair, cette chaleur, n’est qu’à moi. Je m'approchai d'elle. Elle recula d'un pas, ses mains gantées de dentelle noire cherchant un appui. Je saisis son menton, l'obligeant à croiser mon regard d'acier. — Tu es une de Vaugirard maintenant. Tu ne baisses les yeux devant personne, sauf devant moi. Est-ce que c’est clair ? — Oui, Alexandre. — Bien. Allons montrer à ces hyènes ce qu'est une véritable femme. Point de vue : Lise Martin Le trajet en voiture fut un cauchemar de nervosité. Mes mains transpiraient dans mes gants. Chaque fois que je regardais Alexandre, je voyais un étranger. L’homme qui, quelques heures plus tôt, mangeait mon sexe avec une faim animale sur le tapis du salon, était redevenu ce bloc de glace inaccessible. Quand la portière s’ouvrit devant l'entrée de l'hôtel, une pluie de flashs m’aveugla. Les cris des photographes fusaient. — Monsieur de Vaugirard ! Par ici ! Qui est cette femme ? Alexandre sortit le premier, sa silhouette imposante bloquant la lumière. Il ne s'arrêta pas, il ne sourit pas. Il tendit simplement sa main vers moi. Je la saisis comme une bouée de sauvetage. En sortant de la voiture, je sentis le vent frais sur mon décolleté plongeant, et le murmure de la foule changea de ton. Ce n'était plus de la curiosité, c'était un choc collectif. Nous entrâmes dans la grande salle de bal. Des centaines de regards se braquèrent sur nous. Je sentais les yeux des femmes passer sur mes rondeurs avec un mépris non dissimulé, tandis que les hommes... les hommes me dévoraient. C'était une sensation immonde et grisante à la fois. — Reste près de moi, murmura Alexandre à mon oreille. Sa main se posa fermement sur le bas de mon dos, là où le satin rouge s’arrêtait pour laisser place à ma peau nue. Un homme s'approcha, un banquier influent que j'avais vu dans les journaux de mon père. — Alexandre, quelle surprise. Tu ne nous présentes pas cette... merveille ? — Ma femme, Lise de Vaugirard, répondit Alexandre d'une voix si glaciale qu'elle aurait pu geler le champagne dans les coupes. L'homme me prit la main pour la b****r, son regard plongeant sans aucune honte dans mon décolleté. Je sentis la main d'Alexandre se crisper sur ma hanche. Sa jalousie était palpable, physique. — Vous avez beaucoup de chance, Monsieur de Vaugirard, dit l'homme en me rendant ma main. On voit rarement de telles... formes dans nos soirées. C'est très rafraîchissant. — La chance n'a rien à voir là-dedans, de Marcilly. J'ai simplement l'œil pour ce qui a de la valeur. Maintenant, si vous voulez bien nous excuser. Il m'entraîna vers un coin plus sombre de la terrasse. Point de vue : Alexandre de Vaugirard Ma patience s'étiolait. Voir ces porcs reluquer ma femme me donnait envie de mettre le feu à cette salle. Lise tremblait, mais elle gardait la tête haute, ce petit air de défi que j'aimais tant brillant dans ses yeux noisette. — Tu as vu comment ils te regardent ? grognai-je une fois isolés derrière un massif de lauriers. — Ils me regardent comme si j'étais une intruse. Comme si j'étais une bête de foire. — Non, ils te regardent comme des affamés devant un banquet. Ils voient tes seins, Lise. Ils voient la courbe de tes fesses sous cette soie. Ils imaginent ce que je fais de toi quand les lumières s'éteignent. — Arrêtez... vous me faites honte. — La honte est un sentiment inutile. Tu devrais en tirer de la fierté. Tu es la seule femme ici qui n'est pas faite d'os et de silicone. Tu es faite de chair, de sang et de désir. Je la plaquai contre la balustrade en pierre. La nuit parisienne s'étendait derrière nous, mais je ne voyais qu'elle. Ma jalousie me brûlait les entrailles. J'avais besoin de marquer mon territoire, ici, maintenant, à quelques mètres de la foule. Je soulevai le pan de sa robe rouge. Elle laissa échapper un hoquet de surprise. — Alexandre, non ! Quelqu'un pourrait venir... — Laisse-les venir. Qu'ils voient à qui tu appartiens. Je glissai ma main entre ses jambes. Elle était déjà humide, le stress et l'excitation de la soirée ayant fait leur œuvre. Mes doigts trouvèrent son intimité à travers la fine dentelle de son string noir. Je commençai à la masser avec une force impitoyable. — Tu me veux, Lise. Tu veux que je te prenne ici, dans le froid, pour que tu n'aies plus à supporter leurs regards. — Oui... murmura-t-elle en fermant les yeux, sa tête retombant en arrière. J'ouvris ma braguette d'une main tandis que l'autre explorait ses profondeurs. Je n'utilisai pas de préliminaires cette fois. J'avais besoin de sentir son étroitesse, de briser sa résistance. Je la pénétrai violemment, son cri de surprise étouffé par mon b****r. Nous bougions dans un rythme frénétique, caché par l'obscurité de la terrasse et le bruit de l'orchestre à l'intérieur. Chaque coup de boutoir contre la pierre froide la faisait gémir de douleur et de plaisir. Ses larmes recommencèrent à couler, perlant sur ses joues rougies par le froid et l'émotion. — Tu es à moi... personne d'autre ne te touchera jamais... personne ! — Alexandre... je vous en supplie... plus fort ! Je la fis jouir contre la balustrade, son corps secoué de spasmes si violents qu'elle faillit tomber. Je me déversai en elle quelques secondes plus tard, mon front contre le sien, nos souffles se mêlant dans l'air glacé. Je réajustai ses vêtements et sa robe avec une précision froide. — Maintenant, nous rentrons, dis-je en essuyant ses larmes d'un geste presque tendre. J'ai vu assez de ces gens. Et ils ont vu assez de toi. Nous quittâmes la réception sans dire un mot. Dans la limousine, elle se serra contre moi, sa tête sur mon épaule, épuisée et totalement soumise. Elle avait compris que sa beauté était une arme, mais que j'étais le seul à savoir la manier.
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